23. mars, 2019

JEAN MARIE MAGNAN et THOMAS JOUBERT : Un regard

 

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JEAN MARIE MAGNAN et THOMAS JOUBERT : un regard ...

 

Aujourd'hui dans la quotidien "La Provence" page Aficion parait un texte qui dés les premières notes a fait monter en moi une vague d'émotion similaire à celle que j'éprouve quand je vois et je revois THOMAS JOUBERT en piste.

Je ne sais pas si Monsieur Magnan a mis ce texte sur internet, dans un blog, un site ? Ce que je sais c'est que j'ai envie de vous faire partager ces mots et la magie qu'ils transmettent. Je vais donc taper l'intégralité sans pouvoir faire de copier coller, comme avant, quand Thomas Joubert était un petit enfant.

On y va :

" A ceux qu'il fait rêver"

" Droit, calme, reins creusés, mollets durcis, Thomas Joubert mène sa carrière à part, de façon marginale, colonne d'or autour de quoi le fauve s'enroule, on jurerait sur les revers du boléro.

Son art d'ornementiste dessine de légères arabesques, ciselures délicates et très fins paraphes, d'une domination jolie. Parce qu'avec lui l'imagination est au pouvoir, on se félicite de ce chic et de cette mesure qui le caractérisent durant ces trop rares prestations.

Avec des bêtes de bonne noblesse, la faena peut être de réconciliation, dégagée des poncifs et de la mécanisation du style par une personnalité sans entrave et, lorsque tout va à sa convenance, d'une intelligence des contacts aussi déliée que le jeu de poignet et la flexibilité de ceinture, poitrine exposée. Constatez comme ses trincheras, firmas, kirikiri, jaillissent dans le prolongement des passes fondamentales, rénovées par une sensibilité exacte du geste et réveillant les forces de la surprise.

Sans affectation de lenteur ni langueur excessive, quand le progressif glissement des leurres conserve le tempo, toute une poésie, qu'on ne saurait prendre en défaut dans l'entente, repose sur la juste appréciation de la place à occuper (sitio), sur la précision de l'appel de l'étoffe (toque) et la pulsation du rythme (temple).

Bien que Thomas Joubert soit loin de pulvériser les records, il y a du génie plastique, du duende bâtisseur du dédale de Crête et de ses surprenantes architectures dans son affaire. Doit'on lui demander davantage que de remplir un à un ses contrats bien gagnés et si espacés dans notre seule région? Alors que son moral ne fléchit pas, on appréhende que fasse défaut dans sa main de velours, le gant de fer des jours sans, qui l'attendent s'il fait carrière.

D'une qualité exceptionnelle, certains fauves ne pèsent ni ne posent et n'exigent que du sentiment pour parfaire l'accord. D'autres réclament un caractère plus dominateur, une technique plus avertie, une prise de conscience immédiate des défauts à corriger, des difficultés à résoudre, l'acquisition d'un métier sans faille.

Ne pas oublier que pour sa présentation de novillero à Madrid, Thomas JOubert coupa une oreille à son premier opposant (1), il y a pas mal de temps ! Puisse t'il rafraichir nos mémoires! Et, le cas échéant, la capitale le recouronnerait."

 

Jean Marie Magnan

samedi 17 juin 2017 La Provence

(1) note de Toros y Cactus l'oreille fut coupée à son deuxième novillo, après avoir été bléssé dés l'entame au capote quand il attendait le novillo au centre de la piste, dos au toril (revoir les photos et le reportage ce site )

http://www.torosycactus.com/albums/tomasito_madrid_26_juillet_2009/index.html

 

Rendez vous sur les gradins d'Istres Vendredi 23 juin !

Evelyne Lanfranchi Monleau

22. mars, 2019

La revue Toros, dans son numéro 2091 paru récemment parle de nous !

"Lancée au début de l’été 1925, sous le titre Biòu y toros, dirigée par la Nîmoise Marcelle Cantier “Miqueleta”, puis reprise par son fils Francis “Paquito” à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la publication, avec respectivement Pierre Dupuy à la barre pendant un demi-siècle, Joël Bartolotti et enfin Francis Fabre depuis la fin 2013, est un exemple et une référence. En matière de sérieux, d’exigence, de compétences.
Pour plusieurs générations d’aficionados, Toros constitue une “Bible”, avec des signatures prestigieuses et des textes dont la variété, l’érudition, l’éthique, la recherche et la précision font la richesse de tous les sommaires, avec les articles réguliers relatifs à l’actualité." Roland Masabuau.
Et bien, cette prestigieuse revue, qui compte donc parmi les plus anciennes vient de faire paraître un article sur la prestation de notre association à Fonvieille et notamment sur notre revue ainsi que la création du concours des « Jeunes Plumes ». Ce faisant Francis Fabre décrit en quelques lignes notre histoire, ponctuée de nos voyages utiles à découvrir la tauromachie des « Amériques ».

19. mars, 2019

CASTE ET PYROTECHNIE Brindis à René Chavanieu

 

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Caste et Pyrotechnie

en hommage à René Chavanieu



Tout aficionado qui se respecte, sait que la caste voire la race d’un toro, se juge sur deux qualités précises : la bravoure et la noblesse.

Bien sur, on peut ajouter d’autres paramètres, qui pourront se révéler, innombrables, voire subjectifs surtout dans les grilles de cotation de certaines corridas concours qui tendent à devenir de véritables pensums.

L’agressivité du toro de combat a un aspect génétique indiscutable, la bravoure ou instinct offensif en découle, mais elle est également le fruit de la sélection opérée par l’éleveur.

D’une manière un peu empirique, la bravoure est classée en plusieurs stades (par ordre croissant de qualité) : Bravucon, Bravito, Brave, de Bandera.

L’antithèse de la bravoure est la mansédumbre dont le classement vers le pire est : Mansuron, Mansote, Manso Perdido (voire Morucho de demi-caste).

Pour les travaux pratiques, lors de la tienta ou lors des spectacles publics, c’est l’épreuve de la pique qui va permettre de juger cette fameuse qualité du taureau.

En spectacle formel, le toro manso perdido refusant le premier tiers était puni par l’utilisation des chiens (perros de presa) qui le mordaient et l’excitaient pour lui redonner l’instinct du combat (Gravure de Goya, la Lidia ).

Ce châtiment fut remplacé en 1849 par les banderilles de feu.

Ce matériel de punition fut inventé en 1797 par Jose Ruiz Caleso « El Calesero » qui les posa le premier à cheval à Aranjuez, elles étaient munies à l’époque d’un double harpon pour ne pas tomber.

 

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Ce procédé pyrotechnique (photo 2 et 3) était d’un emploi compliqué pour le banderillero. Il fallait allumer un tampon d’amadou qui mettait à feu plusieurs pétards après la pose des banderilles (ceci explique peut être la grande mode du cigare dans le callejon ?).

D’un effet déplorable sur le public : bruit, fumée, odeur de cuir brulé) (photo 1 ), d’un effet nul sur le taureau, d’un effet total sur la devise qui pouvait se consumer.

Les reseñas de corrida de l’époque étaient très laconique, du style : 6 mansos dont 3 fogueados (brûlés).

En mai 1950, ces engins pétaradants et détonants furent remplacés par les banderilles noires avec un liston blanc, dites viudas (veuves), avivadores (stimulantes).

Ces banderilles sont posées après l’apparition du mouchoir rouge, à la présidence, elles ont un harpon plus long (6,1 cm) à défaut de traiter la mansédumbre, elles célèbrent le deuil de la bravoure.

Il est une appellation depuis quelques années (non AOC) concernant le toro dit « manso con casta ». Une forme d’élucubration pour un toro sans bravoure, mais avec de la noblesse, c'est-à-dire ?

C’est un peu comme certains palmarès de fin d’année, par exemple comme celui des critiques taurins du Sud Est 2012. On ne décerne pas le prix, mais il n’est pas desierto, avec l’accord d’un accessit à quelqu’un qui peut le mériter (prix de la meilleure novillada).

Messieurs du jury, il semble que vous ne connaissiez pas le mode d’emploi : en effet, c’est quand un prix est décerné, que l’on récompense ceux qui auraient pu l’obtenir, par un premier accessit, voire deux ou trois.

Le français est toujours complexe dans ses jugements taurins, surtout quand il concerne ses compatriotes – un problème de caste ?

 

Je brinde ce texte de Novembre 2012 à Monsieur René Chavanieu dit "Chacha", grand aficionado a los toros, aujourd'hui devant l'éternel.

René, Merci pour ton Aficion militante

Abrazo du voisin de tendido à Ceret.

 

Jacques Lanfranchi "El Kallista"

18. mars, 2019

MILITONS POUR LA SAUVEGARDE DE LA CORRIDA CONCOURS

 

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"Blanquet" Ganaderia Yonnet sortira en sixième position photo E.lanfranchi

MILITONS POUR LA SAUVEGARDE DE LA CORRIDA CONCOURS...

Etre présent à Arles vendredi 11 septembre à 17h30 sera un acte militant.

Et dans tout aficionado sommeille un militant, en tout cas c'est ainsi que cela devrait être. Nous sommes peu nombreux à apprécier ce  type de corrida et nous n'en expliquons pas assez la beauté et encore moins sa raison d'être.

Sa beauté tout d'abord car le Toro présenté par le ganadero ne peut pas être un "rousigon"ou un desecho. Parce que les ganaderos ont une fierté et un honneur. Il faudrait que cela soit ainsi. La présentation doit être soignée et le toro, dans le type de son encaste et de sa lignée. Cet aspect fait partie de la note finale. Je vous recommande de chercher à remplir la grille comme si vous faisiez partie du jury. Pour le jury, cette année en Arles, deux ganaderos, Bruno Blohorn et Patrick Laugier et un aficionado militant Yannick Jaoul, Président de la Muleta.

Bien sûr vous me direz que de nombreuses corridas concours servent a limpiar los corrales  ou à passer un toro limite par rapport à son âge ou par rapport à un physique qui  aurait dépareillé un lot. Bref tout cela vous l'avez entendu déjà! Mais il faut garder malgré tout la fraîcheur nécessaire pour accueillir avec l'âme bien nette ce toro là qui va passer la porte du toril pour nous montrer qui il est et d'où il vient et qui doit se comporter en bête de combat comme sa nature profonde le lui commande. Même si, à la fin il faut faire le constat que la main de l'homme a bien perverti la Nature. Et que chez les Toros c'est comme chez les Humains, il y a toutes sortes de comportements et de caractéres quelquefois peu glorieux, quelquefois héroïques jusqu'à l'abnégation totale, proche de la bravoure "imbécile". C'est avant tout le travail de sélection du ganadero qui est visible en piste et ses méthodes d'élevage. C'est ce qui devrait conduire à soigner le choix du Toro présenté.

La beauté de la corrida concours et son corollaire éducatif résident dans le premier tercio ou le tercio de picar. On y pique les toros différemment  ou plutôt comme ils devraient toujours être piqués : avec attention et respect. Avec attention, car le maestro soigne la mise en suerte (la façon de placer le toro avant la pique) et décompose tous les temps de cette mise en valeur du Toro : placement, dosage de la pique, action réelle pour sortir le toro du cheval et le replacer tant que la Présidence (qui retrouve ses prérogatives ce jour là) n'arrête pas le tercio.

La beauté du picador, torero à part entière qui peut montrer au public  son habileté à cheval en citant le toro de face et donc sa loyauté (ainsi le toro ne se précipite pas sur un mur comme cela est le cas quand le cheval est présenté parallèle aux planches),  il montre son adresse en atteignant le bon endroit : l'arrière du morillo du toro avec sa lance, bien en avant de l'impact du toro sur le cheval et ainsi tenir, un instant, le toro à bout de bras sans autre aide que sa propre force, tout en ouvrant la bride vers l'extérieur et en accueillant la force brute du toro avec la sérénité d'avoir déjà bien fait son travail. Et un picador qui s'exprime  en mettant le toro en valeur confère à cette suerte une dimension émotionnelle et artistique qui surprendra le spectateur non averti et qui l'intriguera. Et quand on devient curieux en tauromachie, comme ailleurs on peut devenir fan.

En corrida concours, la pique sert donc à mettre en valeur les qualités du toro et non pas comme en corrida formelle où elle sert uniquement à diminuer le toro pour mettre en valeur le troisième tiers et donc le torero à pied. Diminuer c'est normal, et cela devient hélas souvent détruire du premier coup (une seule rencontre trop forte aux dégâts considérables) et cela ne permet pas la plupart du temps au toro de tenir une faena complète et alors on assiste à une chorégraphie bien rodée : c'est le torero qui passe et le toro qui toréait immobile au centre les quatre pattes bien plantées. Pas besoin de vous donner des preuves. Repassez les images...

La beauté de la concours, c'est aussi pouvoir observer tranquillement le travail somptueux des chevaux de pique, dressés pour être de vrais acteurs de ce tercio. Ils contribuent par leur savoir faire intelligent à la mise en valeur du Toro en absorbant en souplesse sa charge, sans la fracasser . Cet apport contemporain d'Alain Bonijol, de son équipe et de ses chevaux est considérable pour la survie de la corrida, car l'alliance cheval picador toro ( le tercio de piques) permet de pouvoir combattre à pied un adversaire prêt à révèler le courage, la technique et l'art du torero. Et si ce tercio se réalise ainsi le toro dans la faena va exprimer peut être d'autres qualités profondes telle que la "noblesse", prolongation de ce qui se sera montré depuis l'entrée du toro en piste, sa capacité à charger droit, en longueur, en puissance et en sauvagerie en acceptant le temps d'un regard de répondre aux cites, mais en gardant un oeil sur les fautes de placement de son guide pour le rappeler à l'ordre! Et l'on ne pourra pas dire "on ne sait rien de ce toro, on n'a pas pu le voir", car détruit à la pique. 

Donc pour moi tout simplement la concours est aujourd'hui le seul spectacle tauromachique où tout est en place pour voir un toro dans sa globalité.

Bien sûr il faut tous les ingrédients décrits. En Arles, Les chevaux y seront , les picadors y seront récompensés, les toros représentent des élevages reconnus et aimés des aficionados, ils demeureront les inconnus malgré tout et c'est bien cela aussi qui nous fait aller aux arènes. Les toreros sont des modestes valeureux, nous aurions tous aimés des lidiadors tel que El Fundi, mais là aussi soyons attentifs à la capacité des toreros à se transcender face à une bête de "concours" et à saisir la chance ce jour là. Mais ils auront aussi à coeur de vouloir remporter le prix du meilleur lidiador "Prix Nimeño II" créé cette année par la CTEM d'Arles.On y fêtera aussi les 150 ans de la ganaderia Yonnet. Tout est en place...

Aller à la corrida concours, c'est faire un acte militant pour la maintenir et la pérenniser

A Vendredi.

EVelyne Lanfranchi Monleau

17. mars, 2019

DE GLACE ET DE SABLE : Toros au VEL D'HIV

 

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DE GLACE ET DE SABLE :

Toros au VEL D'HIV

 

 

 L'évocation du Vélodrome d'hiver, à Paris (Vel d'hiv) est toujours sélective.

Pour l'aficionado « aux sports », les foules qui se rendaient Rue Nelaton (15ième) par le métro Grenelle aujourd'hui Bir Hakheim de 1910 à 1959 avaient des motivations différentes.

L'antre du Vel d'hiv verra défiler les adeptes du patin à roulettes sur parquet (ancêtre du roller), puis la vraie glace, pour le hockey et l'Art : la revue américaine « Holiday on Ice » s'y produira en 1948.

Les inconditionnels de la « petite reine », en feront un temple avec « La course des six jours », une majesté était élue pour l’événement et choisie dans le milieu du spectacle : Edith Piaf , Annie Cordy, Yvette Horner...L'animation musicale étant assurée !

 

Les sports de combat se taillent une belle part, détrônant la salle Wagram, le catch s'installe avec l' Ange Blanc, le Bourreau de Béthune, King Kong... et les commentaires radiotélévisés adéquats.

La boxe écrira quelques lettres de noblesse, notamment le 30 septembre 1942, Marcel Cerdan deviendra champion d'Europe devant José Ferrer. L'espagnol se présentera sur le ring avec un peignoir frappé d'une croix gammée et le salut franquiste.

La réalité va dépasser la fiction.

 

Pour l'aficionado à l'Histoire, spécialiste de la deuxième guerre mondiale à Paris. C'est le côté noir du Vélodrome.

Le 16 et 17 juillet 1942 (quelques semaines avant le match de boxe) c'est l'opération « Vent Printanier », qui passera à la postérité sous l'appellation « Rafle du Vél D'hiv ».

7000 personnes (tous âges confondus ) sont rassemblées dans l'enceinte en tant que Juifs apatrides et étrangers résidant à Paris ; puis dirigés par train vers les camps d'extermination.

 

L'aficionado a los Toros a beaucoup de difficultés à aborder la question taurine après ce terrible épisode.

De 1942 à 1949 plusieurs spectacles vont se dérouler dont trois retiennent l'attention.

 

Le 5 et 6 septembre 1942, à l'intérieur d'une cage (1) et sur un sol recouvert d'un tapis, qui donnera la célèbre appellation d'un critique et auteur taurin : Paco Tolosa « la corrida sur tapis brosse », vont se produire : José Parradas, José Piles (père du matador Robert Pilés) et Emma Calais.

 

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La caballera en plaza, montée sur «  Sultan » (seul rescapé des réquisitions allemandes) devant les occupants médusés, va déployer un drapeau français, après la pose de javeline (simulacre de mort). Elle déclenche une Marseillaise « a capella », et échappe de justesse à l'emprisonnement, le médecin (patriote) invoquant une grave blessure, nécessitant une évacuation par ambulance. Cette dernière s'arrêtera en zone libre. Les toros : Nou de la Houpelière?

 

Le dimanche 7 juillet 1943

C'est une course au simulacre de mort, pour quatre pupilles de Pierre Saurel (origine Barraquant- Durand- Lescot).

Le bétail a quitté le mas de la Sonde (Fos), aujourd'hui le lieu est occupé par des bâtiments industriels.

Au cartel José Valles Gascon « Chato de Movera » de Saragosse et Luis Muñoz de Madrid (futur créateur de l'école taurine d'Arles en 1950). 

 

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Les deux novilleros font partie de la diaspora espagnole, réfugiée à Arles, le sobresaliente est José Piles, idem mais à Nîmes.

Il y a un toro emboulé pour les amateurs.

 

 

Le 6 et 7 mai 1949 

C'est un chant du cygne, printanier pour le dernier spectacle taurin au Vélodrome d'hiver.

C'est sur un surprenant « Sambre et Meuse » (marche militaire commémorant une victoire française sur les Autrichiens) interprété par la musique de la Ville de Paris, que s'ébroue le paseo.

Conchita Cintron, c'est l'automne de sa saga taurine . Après le Portugal et l'Espagne, elle va toréer à Dax, Béziers, Bordeaux, Toulouse, Arles de 1948 à 1950 où elle achèvera sa carrière.

La déesse blonde affrontera quatre toros de Villamarta, soigneusement choisis par son mentor Martial Lalanda.

La cavalière chilienne va toréer à pied les bichos, lors du dernier tiers (pas de mise à mort).

 

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Angel Luis Mejias Jimenez : « Angel Luis Benvenida », il est le cinquième fils du « Papa Negro » . Il est matador de toros depuis le 11 mai 1944 (Madrid). Il excelle avec les banderilles.

Julio Perez « El Vito », il a passé le doctorat le 1 septembre 1946 à Valencia.

Il fut un banderillero de légende, dans la cuadrilla de Jaime Ostos, en compagnie du sévillan Luis Gonzales (2).

Les deux toreros affrontent les pupilles de Tulio Vasquez.

Malgré l'affiche, cette course au simulacre de mort est qualifiée par la fraction canal historique du Club Taurin de Paris, d’exhibition par voie de presse dans le Monde et l'Humanité (sic).

 

Le Vel d'Hiv fut détruit en 1959 pour cause de « Front de Seine » : construction d'immeubles.

Nos toros espagnols, selon une légende entretenue coulèrent des jours heureux en Camargue, auprès d'autochtones femelles après cet intermède parisien- chut !

 

Brindis à deux aficionadas a los Toros et compañeras de voyage MYRIAM et DELPHINE du Club Taurin de Paris.

 

Samedi 16 mars 2019

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

 

  1. Jeff Dickson, un des exploitants du Vel d'Hiv, avant la deuxième Guerre Mondiale avait acheté 100 lions (entre autres bêtes) à un cirque italien en faillite. La cage était obligatoire.

  2. In Les Oreilles et la Queue, Jean Cau (1961)

     

Bibliographie :

  • Emma la Caballera, René Baranger 1959

  • Paris Passé, Paris Perdu PW 1949, 2014

  • Des taureaux à Paris , Joël Bartolotti, Pierre Dupuy UBTF 2015

Photos

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