10. déc., 2016

Décès de Victor Manuel Espinosa Acuña "Armillita"

L' une des plus célèbres dynastie tauromachique, celle des "Armillita" est en deuil, Victor Manuel Espinosa Acuña "Armillita" vient de s'éteindre à l'âge de 77 ans. 

Victor Manuel a longuement combattu contre une maladie incurable, le cancer et hier à 19:00 heures environ,  il est décédé dans un hôpital de Aguascalientes où il avait été admis depuis 29 Novembre. 

Victor Manuel Espinosa était le fils du premier mariage de Juan Fermin Espinosa Saucedo "Armillita" avec Doña Ana Acuña. Ses demi - frères, Fermin Espinosa Menendez ( Armillita hijo ): père  de Fermin Diaz de Leon " Armilita IV" et Miguel Espinosa Menendez ( Armillita chico )  forment une partie de la célèbre dynastie qui a commencé à Zacatecas par la naissance de Fermin Espinosa Orozco « El compañero » en 1879, puis a été déplacée à Saltillo ou sont nés quatre frères toreros dont deux d'alternative, et consolidée à Aguascalientes. 

Victor Manuel Espinosa Acuña "Armilita" a débuté comme novillero en 1964 à Lima ( Pérou ) et à partir de août de la même année, il a combatu au Mexique, où il a pris l'alternative à San Luis Potosi, le 20 novembre 1965, des mains de Joselito Huerta avec Raúl García, le toro s'appelait “Potosino” de Santo Domingo. Il confirma à la Monumental Plaza México le 19 décembre 1965 avec Manuel Capetillo et Jaime Ostos, avec le toro “Pichoncito” de Santacilia. En 1972 il revint en Espagne pour toréer trois corridas sans jamais confirmer à Las Ventas. Il prit sa retraite en 1992 à la Monumental. Armillita qui était aussi architecte s'était tourné vers l'élevage de toros et possédait son propre "ranch"associé à Ernesto Carranco. Il est décédé à Aguascalientes. Il laisse ses fils Jan et Axel Espinosa Teubel et sa femme Karla Cáceres

Généalogie des Armilita

Dynastie « ARMILLITA »

 

GENEALOGIE «  ARMILLITA » QUATRE GENERATIONS


Depuis 1879 la saga des « 
Armillita » est présente dans tous les ruedos de la planète taurine et fait partie intégrante de l'histoire tauromachique mexicaine mais pas seulement.


Soit cent trente cinq ans de présence en piste, d 'arrière grand-père à arrière petit-fils . Sur tous les terrains, dans toutes les conditions et devant tous les types de taureaux, a combattu un Armillita ! 

Il existe, dans l'histroire du mundillo, de nombreuses dynasties : les Silvetti, les Leal, les Yonnet, les Lagravère, les Jalabert, les Domecq, les Dominguin, les Litri, les Bienvenida etc.... mais il n'est pas prouvé qu'une d'entre elles ait été présente sur un tel laps de temps en fournissant autant de talents à la tauromachie.


Six toreros d'alternative, deux novilleros, deux banderilleros ainsi qu'un ganadero Victor Manuel Espinosa Acuña ( qui fut torero puis ganadero ) dans la région de Jesus Maria ( Aguascalientes )....et pas des moindres. Fermin Espinosa Saucedo apodo « 
ARMILLITA CHICO » est appelé la « légende immortelle »…. par les habitants de sa ville natale « SALTILLO » la bien nommée ! état de Coahuila. Beaucoup de chroniqueurs taurins disent de lui qu'il est l'incommensurable torero; le meilleur de son pays de tous les temps ... Il est à l'origine d'une passe accessoire de muleta ou adorno : le « molinete de rodillas », molinete exécutée à genoux, que Chicuelo II et El Cordobes affectionnaient particulièrement.

Nombreux succès  nés d’un large répertoire au capote, élégant et facile aux banderilles, très bon muletero  et excellente espada, ses avantages physiques ajoutés à son intelligence de la lidia ( combat ) en ont fait l’un des plus notables matadors d’Amérique Latine.

Son frère, Juan, de six ans son aîné fut un grand novillero puis fit également une carrière respectable durant une huitaine d'années mais comme il n'obtient plus de contrat en 1932, il rentre comme banderillero dans la cuadrilla de son brillant cadet puis passe dans la cuadrilla de Luis Miguel Dominguin.



Miguel Espinosa Menendez ARMILLITA CHICO II, fut également un honorable torero .


Actuellement, ARMILLITA IV, Fermin Espinosa Diaz de Leon, né à AGUASCALIENTES le 16 avril 1994 et dont la sœur est mariée avec Pedro de la Capea, fils du Niño a reçu l'alternative , le samedi premier novembre 2014 dans les arènes d'AGUASCALIENTES.

Cette famille ou l'on respire toros, ou l'on pense toreros et ou l'on rêve trastos, palos y ruedos représente un formidable bouillon de culture tauromachique et Armillita VI ne peut que suivre la voie royale et devenir brillant si son pundonor le titille. Son cadre famillial est, depuis son enfance, un creuset d'informations, d'initiations, de conseils et une formation unique et extrêmement valorisante.

Bernard ARSICAUD