15. juil., 2018

Miurada ? Moruchada ! Par Jean François Nevière

 

 

L’effet Canada Dry continue… ils sont grands, ont le cou long, des cornes à la base très large, bénéficient encore de la légende noire de ce fer mythique.

Et qu’a-t–on vu hier soir à Pamplona ?

Six toros « noblon », sans vice ni coup de têtes, mobiles, encore heureux ! mais sans plus d’intérêt que s’il s’était agi d’une corrida « ordinaire ».

Alors devant ce lot, les hommes ont fait comme si…

Comme si se jeter à genoux au passage du toro, ou commencer au capote par des largas afaroladas de rodillas signifiaient quelque défi que ce soit.

Rafaelillo , Ruben Pinar, Pepe Moral…

Ruben Pinar m’a semblé… Rafael Rubio m’a paru… Pepe Moral a essayé, tantôt dans le dramatique tantôt dans le registre classique, tantôt avec engagement à la mort…

Pas grand-chose à se mettre sous la dent…

Et à Céret pendant ce temps-là les toros avaient à remplir le même rôle: donner du mal aux toreros.

Il n’en fut rien. Là encore, malgré des cornes infernales, ni bravoure ni genio.

N’est pas toro de Palha qui veut ! Ces Sao Torcato portugais ont fait pâle figure. Javier Cortes a joué le jeu à fond, les banderilleros ont été parfois poursuivis, Juan Leal s’est fait attraper..rien que d’habituel.

En plus mes agneaux! De très mauvais tercios de pique, à Céret !!!

Pobre de mi, Pamplona nous reverra l’an prochain.

Céret a encore des choses à montrer aujourd’hui mais il se dit que le football va vider les arènes.

Tout serait -il perdu ?

 

JF Nevière