10. mai, 2019

REVERIE AFICIONADA EN EQUATEUR

 

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REVERIE AFICIONADA EN EQUATEUR

 

 

 

Adossée à la Colombie, et au Pérou, l’Équateur évoque la « Mitad del Mundo », les deux hémisphères Nord et Sud, ce dernier pays des All Blacks pour les aficionados à la Gonfle (1).

Dans un kaléidoscope un peu fou, des lamas, des volcans, des tortues géantes, la jungle, voire un chapeau, n'est ce pas déjà le Pérou ?

Arrivée à Guayaquil, début du périple , altitude zéro.

C'est les prémices du caisson de compression vers les 4200 mètres, qui seront le sommet de notre profondeur (Lagune de Quilotoa).

La première station taurine est Riobamba « la sultane des Andes ».

Les sensations fortes sont déjà étrennées avec le train « Nariz del Diablo » alias le train de la terreur.

Sur le plan musical, ce périple ferroviaire me rappelle la « Colegiala » de W.Leon Aguilar et ses illusionadas , groupe péruvien qui créa en 1975, ce qui demeure la publicité Nescafé, pour toujours.

 

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Pour les puristes, Gustave Eiffel inventeur de la Tour éponyme (clin d’œil à la fraction canal historique du Club Taurin de Paris) participera à la conception des ponts et ouvrages d'Art empruntés par la locomotive et ses wagons.

A l'arrivée, théorie dualiste oblige, nous sommes accueillis entre autres par un petit ange .

 

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Jeudi 18 : c'est Campo Bravo, propriété de Luis Fernando Garcia Diaz, altitude 3550 m- encaste Baltazar Iban- création en 1984 .

 

En 2009 MEXIXO AZTECAS Y TOROS lors de son premier voyage en Equateur, avait fait escale à la finca Chimborazo. C'est un retour particulier.

Du haut du volcan éponyme, point le plus proche du soleil jusqu'au flanc de la finca, flotte à jamais la présence et l'âme du Maestro Ivan Fandiño, gendre du ganadero.

Tienta avec les matadors Victor Puerto et Jose Alfredo Cobo. Les vaches « son mas pesadas que un matrimonio, con el caballo » me déclare le piquero !

Sortie timide de votre serviteur, à l'ultime becerra (deux ans et demi, du souffle et de la race) qui sera conservée par l'éleveur.

Ma « prestation » est qualifiée d'honorable par le maestro Victor Puerto (il est vrai que sa mère est française, la solidarité nationale doit jouer)

 

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Le 20 et 21, le groupe « los franceses » investit la monumental Raoul Davalos (2) sous la houlette de Monsieur Enrique Cobo.

Guide, ambassadeur de luxe, il nous accueille, pilote ces deux journées du cycle férial « Señor del suceso », visite des corrales, débarquement des toros, mise en chiquero, sorteo, callejon pour les privilégiés...

L'aficionado a los toros est comblé, milieu du monde oblige, c'est Noël en Avril.

Le tour de chauffe commence en matinée par un festival d'aficionados practicos, le public admirera la faena du Señor Roldan en cinquième position, et l’inénarrable « telonero »(3) mexicain le dénommé : Pedro Pinson.

La corrida formelle verra le bétail de Campo Bravo et El Pinar opposé à l'ineffable et amuseur né « Rafaelillo », Javier Cortes plus à l'aise en deuxième position, sera triomphateur de la Feria Riobambina et le jeune local Julio Ricaute (dernière alternative dans la plaza en novembre 2017) affichera un courage à toutes épreuves .

Le festival international du 21 verra le péruvien Paco Perlazza (4) gracier le toro « Torbelino » (El Pinar) après une faena rêvée, le local Javier Segovia clôturait la feria de belle manière. Rafaelillo égal à lui-même, en bouffon facétieux.

L'ensemble des événements taurins sera commenté par le maestro Enrique Cobo, et moi-même, lors d'une tertulia nocturne dans les salons de l’Hôtel El Molino.

L'ancien de la presse quotidienne régionale l'ami Jean Michel Dussol, dans le rôle de traducteur s'efforcera également de rendre clair mon sabir franco-espagnol.

Certaine et certains font un petit passage devant les caméras de TVS canal 13, la télévision locale.

Le 24 avril, en pleine Cordillère orientale, c'est la fiesta campera au cortijo Peñas Blancas.

Idyllique à nos yeux, c'est un Éden pour les fers Santa Coloma (origine Buendia) et Peñas Blancas (Domingo Hernandez Garcigrande).

Les toros pâturent sur les grandes prairies pentues.

La dehesa appartient à Cristobal Roldan, c'est Sebastian Roldan qui nous gratifie d'une tienta magistrale sur terrain gras.

La deuxième becerra après un magnifique saut, quittera le ruedo !

Le français practico «  ouvrira le compas » pour la troisième bête, pas pour l'art, mais pour l'équilibre dans la placita boueuse !

Magnifique matinée à deviser de « cosas de toros » avec le piquero « Herman Tapia » lui à cheval, moi à l'abri du burladero.

Il a été honoré la veille pour un demi siècle de carrière.

 

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Dans la plaza « La Belmonte » à Quito, Manuel Mejias « le pape noir » (Dynastie Bienvenida), Rafael Gomez « El Gallo »( frère de Joselito), Rodolfo Rodriguez « El Pana », Cristina Sanchez et tant d'autres ont foulés ce sable .

Les Olés d'antan les accompagnent.

Ce jour là, seule résonna la voix du journaliste et écrivain Gonzalo Ruiz Alvarez, dans les soubassements de la plaza pour sa conférence « Quito , la feria des Amériques ».

Domingo Dominguin, frère de Luis Miguel et de Pepe, se donnera la mort d'une balle en plein cœur à Guayaquil.

C'est la même blessure mortelle qui a été infligée à la fiesta brava à Quito, dont le décès a été entériné depuis 2011, par les différents gouvernants.

De retour vers l’hôtel, visage appuyé contre la vitre du bus, Panama de Homero Ortega vissé sur la tête, je fredonne « un toro enamorado de la luna », en espérant que ce ne sera point l'épitaphe des toros en Ecuador.

Puisse le Patcha Papa Aficion du volcan COTOPAXI se réveille un jour !

 

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Brindis à notre cuadrilla : Adriana, El Stalino, Cobo I (padre) et Cobo II (hijo).

 

 

Desde de Fontvieille , EL Kalllista »

Jacques Lanfranchi

Samedi 11 mai 2019

 

 

  1. appellation commune du ballon de Rugby

  2. Raoul Davalos de la Calle premier torero de Riobamba à prendre l'alternative, parrain Paco Corpas, Témoin, Alonso Doula, toros de Santa Marta.

  3. Telonero : littéralement celui qui ouvre le rideau (théâtre) par analogie le chef de lidia.

  4. Parrain d'alternative du 40ième torero français, témoin El Cid, toro Lugaraño (Occitania) Beaucaire (France) le 29/07/2001

Bibliographie

  • Pasos, Fernando Diaz Martinez

  • Quito la feria de America , Gonzalo Ruiz Alvarez

  • El toro de lidia en El Ecuador , Patricia Espinosa, Jose Patricio Espinosa

Photos

droits réservés

19. avr., 2019

Le groupe à "Campo Bravo", ganaderia de Luis Fernando Garcia Diaz, beau père d'Ivan Fandiño, à 3500 m d'altitude.

1. avr., 2019

AU MOMENT OU COMMENCE LE MOIS D'AVRIL

 

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AU MOMENT OU COMMENCE AVRIL …

 

 


Un imbroglio taurino-sportivo-culturel qui pourrait aboutir à un événement sismique absolu, la fermeture de l’amphithéâtre arlésien aux spectacles taurins.


Après Barcelone et son vote tauricide, Fréjus et son Maire taurophobe, l’Equateur et son référendum présidentiel pour l’abolition de la corrida, c’est l’Unesco qui pourrait être le prochain bourreau voire fossoyeur de la cause taurine sur les bords du Rhône.


Résumons la situation  sur tous les projets en cours :  les arènes d’Arles font partie comme beaucoup de monuments historiques et préhistoriques dans le monde du patrimoine universel de l’Humanité.

Depuis plus de 20 ans,  des travaux de rénovation  maintiennent à flot notre antique monument qui accueille du public pour les spectacles taurins espagnols , camarguais et quelques événements culturels, musicaux et chorégraphiques.

Qui dit public dit normes sécuritaires drastiques tendant vers un risque accidentogéne zéro
Ce qui, en l’état, est impossible.

 

En 2013, Marseille fut capitale culturelle de l’Europe et à ce titre elle a proposé le projet dans la droite ligne du déplacement du temple d’Abou Simbel (pour échapper à l’inondation du barrage d’Assouan dans les années soixante ), tout simplement le déménagement des arènes romaines.

 

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Ces dernières seraient démontées et installées en face du Musée de l’Arles Antique sur l’emplacement du Cirque romain, rive gauche du Rhône.


Ce transfert permettrait de récupérer intra muros un vaste emplacement à aménager : jardin, lieux de rencontres etc … et de créer d’autre part un centre archéologique référant avec le Musée de l’Arles Antique.


De nouvelles arènes, plutôt salle polyvalente type Vistalegre actuellement, seraient construites sur l’emplacement du stade de football.

 

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Plus de problème de parking, sécurité, corrales, normes afnor et iso incluses.
L’entité footballistique Arles Avignon ,pourrait se déplacer complètement vers la Cité des Papes (section amateur incluse) : stade, club house, structures médicales, centre de formation.

Quelques éléments du mobilier taurin (burladeros, barrières) seraient placés judicieusement dans la ville pour rappeler l’utilisation particulière de l’amphithéâtre pendant une certaine époque.

 

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La réalisation technique est possible, mais le projet pharaonique quant aux sommes engagées, le volet taurin serait certainement le premier sacrifié en cas de réduction budgétaire drastique.
Les arènes de St Génies de Malgoires ont terminé en 2000 en terrain de boules ombragé.

Au moment où commence Avril, l 'esprit doit se montrer subtil.

Proverbe français

 

Jacques Lanfranchi «  El Kallista »

lundi 1 avril 2019

 

 

 

photo 1 David Pinzòn DR

photo 2 projet de l'architecte arlésien Paul Quintrand 1959

photos 3 et 4 collection privée

27. mars, 2019
DANGER ECOLE

Réjouissons-nous et rendons à César...

Les réseaux sociaux de la sphère taurine partagent et avec l'expression d'une juste et légitime satisfaction les décisions de la Cour Administrative d'Appel de Marseille qui a reconnu le droit à continuer d'exister pour l'école taurine el toreo, pour le centre de tauromachie de Nîmes et dans un second arrêt pour l'école taurine d'Arles. La presse taurine espagnole a mesuré la portée de ce type d'action et repris généreusement l'information.

Le CRAC Europe a été débouté de sa demande et renvoyé dans les cordes avec le rejet de son argumentation visant à fermer les écoles pour protéger les enfants et les libérer de prétendus mauvais traitements aux animaux. Encore la preuve de l'utilité de participer aux procédures juridictionnelles que nous opposent les liberticides anti-taurins et plus fort encore, c'est la énième démonstration qu'à bon escient la défense peut prendre le pas sur l'attaque. Encore une fois en effet le droit taurin est dit par la justice à la demande de ceux qui militent pour l'abolition de la corrida.

La CAA, suivant le mémoire en défense du Ministère de l'Intérieur, confirme le cadre juridique de la corrida, rappelle que le préfet a agi en conformité avec les pouvoirs qui sont les siens en matière de protection de l'enfance et rejette la référence aux recommandations du Comité International des Droits de l'Enfant de l'ONU comme non étayée dans les faits. Elle souligne par ailleurs que « les mineurs ne viennent pas (dans les écoles taurines) pour profiter de la distraction ou du spectacle (de la corrida) mais pour apprendre à en être les acteurs » ; une belle définition de l'objet des écoles taurines.

Tout pourrait être bien dans le moins mauvais des mondes mais... dès la veille du délibéré et sachant que l'affaire était perdue, le CRAC Europe a repris l'initiative de la communication en demandant aux parlementaires d'interdire l'accès des arènes aux moins de 16 ans. Ne nous berçons pas d'illusions, la guérilla continue.

Sommes nous prêts à affronter un tel acharnement ? il faut croire que tout n'est pas parfait puisqu'il faut constater et regretter en effet :

  • qu'un tel enjeu n'ait pas mobilisé en amont du risque encouru, « le coup passa si près que » la leçon devra être retenue,

  • que les écoles n'ait pas toutes décidé de défendre la cause alors qu'elles étaient toutes concernées. Leur absence au cours de la procédure aurait pu leur être préjudiciable.

Alors rendons à Brigitte Dubois, présidente du Centre de Tauromachie de Nîmes et de Catalogne, ce qui lui revient.

Au nom de son école taurine, une des écoles visées par la plainte du CRAC Europe, elle a mené la contre-attaque avec l'appui de Maître Jean-Pierre Bigonnet, avocat au barreau d’Alès. Elle en a subi les conséquences en attirant sur sa personne la colère des sympathisants du Crac, injuriée violemment qu'elle a été sur facebook. C'est donc aux deux écoles nîmoises, parties à l'affaire, que l'ensemble des écoles taurines françaises doit désormais ce jugement qui bénéficiera à toutes les autres. Salueront-elles ce geste ?

Mais il ne faut pas en rester là, la commission juridique de l'ONCT et l'UVTF doivent travailler à la consolidation du statut des écoles et préparer l'assaut suivant qui ne manquera pas.

En 2018, la FSTF a distingué Brigitte Dubois en lui attribuant le prix El Tio Pepe, une toquade, un égarement ? Non, c'était reconnaître l'engagement d'une femme courage qui n'épargne ni son temps, ni son argent, ni sa personne pour la promotion de la corrida et ce depuis de nombreuses années.

Merci à elle et à toutes les personnes qui ne baissent pas les bras.

 

25. mars, 2019

La maison Deyris n’a décidément pas de chance en ce moment.

En décembre, la famille disait adieu à Popaul, décédé à l’âge de 93 ans.

Cette fois, vendredi, Jean Louis, son fils, en charge de l’élevage, alors qu’il préparait et triait son bétail en vue d’une prophylaxie, a été chargé par une de ses pensionnaires et malmené car les traumatismes sont nombreux avec fractures des cervicales pour certaines assurées, et un gros hématome qui empêche de poser un diagnostic final, les médecins sont réservés en attendant que les tissus choqués permettent des investigations plus poussées. Actuellement il est encore en soins intensifs.

https://www.sudouest.fr/2019/03/24/landes-un-eleveur-de-course-landaise-gravement-blesse-5925685-3270.php?fbclid=IwAR1fn2cnR52BiyTdcxfmXs9jAA-p2WsU43_OViEkv6_p5ABzVgdrWOKVObw

Mexico Aztecas y Toros, se joint à la famille pour lui indiquer son soutien et souhaite à Jean Louis qu’il n’ait d’autres fractures et un prompt rétablissement.

Bernard Arsicaud