30. juin, 2018

Soria et les Victorino, Par Jean François Nevière

Parce que rien n’est jamais fini, ni aussi noir que les Cassandre veulent bien le dire, il y a des raisons de se réjouir dans le monde compliqué de la tauromachie.

Ainsi ce jour, à Soria, sortent en piste des toros gris, supérieurement armés de Victorino Martin, toros jamais venus dans cette arène et qui font honneur à la nouvelle empresa.

Cette jolie arène, aimable par ses toros habituels, commodes, et l’esprit de fête qui y règne, dans laquelle on a vu défiler les figuras peu inquiètes d’affronter des toros « aimables »( mais un toro, même sans trapio extrême est-il jamais aussi confortable qu’on le dit ? ) cette jolie arène va voir 6 toros de Victorino Martin.

C’est un véritable évènement et il faudra examiner le résultat de cette corrida .

Contrairement à ce qui est sans cesse colporté, les Juan Pedro n’ont pas détruit la course de toros, ni les Miura donné la meilleure image terrifique de cette dernière. Les choses  du sang originel, comme les combines affairistes, ne sont pas  la cause unique de la perte d’intérêt  d’un vaste public pour les toros.

Les banderilleros, qui savent et voient tout, ou presque, auront tôt fait de remettre vos préjugés en place, c’est-à-dire de corriger vos fautes de jugement lorsque, vous croyant aficionados,  vous demandez à José Tomas ou Manzanares de « se croiser »….ouaf ouaf !

Parce que l’art de Chicuelo et de Dominguin ( il faut bien changer un peu de Cucharès ) est véritablement un art universel, touchant aux raisons de vivre, de se donner, de combattre et d’être courageux jusqu’à la mort possible, il n’y a, pas plus aujourd’hui qu’hier, de raisons de douter de la pérennité de notre passion.

Connaissez-vous beaucoup de gens qui habitant Paris, Bordeaux, ou Marseille, confortablement installés dans leur vie, prendraient le risque d’aller, sans hésiter, à Algéciras, ou à Mexico, ou à Lima, pour voir, avec tous les aléas que cela suppose, José Tomas, ou même tel ou tel torero en qui ils croient.

Ainsi, José Tomas et M. A. Perera ont combattu hier en mano a mano des toros sérieux et les arènes pleines  de fidèles ont succombé.

Même si le danger vient de l’intérieur, certes certes, n’oublions pas que nos vrais ennemis sont les anticorrida soutenus par d’énormes sociétés à capitaux anglo saxons ou suisses ( le Peta, parmi d’autres ). Les Vegan nous provoquent, les animalistes nous traitent de psychopathes et d’assassins et nous n’avons qu’à peine le droit de nous défendre, au risque de nous retrouver embastillés !

 

Si Zaragoza et Pamplona n’ont plus de corridas, ce ne sera quand même pas la faute du milieu taurin mais bien celui des politiques qui, pour gagner des voix sur leur droite ou leur gauche, vont s’allier avec Vegan, animalistes, peta et autres groupes qui veulent notre mort.

Soyons optimistes et fiers de notre passion pour les toros.

Tout reste possible, ne nous résignons pas.

Les Victorino sont à Soria ! De jeunes hommes se jouent la vie tous les jours pour les toros !

Viva la fiesta Brava.

 

J F Nevière