Activité espagnole 2

30. déc., 2018

Décès du torero d'Emilio Oliva Fornell

 

Samedi 29 décembre 2018

Le torero Emilio Oliva Fornell est décédé samedi soir, 29 décembre à 81 ans. Ses funérailles se déroulent aujourd’hui à Chiclana.

Né à Chiclana, le 18 avril 1937, Oliva était un torero exceptionnel qui a eu un long parcours avant de prendre l’alternative, le 11 août 1962 au Puerto de Santa Maria, ses parains furent Antonio Ordoñez et Jaime Ostos.

Le 12 octobre1963, C'était pour la foire d'automne, dans les arènes de Las Ventas à Madrid, il fit sa confirmation. Les colombiens Pepe Cáceres et Rafael Chacarte alternaient avec lui .

Toros d’ El Jaral de la Mira ( origine Baltasar Iban ).


Au second toro, il prit un énorme coup de corne qui pénétra violemment dans sa cavité péritonéale, entra dans l’estomac et provoqua une telle destruction abdominale que les médecins ont craint pour sa vie. Cela le motiva pour se marier au sanatorium de Toreros in articulo mortis, le soir même, avec sa petite amie Antonia Baro. Mais heureusement l'expertise de l'équipe sanitaire de Las Ventas , avec le Dr Luis Jiménez Guinée, le tira d’affaire.

Après sa belle carrière de torero qui prit fin en 1972, il fut Directeur de l’école taurine Francisco Montes Paquiro de Chiclana.

Emilio était le père de sept enfants dont quatre ont suivi ses traces.

Bernard ARSICAUD

22. sept., 2018

 

La dernière suggestion de Pablo Iglesias est de proposer un référendum sur les taureaux en Espagne.

Il se moque du fait que la tauromachie soit une expression culturelle, constituant une vitrine extraordinaire pour l’ Espagne, importante pour des millions de personnes.

On a vite oublié ce qu’ont fait les talibans avec les bouddhas de Bâmiyân, détruits parce qu'ils n’entraient pas dans les canons de leur morale. Pour Pablo Iglesias sa morale lui dicte qu’il n’est pas bon d’aimer les taureaux, il propose donc un référendum pour en terminer avec eux.

C’est précisément afin de protéger toutes les expressions culturelles contre les fondamentalismes, comme les talibans ou donc Podemos maintenant que l'UNESCO, dont l'Espagne fait partie, a approuvé la tauromachie dans la diversité culturelle en 2001,

Et si Podemos a la tentation de faire croire « que la corrida n'est pas dans la culture »,  l'UNESCO elle-même se présente, en expliquant que les seules limites admissibles sont les droits de l'homme et des libertés fondamentales. Je le répète, droits… humains.

Dans le cas où l'UNESCO ne serait pas une source d'autorité suffisante pour Podemos, la Cour constitutionnelle espagnole elle-même, dans sa sentence sur les taureaux en Catalogne, a également déclaré que la tauromachie était partie intégrante de la culture au rang maximum, protection que la Constitution elle-même accorde au fait culturel.

Autrement dit, que la Haute Cour précise que la tauromachie composante de la culture est protégée par la Constitution, ce qui signifie que le référendum proposé sur les taureaux serait probablement anticonstitutionel.

La proposition de Podemos est une idée populiste, contraire à la liberté des citoyens de choisir le genre de culture qu’ils veulent apprécier et donc profondément antidémocratique.

Un antitaurin connu avec la stature intellectuelle éprouvée, actuel ministre de la Culture, s’exprimant récemment expliquait qu’on ne pouvait interdire la tauromachie, même si cela ne représentait qu’une minorité, parce que « une société qui ne respecte pas les minorités n'est pas une société équilibrée. "

Il y a une différence entre une personne de culture et qui la comprend et un politicien qui utilise la culture à des fins partisanes.

Les taureaux ne peuvent pas être interdits, ils sont l'expression culturelle d'un peuple.

Dans une société démocratique sage et réfléchie, il y a une pluralité d'idées, d'opinions et de sentiments culturels et nous devons savoir vivre ensemble dans la diversité. En réfléchissant constamment à la manière d’empêcher les autres d’exercer leur droit à la liberté culturelle, on constate un esprit de censure très nuisible à la coexistence.

La culture du taureau est merveilleuse mais complexe. La Fondation du taureau de lidia,  a invité, il y a un certain temps, tous les politiciens pour qu’ils connaissent la réalité du monde de la tauromachie. La Fondation a reçu une réponse négative de la part du parti de Pablo Iglesias. Je veux renouveler notre offre sincère, par cette lettre,  afin qu'ils connaissent la tauromachie dans toute son expression, car un avis fondé doit s’appuyer sur des connaissances préalables.

Victorino Martín

Président de la Fondation des toros de Lidia

11. sept., 2018

FRANCISCO DE MANUEL TRIUNFADOR DEL

XIX CERTAMEN DE NOVILLADAS ”ALFARERO DE ORO”

DE LA FERIA 2018 DE VILLASECA DE LA SAGRA.

 

El novillero, FRANCISCO DE MANUEL, ha sido declarado el TRIUNFADOR del “XIX CERTAMEN DE NOVILLADAS ALFARERO DE ORO” por su labor realizada en la tercera de abono de los festejos celebrados con motivo de las Ferias y Fiestas en Honor a Ntra. Sra. de las Angustias de Villaseca de la Sagra, Patrona de la localidad.

 

El novillero FRANCISCO DE MANUEL se ha hecho acreedor de este premio gracias a su gran actuación en la tercera de feria del “XIX Certamen de Novilladas Alfarero de Oro” donde cosechó dos orejas saliendo por la Puerta Grande.

 

La Mejor Faena de la Feriaha correspondido al novillero salmantino DAVID SALVADOR por su importante labor realizada en la tercera del ciclo novilleril del “XIX Certamen de novilladas Alfarero de Oro”.

 

BALTASAR IBAN MEJOR GANADERÍA DEL “XIX Certamen de Novilladas Alfarero de Oro”.

 

En cuanto al apartado ganadero del “XIX Certamen de Novilladas Alfarero de Oro 2018”, el Mejor toro ha sido premiado el nº 69 de nombre “Sartenero” de la Ganadería de BALTASAR IBAN que le correspondió en suerte al novillero Francisco de Manuel.

 

Y el Trofeo a la Mejor Ganadería del “XIX Certamen de Novilladas Alfarero de Oro” 2018 de Villaseca de la Sagra ha sido otorgado a la Ganadería de BALTASAR IBÁN por cuarto año consecutivo.

 

PREMIO AL MEJOR PÉON DE BREGA, MEJOR PAR DE BANDERILLAS Y MEJOR PICADOR.

 

El premio al MEJOR PEÓN DE BREGA correspondió a José Aponte “Candelas”de la cuadrilla del novillero García Navarrete. Por su parte el premio al MEJOR PAR DE BANDERILLAS a criterio del jurado del XIX Certamen de Novilladas Alfarero de Oro correspondió a Juan Navazo de la cuadrilla de Ángel Téllez.

 

Así mismo el premio al MEJOR PICADOR denominado Premio “Agustín Pérez Mejorcito” ha recaído en el picador de la cuadrilla de Aquilino Girón, Francisco Javier Ortiz.

 

Así mismo se ha concedido el Detalle Taurino de la Feria 2018 al monosabio, Juan Cedillo.

 

PREMIO ESPECIAL DE LA FERIA TAURINA 2018.

 

La Asociación Cultural Taurina “Villaseca de la Sagra” otorgó así mismo la Mención Especial “Entrega, esfuerzo y valor” a los novilleros Alejandro Fermín, Juan Carlos Carballo y Aquilino Girón por su actuación en la novillada de Monteviejo,

 

La entrega de los “PREMIOS TAURINOS” del “XIX Certamen de Novilladas ALFARERO DE ORO” se realizará dentro de la programación de las “XX Jornadas Taurinas” que anualmente organiza el Ayuntamiento de Villaseca de la Sagra en la primera semana del mes de Marzo de 2019.

 

 

Villaseca de la Sagra, 10 de Septiembre de 2018

15. juil., 2018

 

 

L’effet Canada Dry continue… ils sont grands, ont le cou long, des cornes à la base très large, bénéficient encore de la légende noire de ce fer mythique.

Et qu’a-t–on vu hier soir à Pamplona ?

Six toros « noblon », sans vice ni coup de têtes, mobiles, encore heureux ! mais sans plus d’intérêt que s’il s’était agi d’une corrida « ordinaire ».

Alors devant ce lot, les hommes ont fait comme si…

Comme si se jeter à genoux au passage du toro, ou commencer au capote par des largas afaroladas de rodillas signifiaient quelque défi que ce soit.

Rafaelillo , Ruben Pinar, Pepe Moral…

Ruben Pinar m’a semblé… Rafael Rubio m’a paru… Pepe Moral a essayé, tantôt dans le dramatique tantôt dans le registre classique, tantôt avec engagement à la mort…

Pas grand-chose à se mettre sous la dent…

Et à Céret pendant ce temps-là les toros avaient à remplir le même rôle: donner du mal aux toreros.

Il n’en fut rien. Là encore, malgré des cornes infernales, ni bravoure ni genio.

N’est pas toro de Palha qui veut ! Ces Sao Torcato portugais ont fait pâle figure. Javier Cortes a joué le jeu à fond, les banderilleros ont été parfois poursuivis, Juan Leal s’est fait attraper..rien que d’habituel.

En plus mes agneaux! De très mauvais tercios de pique, à Céret !!!

Pobre de mi, Pamplona nous reverra l’an prochain.

Céret a encore des choses à montrer aujourd’hui mais il se dit que le football va vider les arènes.

Tout serait -il perdu ?

 

JF Nevière

 

 

14. juil., 2018

Une grande tarde de toros : vendredi 13 à Pampelune .

 

Ceci n’est pas une reseña. Tout juste un carnet de notes, des touches impressionnistes qui, espérons le , en diront autant qu’un résumé factuel comme on en trouve tant .

Les trois toreros qui ont affronté les toros de Jandilla (Borja-Domecq) Juan José Padilla, Cayetano, Andres Roca Rey.

Le pirate bien aimé des tendidos, de plus en plus conforme à son image de légende, grâce ou à cause de sa blessure au cuir chevelu, porte un foulard noir en guise de montera.

Cayetano le gitan distingué, de bleu Nattier vêtu  apporte dans cette arène vociférante  une touche de langueur andalouse.

Le Pérou, car c’est bien le Pérou ! c’est Andrès Roca Rey, l’enfant prodige, caractère plus que trempé, triomphateur de la veille ( 3 oreilles ) on voit tout de suite à son regard qu’il n’est pas revenu pour rien. D’une élégance sobre et subtile, gris argent et blanc , il est clair que son deuxième passage  doit confirmer son succès.

Cette corrida se déroule dans le climat particulier d’un adieu chargé d’émotion, mais aussi dans celui d’une ambition affichée par un jeune maestro en train de prouver sa maestria.

Padilla coupera 2 oreilles  généreuses à son premier, et une à son second, dont on se demande d’où elle est sortie.. Mais après tout, un adieu ça se fête, on rit, on pleure, on force le trait ! Et cela  le vieux Padilla le fait mieux que quiconque.

Cayetano, ample et velouté sur ses deux toros, démontre toute sa classe. Aristocratie du style, temple et rythme, il écoute une belle ovation à son premier et coupe une oreille à son second adversaire. On a presque l’impression qu’il a retenu son talent pour laisser la vedette au pirate JJ Padilla.

Enfin vint Roca Rey : il y avait déjà, avec pareilles initiales la Rolls mexicaine, Erre Erre El Pana, il y aura désormais la Rolls péruvienne, Erre Erre, Andrès Roca Rey, phénomène d’audace folle, d’abnégation, pieds plantés dans le sable, s’offrant à la charge, face au toro lancé de loin, pour des gaoneras d’anthologie, hier on en a compté 5 d’affilée, absolument immobile.. frissons.

A la muleta il se fait prendre  par la corne gauche sur le ventre, par chance elle n’entre pas, il roule au sol se relève boitant bas, tête droite, regard de défi, reprend les armes et se remet à l’ouvrage exactement là où il a laissé son adversaire.

Le toro passe  où le matador ordonne ! Et pas un petit toro, un  Jandilla aux cornes astifinas  et à l’ouverture très large.. cambiadas dans le dos alternant avec des naturelles basses, rythmées, s’achevant sur un pecho libérateur… Splendide .

Mando, poder, volonté, courage, ce jeune homme a tout pour lui.

Il tue en se jetant dans le berceau des cornes. Une fois encore il coupe 3 oreilles qui auraient pu être quatre si la pétition de la deuxième à son premier toro avait été écoutée par le président.

Les Jandilla constituaient un lot très sérieux, avec quelque bravoure et une noblesse que les hommes ont su exploiter. D’un poids régulier ( moyenne 515kgs) ils ont promené leur belle allure et mis en danger à plusieurs reprises les toreros.

Grande tarde de toros.

Effusions, abrazos, caresses, drapeaux, public ravi à l’ombre comme au soleil inexistant hier soir… mais la pluie n’a finalement rien gâché: personne n’a quitté sa place à cause des éléments.  On serait même resté plus longtemps.

 

Jean François Nevière