20. févr., 2017

Corrida du 19 février 2017 à Mexico

En raison d’une indisponibilité technique de notre ami correspondant à la Mexico Gaston Ramirez Cuevas, MAYT se trouve privé de sa sagacité tauromachique, pour une course seulement. Il est bon de rassurer nos nombreux lecteurs.

Pour être originaux, didactiques et innovants, MAYT a décidé de confier la rédaction du compte rendu de cette course à Sylvette, qui donc,  a mis en suerte une conférence sur la tauromachie au Mexique ( comme sa modestie le cache dans ce qui suit ) remarquablement lidiée par notre GRC.

La revistera occasionnelle a relevé ce nouveau défi et non contente d’avoir été à l’initiative de la maestria initiatique de notre pregonero sévillan, a accompagné pour le « stage de confirmation d’apprenti aficionado », une partie de l’auditoire et nous a fait parvenir des photos.

 Chut…notre amie Sylvette du Pays des Luys ( comprenne qui pourra ) à la plume en main, elle rédige, écoutez le duende souffler sur la lidia de Sergio……

 B.A.

Comme une suite logique de la conférence « La tauromachie au Mexique » divinement présentée par Gaston Ramirez Cuevas, en français, à mon domicile le 16 février dernier devant une quinzaine de personnes, 8 d’entre elles, quasi néophytes pour la plupart, choisirent d’assister à la course mixte d’hier. Je me faisais un plaisir de les accompagner afin de leur rappeler, pour leur première fois, quelques scènes importantes à observer, relatives aux démonstrations évoquées lors de la conférence.

Le cartel annoncé comportait successivement 2 toros de Los Encinos pour Pablo Hermoso de Mendoza et 4 toros de Jaral de Peñas pour le mano à mano de Joselito Adame et Sergio Flores dans des arènes bien remplies (environ 30 000 personnes) selon mon estimation.

Si les faenas de Pablo Hermoso de Mendoza, surtout avec Emilio (531 kgs) furent remarquables, il n’en fut pas de même de ses mises à mort, lamentablement exécutées comme je l’ai rarement vu jusqu’ici ! Applaudissements pour le travail, pas de trophée.

Les deux prestations de Joselito Adame ne procurèrent aucune vibration dans le public, ce dernier, à mon sens et d’après mes observations, ne semblait pas dans son assiette et ses deux toros, pourtant de belle présentation, ne semblaient pas très combattifs et ne l’aidant aucunement dans sa faena. Silence et silence.

Quant à Sergio Flores, courageux et engagé dans le travail présenté, il n’a pas trouvé dans son premier adversaire « Turron » le bicho qu’il aurait souhaité. Mise à mort laborieuse.

Jusque-là, pour mon groupe de potentiels aficionados, les appréciations étaient en demi-teinte concernant la corrida traditionnelle mais enthousiasmés par le rejon…

Arriva sur la piste le dernier toro pour Sergio Flores « Feudal » (515 kilos)… La magie opérait ! Parfaitement et légèrement piqué, l’homme et la bête semblaient en parfaite osmose ! Une faena magistrale ! Grâce, classe, élégance et envie des deux côtés étaient au rendez-vous suivies par une mise à mort parfaitement exécutée, la foule debout et des applaudissements à tout rompre, Sergio coupa les deux oreilles largement méritées. Sortie à hombros.

Mes compatriotes ont eu la chance de voir ce qu’était une faena quasi parfaite et ont compris, je pense, pourquoi et comment il était possible de vibrer dans une arène !

Vous l’aurez compris, je ne suis pas « critique taurin » et parfois pas très objective… Une fois de plus, Sergio Flores a conforté l’image que je me faisais de lui et de son art. Triompher ainsi devant une foule aussi dense et aussi « difficile » dans ces arènes mythiques de Mexico encouragera sans nul doute le public à revenir plus nombreux lors de ses prochaines prestations.

Sylvette Charroin ( texte et photo )