25. juin, 2019
25 juin 2019

 

 

Istres, 

de gauche à droite : Maurice Priaulet, Alexandre Perrin, Jean Pierre Eyraud et Stéphane Nastro

 

LES ACTEURS DE L'OMBRE

 

 

Lorsque l'aficionado a los toros « lambda » s'assoit sur son tendido en attendant le paseo, il ne soupçonne pas toutes les tâches nécessaires à réaliser avant le défilé des cuadrillas.

Sans parler des professionnels du ruedo : éleveurs, mayoralestorerosempresa, seulement le travail de ces petites mains, ces invisibles, ces acteurs de l'ombre : torilero, garçons de piste, personnel des arènes, le vétérinaire de plaza,

Le Docteur Maurice Priaulet a exercé de longues années à Saint Martin de Crau, en tant que praticien libéral.

Au-delà des patients quotidiens, il s'était spécialisé dans l’équin, le bovin et bien sûr le ganado bravo (prophylaxie, alimentation).

Il avait fait ses classes chez François André, au Mas de l’Île, non loin de son village natal : Maussane où il était impliqué dans les traditions telles que la « carreto ramado ».

Il avait été un des pionniers en France de l'insémination artificielle sur la race brave.

Avec André Chantefort, biologiste, Philippe De Lapeyre « El San Gilen », pacificateur de bétail, les résultats avaient été supérieurs aux confrères espagnols !!

L'expérience s'était réalisée chez les frères Granier Alain et Gérard à Farinon, sur du bétail Martin Peñato. J'avais eu la chance de faire partie des peones actifs à l'époque (début des années 1990).

Vétérinaire sanitaire des arènes de Saint Martin de Crau, il exercera ce titre avec les arènes d' Istres pendant deux décades.

Dimanche dernier pour la novillada des frères Jalabert, j'ai visité les corrales de la Plaza : brumisateur, extracteur d'air, circulation des bêtes dans les corrales …

Tout était au top, même si quelques détails ( Maurice était perfectionniste) devaient être affinés cet hiver avec son compadre de toujours : Jean Pierre Eyraud.

On n'entendra plus Maurice Priaulet annonçait « Trompette, porte ouverte », pour donner le timing dans la pose des devises, et l'ouverture du chiquero à JP.

 

Cette voix s'est éteinte le 24 juin 2019 dans son Mas Merigot qu'il aimait tant !

 

Vaya con Dios Maurice.

 

 

mardi 25 juin 2019

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

21. juin, 2019

A PROPOS DES ALTERNATIVES : TEMPÊTE DANS UN VERRE D'EAU

A Propos d'ALTERNATIVES : Tempête dans un verre d'eau

 

 

A l'occasion de l'alternative du torero Adrien Salenc dans les arènes d'Istres le 14 juin dernier, j'ai publié et donc partagé le tableau des alternatives des Toreros Français depuis le célèbre Félix Robert Alias Pierre Cazenabe.

Je tiens à jour ce listing depuis 1995 (et oui), après avoir organisé avec Evelyne un week end à Fontvieille les 1 et 2 mars 1997 consacrant un siècle d'alternative des toreros français de Félix Robert à Gilles Raoux.

Certains médias annoncent Adrien comme numero 63 ( Michel Volle), voire le numéro 66 (Joël Jacobi), je pense que nous sommes au numéro 65, en accord avec Christophe Chay.

Par respect pour nos toreros de l'hexagone (1), on pourrait la jouer collectif, en croisant nos informations respectives et ne pas vitupérer, voire avancer des assertions, pour affiner cette liste qui fait polémique ( ce n'est pas le but!).

Voici quelques éléments :

Ambroise Brésillon Boudin (Pouly II) prit une alternative le 6 juin 1909 à Arles , le dimanche suivant, il toréa de novillero à Marseille. Le 23 mai 1910, il reprit l'alternative dans les arènes phocéennes du Prado !

Alain Montcouquiol Nimeño I ne prit jamais l'alternative, mais il l'est de cœur !

Ricardo Aguin Ochoa « El Molinero » (25ième), Patrick Villebrun « Patrick OLiver » 55ième, Clément Dubecq «  Clemente » (62ième) sont moins connus de certains aficionados.

 

Le deuxième critère est le lieu de naissance, induisant la nationalité fut-elle double.

Dans ce cas, Francisco Caro (13ième), Constantino Lopes Barniero « Tino Lopes » (21ième), Narcy Llexas « Juan Villanueva » (23ième),El Molinero (25ième), José Manrubia (26ième), André Martinez (41ième), Michelito Lagravère (59ième) sont nés à l'étranger (Espagne, Portugal, Mexique).

Christian Montcouquiol « Nimeño II » (8ième) est né à Spire (RFA), Philippe De Lapeyre Bellaire « El San Gilen » (24ième) est né à Wittlich (RFA) de parents français en cantonnement militaire à l'étranger donc français.

Francisco Leal « Paquito Leal » est né à Oran en 1961, département français à l'époque jusqu'en 1962 (indépendance de l'Algérie).

La critique est aisée, l'art est difficile.

J'attends vos données.

Vamos palante.

 

 

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

vendredi 21 juin 2019

 

(1) sachant que cette année 2019 verra les alternatives de Dorian Cantion et de Tibo Garcia.

14. juin, 2019

LES ALTERNATIVES DES TOREROS ET REJONEADORES FRANCAIS 1894 -2018

 

Fontvieille 1997 commémoration du Siécle d'alternative des toreros français (24 à l'époque, 64 aujourd'hui)

 

LES ALTERNATIVES DES TOREROS ET REJONEADORES FRANCAIS

1894-2018

Un petit mais précieux cadeau à mes lecteurs en ce jour de cérémonie :  Adrien Salenc  va prendre cet après midi son alternative à Istres des mains de El Juli et sous les yeux de  Andres Roca Rey. 

Sera t'il le 65ième ou le 66ième ? Hier cette question faisait débat!

Pour ma part, il est le 65 ième et j'ai bien compté Michelito Lagravère qui a la double nationalité franco-mexicaine...

Voici le tableau que je tiens à jour depuis 1997 et quelques notes qui vous donneront des repères. Il suffit de cliquer sur ce lien, à vous !

tableau_des_alternatives_des_toreros_fran_ais__1_

 

Notes générales sur les alternatives

A partir du 12 octobre 1958 (alternative de Pierre Schull à Arles) les alternatives peuvent être prises dans les arènes de première catégorie en France, soit Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont de Marsan, NImes, Vic Fezensac.

A dater de 2006, les confirmations d'alternative sont faites pour la France à NImes.

Bon nombre ont pris leur alternative dans d'autres arènes  en France: Palavas, St Vincent de Tyrosse, Saint Sever, Saintes Maries de la Mer, Alés, Gimont, Méjanes, Beaucaire,Eauze, Collioure, Maugio, Aire sur l'Adour, Saint GIlles, Istres.

Et l'Espagne Valencia pour Felix Robert 1894, Barcelone pour Pierre Pouly et Roberto Pilés, puis Tarragone, Fuengirola,Soto del Real, Benicarlo, Saragosse et Zamora pour Clemente en 2016.

Deux alternatives mexicaines : José Manrubia à Monterrey en 1994 et Michelito Lagravère à Merida en 2012.

Notes sur les Matadors Français

  

Pierre Schull (3ième) première alternative reconnue en France pour un torero français

 Simon Casas (5 ième) Alternative et despedida le même jour

 Joél Matray (15 ième) premier torero français prenant l'alternative avec un élevage français (Yonnet)

 Bernard Carbuccia (20 ième) premier torero d'origine corse

 José Manrubia ( 26 ième) première alternative d'un torero français au Mexique (hors confirmation)

 Frédéric Léal (27 ième) première alternative d'un torero français avec un parrain et un témoin français.

 Lionel Rouf (30 ième) Blessé lors de son alternative n'a pas tué son toro.

 Juan Bautista (34 ième) Dernier torero d'alternative du 20 ième siècle

 Marc Serrano (35 ième) Premier torero d'alternative du 21 ième siècle

 El Andaluz (46 ième) Doyen (52 ans) pour une alternative de toreros français

 Michelito(59 ième) Cadet (15 ans) pour une alternative de toreros français

 Juan Léal (60 ième) première alternative sans témoin en mano à mano

 

Notes sur les Rejoneadores Français

 

Elvire de Bouti dite Elvire Guerra (1855-1937) fut la première cavalière française à toréer.

 Corinne Bernard fut la seule à s'enfermer avec 5 toros à Fontvieille en 1988 (ganaderia du Laget)

Julie Calvière fut la première cavalière à couper une oreille à Las Ventas (Madrid) le 17/08/2003.

 Luc Jalabert fut le premier rejoneador à confirmer son alternative le 4 /09/1980 à Campo Pequehno (Lisbonne) des mains de Mestre Batista. Toros de Murteira Grave.

 

Demain , je mettrai à jour le tableau, vous pouvez le faire également !

Belle corrida cet après midi

Suerte a todos

El Kallista Jacques Lanfranchi

14. juin, 2019

 

     Venue à Vic Fezensac pour la feria 2019, une délégation de l'Association Nationale des Présidents de Plazas de Toros d'Espagne a tenu à distinguer Gabin REHABI. Une plaque en reconnaissance de sa contribution décisive à la Tauromachie lui a été remise par Antonio Jesus ORTEGA MONTES dont vous retrouverez l'intervention ci-dessous:

 

     "Je suis sûr que vous êtes tous au courant de la signature en novembre dernier à Nailloux, de la première convention de partenariat entre l’Association Nationale des Présidents des Places de Toros d’Espagne et le Corps de Présidents et Alguazils de Corrida français, plus la Fédération des Sociétés Taurines de France. Cette convention prévoyait la présence institutionnelle des présidents espagnols dans certaines Ferias françaises, avec l'aide et en collaboration avec nos collègues français. Vic-Fezensac a été la première des Ferias où nous sommes présents, avec un formidable accueil de la part de cette ville, de tous nos amis ici présents autour du taureau en tant que figure principale, et de vous tous. Je vous remercie tous très sincèrement de votre accueil et de vos attentions.

       Être ici aujourd’hui en présence de cette magnifique afición et des gens du taureau, nous permettra d’exprimer de la manière la plus véhémente possible, la reconnaissance de l’Association Nationale des Présidents des Places de taureaux d’Espagne à Monsieur Gabín Rehabi. Il n’y aurait certainement pas un meilleur environnement pour lui rendre hommage que celui-ci, pour reconnaître en France, à Vic-Fezensac, par les présidents espagnols, l’homme et le torero.

          Ceux d’entre nous qui plaidons pour l’intégrité et l’éthique de la corrida, nous avons suivi dans les deux pays avec un réel intérêt le déroulement de la carrière de Mr Rehabi, comme un reflet pur et puissant de cette inquiétude, la meilleure concrétisation possible de cette aspiration chez un homme qui a montré dans son évolution en tant que picador de taureaux, la beauté, la solennité et l’importance de la suerte de piques pour le présent et l’avenir de la tauromachie.

       Toute une vie consacrée à un engagement à la profession, au taureau et à la Tauromachie, qui sont aujourd’hui un héritage inoubliable pour les générations futures d’aficionados et de professionnels, qui laissent un dépôt de sagesse et de bien faire dans le patrimoine culturel universel que le monde du taureau a construit au cours des siècles. Monsieur Rehabi recueille la meilleure essence des "varilargueros " du dix-huitième siècle, de bras ferme et des bas en soie, pour l’apporter au vingt-et-unième siècle plein d’élégance, d’efficacité et de respect pour le taureau et à sa profession.

         Cet hommage que nous rendons aujourd’hui à Monsieur Gabin Rehabi vient également souligner une des valeurs intrinsèques des toreros, de tous les toreros et qui y prennent une profonde dimension sur sa personne. La conviction peu commune de rester dans le combat, la position combattante qui persévère avec intelligence dans son but et ne se laisse pas vaincre, l’élévation de l’homme qui met toutes ses capacités au service du noble objectif de se dépasser lui-même pour vaincre les adversités et les défis.

         Recevez donc Monsieur Rehabi cette plaque, où on peut lire :

 

 

 

 

 

"L’Association Nationale des Présidents de Places de taureaux d’Espagne à Monsieur Gabin Rehabi en reconnaissance de sa contribution décisive à la Tauromachie pour la mise en valeur de la suerte de piques et son dévouement exemplaire en tant que picador de taureaux de lidia"

12. juin, 2019

Vic 2019 un bon cru par DV

 

     Edition 2019 réussie par le Club Taurin Vicois qui présentait une affiche alléchante avec les habituelles prises de risques. Côté taureaux, le retour en France des Cebada Gago, une nouvelle présentation des Pedraza de Yeltes après l'échec de l'année dernière mais avec le goût de « revenez-y », le pari des Dolorès Aguirre et la conviction (non partagée en Espagne) que la corrida concours présente encore de l'intérêt. Côté hommes, des confirmés dont il faut mesurer le degré d'engagement au delà des émoluements, des jeunes n'ayant que peu d'activité, donc d'expérience et les locaux soutenus par leurs supporters.

La météorologie prévisionnelle a été contredite dans les faits avec des températures agréables et des nuages maintenus à l'écart en périphérie, même le lundi gris et frileux a été réchauffé par des Pedraza de Yeltes qui avaient décidé d'occuper le terrain et d'attendre ou de chasser leur adversité.

L'affluence a paru bonne autour des deux tiers et trois quart d'arène pour chacune des corridas et très satisfaisante pour la novillada d'ouverture. Le public a eu des réactions justes et intéressantes avec le bémol habituel d'un encouragement excessif pour les locaux Dorian et Thomas. Côté trophées, des interrogations pour l'attribution généreuse d'oreilles à la novillada d'ouverture, à la première corrida et à la dernière alors que les pétitions étaient minoritaires. Positivons aussi avec la vigilance des palcos au regard des piques, des banderilles et des avis.

     Les astres doivent être alignés pour le tiers de pique, en effet après la réussite à Alès (30) le weekend précédent, la féria de Vic a largement satisfait les aficionados. En effet il y a eu au total 73 piques compte non tenu des nombreux retours spontanés des taureaux au cheval sans mise en suerte. Mais les difficultés présentées par le bétail ont amené trop de picadors à pomper, à replacer les piques au delà du nécessaire et aux péons à tarder à sortir les taureaux du cheval. Par ailleurs des questions doivent être posées au sujet des chutes des montures, près de 10 et les nombreux affaissements des chevaux contre les planches : au delà de la puissance développée par les taureaux les causes peuvent-elles venir de la conception du caparaçon, du dressage des chevaux ou de leur état général ? Une certitude, il y a eu trop de renversements d'équipages même avec les picadors les plus confirmés. Á signaler la prestation remarquable de Tito Sandoval piquant pour Domingo Lopez Chavez « Matablanca », le pupille de La Quinta, et la pique d'école donnée à « Miralto », le Pedraza de Yeltes, pour le compte de Miguel Angel Pacheco par Gabin Rehabi.

Palmas vicoises pour Dominigo Lopez Chavès dont l'efficacité se nourrit de la justesse de ses gestes et de la simplicité du personnage, pour Miguel Angel Pacheco dont on gardait le souvenir de son parcours de novillero qui avec une seule année d'alternative a su toujours se croiser et s'engager à l'épée ce qui lui vaudra de gagner le remplacement de Roman blessé grièvement à Madrid. Palmas aussi pour Daniel Luque qui méritait au moins la deuxième oreille pour avoir été très présent devant les Pedraza.

Pitos, avec le respect que l'on doit à tout torero, à Rafaelillo qui n'a pas respecté la règle de la corrida concours où on attend que le torero « montre » les taureaux, le difficile Satillo méritait un plus grand engagement et il n'était pas nécessaire de casser le Pagès Maillan.

Deux toreros ont déçu : Javier Jimenez dépassé par la caste de son lot et Juan del Alamo qui malgré de bons gestes n'a pas pu conclure, écoutant les trois avis.

Si Ruben Pinar n'a rien apporté devant les Cebada Gago, Alberto Lamelas a surpris heureusement dans un registre qu'on ne lui connaissait pas, la mesure, le temple, un toreo apaisé devant des taureaux de respect (Partido de Resina et Los Maños), sans défaillance à l'épée, il pouvait couper.

Octavio Chacon a mal tué ses deux adversaires exigeants alors que Thomas Dufau héritait du meilleur lot et aurait pu proposer des faenas plus profondes pour justifier pleinement sa sortie a hombros.

Et, je n'ai pas vu Cristian Parejo très bon et très prometteur, paraît-il, devant un bon bétail présenté par Pascal Mailhan, erreur majeure à rectifier rapidement.

Conclusion : là où il y a du taureau, tout va !

     Cette feria aura été celle de Manolo Vanegas à qui seront offerts plusieurs brindis, Vic lui rendant un hommage appuyé à l'heure où le premier torero ayant obtenu son alternative dans les arènes Joseph Fourniol est confronté à un long combat. Ce fut un moment particulièrement émouvant lors de sa rencontre avec ses compañeros à l'issue du paseillo le samedi soir.

 

Et pour les courageux qui veulent en savoir plus :

 

Samedi 8 juin 2019 – novillada piquée – 4 El RETAMAR 4 – pour André Lagravère « El GALO » et Dorian CANTON

Le bétail a déçu malgré une belle présentation. Bien en tête, ils ont peu donné au cheval, sans charge le 1, présentant des faiblesses aux antérieurs les 2 et 3, mais applaudi à l'arrastre le 4.

El GALLO a vendangé ses deux novillos, la pose des banderilles par lui même puis partagée avec son péon David Adalid ne cachant pas ses insuffisances à la muleta : absence de poignet et de dominio. Les faenas superficielles ont été mal conclues à l'épée.

Dorian CANTON coupe 2 oreilles sur pétitions minoritaires après des épées correctes. Il n'a pas donné l'impression d'avoir tiré la substance des novillos, un certain manque de profondeur laissant une impression mitigée.

 

Samedi 8 juin 2019 – corrida – 6 Cebada Gago – pour Octavio CHACON, Ruben PINAR et Thomas DUFAU

Diversement appréciés les Cebada Gago étaient bas pour 2 exemplaires et bien dans le type, les 4 et 6 sont applaudis à leur entrée. Ils ont été difficiles à fixer et ont joué de la tête, peu présents aux piques, insipides les deux premiers. Plus abordable le lot de Thomas Dufau.

Octavio CHACON fixe difficilement son premier taureau qui va trois fois au cheval sans pousser et ne suit pas aux banderilles. Il doit faire avec une tête mobile et sans charge sur les deux cornes. Il le tue d'une entière tombée, son puntillero étant défaillant. Quelques applaudissements à l'arrastre et salut au tiers.

Il accueille son second d'une cape puissante et efficace. Le picador est conspué en rapport à la dose de piques mal données. L'entame est faite de doblones et trincheras. Le taureau, encasté et collé à la muleta, ne passe pas à gauche et finit par désarmer le torero qui tue mal, 5 gestes lui étant nécessaires. Applaudissements à l'arrastre, salut de Chacon au taureau et salut au tiers.

Ruben PINAR n'a pas donné l'impression de vouloir s'imposer à son adversité. Il a conduit deux faenas extrêmement prudentes sans jamais s'exposer. Il aura suffi de brosser la poussière du costume pour le rendre présentable à Nîmes... Son attitude a entraîné des remous sur les gradins. Sifflets à son premier qui est applaudi à l'arrastre . Bajonazo à son second...

Thomas DUFAU voit son picador sifflé pour trois piques pompées. Il gagne le public après un départ laborieux à droite par deux séries à gauche et en concluant cette faena courte d'une belle épée. L'opinion se divise logiquement et la présidence sera conspuée pour avoir accordé l'Oreille sur pétition minoritaire.

Á son second et après 2 sales piques pompées et vrillées la présidence refuse un troisième assaut alors que le taureau avait été mis en suerte. Thomas Dufau servira une faena intéressante qui aurait pu contraindre encore plus le taureau, L'épée sera décisive permettant la sortie a hombros généreuse ce qui n'est pas non plus le triomphe proclamé par certains.

 

Dimanche 9 juin 2019 – Corrida Concours – avec RAFAELILLIO, Domingo LOPEZ CHAVEZ et Alberto LAMELAS suppléant Roman

SALTILLO dénommé « Soriano », n° 47 né en janvier 2014, est châtié par 4 piques trop longues et une cinquième sur le chemin de retour du cheval au patio. Bronca. La faena manquera de rythme RAFAELILLO restant sur la réserve. Il le tue de trois gestes dont une entière pas en place.

LA QUINTA dénommé « Matablanca » n°83, né en octobre 2013, il permet une démonstration donnée par Tito Sandoval qui est renversé par un taureau puissant qui pousse longuement le cheval. Domingo LOPEZ CHAVES conduit une faena efficace dans le calme avec souplesse et sans aucun geste démonstratif. L'épée est convaincante pour une Oreille méritée. Vuelta pour le taureau accordée et salut du picador.

PARTIDO de RESINA dénommé « Excitado » n° 17, né en janvier 2015, est très beau et très armé. Il va trois fois au cheval selon des distances progressives et se manifeste de façon désordonnée dans le caparaçon et et en sortant seul. Il gardera la tête haute tout en montrant de la noblesse. L'ayant accueilli par deux largas afaroladas de rodillas, Alberto LAMELAS lui servira une faena apaisée avec de belles séries malheureusement mal conclue d'une épée basse et delentera après pinchazo.

Applaudissements à l'arrastre et vuelta pour Alberto.

PAGES MAILLAN dénommé « Judio » n° 566, né en mai 2015, est applaudi à l'entrée et reçu par une larga de rodillas de RAFAELILLO. Il chute avant et après les piques, le torero ne faisant aucun effort pour le montrer, sa muleta très basse accentuant le problème. Le taureau ne sera pas vu et tué d'un bajonazo.

FLOR DE JARA dénommé « Pies de Oso » n° 56, est né en décembre 2014. Il est conduit au centre de l'arène par un travail à la cape efficace et ciselé de Domingo LOPEZ CHAVES. Il provoque la chute du cheval mais restera trop longtemps dans le caparaçon. Par la suite il ne répète pas et ne transmet pas. L'épée entière ets caïda. Silence.

LOS MAÑOS dénommé 'Joterito » n°37, né en février 2015 vient mollement au cheval sans s'y employer. Il ne permet pas grand chose à Alberto LAMELAS qui confirme sa nouvelle manière de toréer avec application et sera mal tué de 3 épées dont un bajonazo décisif. Silence.

 

Dimanche 9 juin 2019 – Corrida – 6 Dolorès AGUIRRE 6 – pour GOMEZ del PILAR, Javier JIMENEZ et Miguel Angel PACHECO

Les taureaux sont très bien présentés et applaudis à leur entrée en scène. Ils démontreront que l'âge, 4 ans et 3 mois pour le plus jeune sorti en quatrième et 5 ans et 7 mois pour le plus âgé sorti en en troisième position, n'influe pas toujours le comportement. Les deux premiers en piste sans trop de saveur décevront et les trois derniers raviront les aficionados.

GOMEZ del PILAR rate sa porta gayola le taureau sortant au pas comme tous ses frères et cousins de camade. Mal piqué il montrera de l'allant et un fonds de noblesse avant de baisser de rythme et de s'aviser. L'épée sera basse. Applaudissements à l'arrastre.

Son second, le plus jeune de l'envoi, mettra la panique dans l'arène. Il sera difficile à mettre en suerte et poussera le cheval jusqu'aux planches. Il désarme le péon de brega et poursuit les banderilleros. Á la muleta il refuse de passer et ne concéde que très peu de terrain se défendant sur place. Gomez del Pilar renonce et le tue d'un pinchazo suivi d'un bajonazo.

Javier JIMENEZ, sans recours, n'a pu rien faire ni devant son premier très armé, portant la tête haute et adepte des coups de tête. Après deux piques en venant du centre, le genio du taureau révèlera les limites actuelles du maestro qui, après un pinchazo, place une épée entière bien plate qui fera effet.

Son second bloqué sur ses pattes avant ne passera jamais ni à la cape ni à la muleta malgré un traitement sévère de quatre piques lors d'un tiers agité pour le cheval et le cavalier qui en perdra le castoreño et sera applaudi. Même comportement de manso con casta aux banderilles permettant le salut du péon valeureux. Sans solution Javier Jimenez tuera de deux pinchazos suivis de deux épées après un avis.

Miguel Angel PACHECO voit son premier entrer au pas et dédaigner les leurres. Il se montre manso à la pique refusant tout remate. Compliqué aux banderilles, il ne répond pas aux sollicitations des piétons. Pacheco mène une faena sérieuse essentiellement droitière en faisant fi des nombreux coups de tête. Avant de se faire bousculer sans conséquences. L'entière en place nécessite un descabello.

Le dernier, dénommé « Volontario », est très présent, il renverse l'équipage en poussant fort puis diminue en intensité jusqu'à la quatrième pique donnée pour la forme. Le taureau a de la charge mais avec du genio. Le torero s'arrime, se croise et conduit une faena courageuse en allant chercher la moindre passe dans les cornes jusqu'au clash en donnant une passe de poitrine. Choqué il se reprend pour un final d'émotion signé d'une grande épée. L'Oreille tombe logiquement, elle sera très fêtée.

Conciliabules à la barrière avant que Dédé Cabannes n'annonce au micro que M A Pacheco remplacera Roman, grièvement blessé à Madrid.

 

Lundi 10 juin 2019 – Corrida – 6 PEDRAZA de YELTES 6 – pour Daniel LUQUE, Juan del ALAMO et Miguel Angel PACHECO

Les taureaux sont très charpentés et armés à l'excès, ils répondent présents au premier tiers en venant de loin et en poussant avec les reins et ils ont permis à la muleta. Á noter un nombre important d'avis ce qui peut être qu'un signe des difficultés rencontrées dans l'arène.

Daniel LUQUE a été bon à ses deux taureaux. Son premier ira par trois fois au cheval sans violence mais avec la force des reins. Quite de Del Alamo. Après de belles séries sur la rive droite le torero s'essaye à gauche avec des résultas mitigés, il revient corne droite mais le bicho a perdu de la charge. Il le tue d'une entière engagée un brin tombée. L'Oreille est accordée sur une pétition qui n'était pas majoritaire ce qui vaut des sifflets à la présidence.

Son second, le plus jeune, prend trois piques, la deuxième manquée. Aux banderilles, il faudra cinq passages pour qu'il n'en soit posé que trois ce qui déclenche les sifflets envers la présidence. Le taureau a pris de l'assurance.Daniel Luque le reprend à gauche puis à droite avec autorité et détermination clôturant par des trincheras. Conclusion par une belle épée, d'où une deuxième Oreille et la sortie a hombros méritée. Applaudissements à l'arrastre.

Juan del ALAMO n'était pas dans un bon jour. S'il réussit quelques séries de qualité il a failli à la mort entendant 1 puis 3 avis. Son premier prend trois piques en venant de loin la troisième demandée par la présidence avec charge depuis le centre et vara cassée au contact. Del Alamo perd la main à droite et se fait désarmer trois fois. Pour en finir une épée sous-cutanée, deux pinchazos et une entière trop plate. Applaudissements à l'arrastre.

Son second se blesse à l'encolure en fouraillant sous le cheval renversé et sera remplacé pour invalidité. Le sobrero se casse le bout de la corne gauche en tapant les planches. Il pousse à la première pique. L'entame se fait par doblones et permet de belles séries à main droite. Juan entend les trois avis n'ayant pu conclure dans les délais réglementaires avant de retourner dans le callejon dans le silence et avec le respect du public. Le taureau est puntillé en piste.

Miguel Angel PACHECO n'a pas été aussi gagneur qu'il l'avait été la veille, sa cuadrilla non plus mais il n'a pas démérité, loin de là. Son premier se révèle distrait à la cape et va au cheval sans sollicitation semant la panique. Il le renverse une première fois, plonge sous le cheval à la deuxième pique, la troisième étant classique. Il chargera depuis la porte du patio de caballos pour la quatrième. Il poursuit aux banderilles. Pacheco parvient à le tenir dans la muleta sans se faire toucher en alternant sur les deux cornes. Il sera difficile à cadrer ne voulant pas sortir de sa querencia. Bajonazo. Le taureau valait plus que ce qui lui a été demandé. Pacheco salue au tiers et se voit refuser la vuelta.

Son second sera piqué très proprement par Gabin Rehabi, la troisième ayant été demandée par la présidence. Après une bonne entame le taureau va a menos. Deux avis seront sonnés à la mort donnée d'une entière en place nécessitant plusieurs descabellos. Applaudissements.