Activité espagnole 2

1. août, 2017

Troisième et dernière corrida de la Feria d'Azpeitia avec les toros de la ganadería de Cuadri. Un lot très bien présenté, noble dans l'ensemble avec pas moins de quatre exemplaires qui ont permis aux toreros de s'exprimer.
Une course entretenue de près de trois heures où au final seul Paulita a coupé une oreille, celle de son premier après une faena qui porta sur les tendidos. Nouvelle faena pleine de torería sur son second malheureusement mal conclue avec les aciers lui faisant échapper la sortie a hombros.
Alberto Lamelas perd lui aussi l'oreille de son premier exemplaire, le meilleur toro de la course à cause de l'épée. Saluts après une faena volontaire avec de bons passages sur la corne droite. Nouvel échec aux aciers sur son second exemplaire alors que l'oreille semblait acquise au terme d'une bonne faena.
Sebastian Ritter hérita du plus mauvais lot. Le colombien désormais apodéré par Julian Guerra démontra vaillance et entrega dans ses deux faenas. Là aussi, l'épée le fera uniquement saluer.
Feria TV

30. juil., 2017

Azpeitia  29  juillet 2017

 Trois quarts d’arène, vingt neuf degrès

 

 Présidente : Amaia Etxeberria

Asesseur taurin : Jesus Ferro

Asesseur vétérinainre : Jose Cruz Mujika

 Foto : Torocultura.com

Toros : six de Fuente Ymbro bien présentés mais très variables de caractère, les trois premiers pas très bons; le premier, genre poison avec sentido mais sans charge et le cinquième, castaño, peu armé mais plein d’intérêt.

 

Toreros : Curro Diaz,  bleu turquoise et or : Revenant après sa blessure du 15 juillet, il est pris de façon spectaculaire à son premier adversaire Escribiente, 510 kg, envoyé en l’air par un hachazo et retombant sur les épaules, tête repliée, à l’instar de Nimeño et Julio Robles, perd connaissance et amené à l’infirmerie. Très belle faena à son second ( quatrième de la course ) avec son toreo d’élégance sur muletazos pleins et temples puis nouvelle vueltereta devant Laminado, 520 kg. Une lame entière tombée. Une oreille.

Miguel Angel Perera,  tuile et  or : Tue Escribiente qui a envoyé à l’infirmerie son chef de lidia inconscient; pinchazo; une entière, applaudi au tiers sur Codicioso 505 kg ; puis Hostelero, 520 kg que Perera cite pour des charges de loin et belles séries liées de derechazos, une entière, deux oreilles..

 Andrés Roca Rey, écarlate et or : Planta torera remarquable. Cinq pinchazos, 1 estoque golletazo, deux descabellos (silence après avis) sur Vivero 500 kg. Tiers de lame, descabello (ovation après avis) sur Jasmin 530 kg. S’il n’a pas réussi aux épées, il ne laisse pas indifférent pour son toreo de poder, la plupart du temps dans le terrain du toro.

 Sept piques dont la plupart,  le cheval placé à 90 ° par rapport à l’axe de la charge et une au milieu du dos sur Codicioso par le piquero Ignacio Rodriguez de la cuadrilla de Pereira. Terne prestation dans l’ensemble, pas dans le moule d’Azpeitia avec des toros sans relief à l’exception du cinquième.

Allez, évènements positifs, fin de course avec un peu plus d'alegria; les paires de banderilles posées Javier Ambel, Curro Javier et Juan José Domínguez, puis, à la mort du troisième taureau, traditionnellement, la banda joue très bien le Zortziko, ce morceau funèbre si particulier à cinq temps dans un respectueux silence à la mémoire du banderillero José Ventura Laka, tué dans ce lieu en 1841 par un toro de race Navarraise.

Bernard Arsicaud

29. mai, 2017

Que faut il faire pour émouvoir le public et la présidence madrilène si on est torero mexicain ?Avant hier Joselito Adame, LE torero du Mexique s’il en est, a tout tenté face à un toro armé comme un cuirassé, il s’est planté devant lui, droit et le menton dans le jabot, les deux mains tenant la muleta devant lui, faisant passer et repasser l’animal sans bouger d’un centimètre. Suivirent des séries d’un sérieux incontestable et d’une honnêteté parfaite. Il termina son « travail » muletero (on est à Madrid, ici on travaille quand on torée), offrit son corps aux cornes dans des bernardinas sans reproche.

Pas totalement satisfait de cette supériorité sur un animal médiocre mais présent, le matador d’Aguascalientes tenta alors le tout pour le tout.

Il jeta loin de lui la muleta, se plaça face au toro, épée en main, levée à hauteur des yeux, comme pour juger avec précision l’endroit à atteindre, en plongeant derrière les armures, enfonçant son épée jusqu’à la garde, appuyé de tout son corps jusqu’à faire tomber l’animal; et, s’écroulant lui-même, le torero reçut sur ses jambes l’arrière train du toro qui s’effondrait.

Les reproches que l’on fait aux téméraires et aux plus courageux ont alors animé les « réseaux sociaux », comme si mettre sa vie en danger n’était pas pour le torero un motif essentiel de son activité. Rien de suicidaire là dedans. Ca passe ou ça casse, certes ! et alors ? n’y a-t-il pas un vraie grandeur dans ce geste « inutile ? »

La conquête de l’inutile, ce sont les sources profondes de l’accomplissement personnel, la conquête de l’inutile c’est gravir un sommet, traverser un océan, seul, pour soi, pour savoir qu’on peut le faire, et que tous ceux qui ne comprennent pas cela arrêtent de se faire passer pour des aficionados.

Il y a un risque mortel dans tout affrontement de l’homme avec le taureau, la liberté de le tuer avec toutes les garanties de s’en sortir existe, voyez du côté de certains estoqueadors qui ont déjà atteint la queue du toro quand l’épée s’enfonce.

Existe aussi, en conservant un minimum d’authenticité dans ce geste cruel, la manière parfaitement engagée d’un Antonio Ferrera, d’un José Tomas, d’un Joselito Adame samedi 27 Mai à Madrid.

Qu’il ait gardé la muleta ou non ne change pas grand-chose au geste téméraire du numéro 1 du Mexique.

Voilà ce qui, sans aucun doute, justifie davantage encore la tauromachie.

Mais, j’oubliais, être mexicain à Madrid… c’est ne pas être tout à fait né !

 

Jean François Nevière

Photo : Andrew Moore

27. mai, 2017

Mise à mort sans muleta exceptionnelle de courage, d'engagement et de fulgurance de Joselito Adame face à un toro d'El Torero, ce jour à Las Ventas (Madrid) España - Alors qu'il alternait avec Francisco José Espada et Ginés Marín. Ce geste devrait être cité en exemple dans les écoles taurines et l'image comptera pour les souvenirs ! 13 secondes s'écoulent entre la pénétration de l'épée et la mise à mort du toro! Photo : Luis Carvajal

10. mai, 2017

Le trophée 2017 de la Fondation Cruzcampo récompensant le meilleur lot de toros de la feria, voté par un jury dont fait partie notre très estimé correspondant à la Mexico, Gaston Ramirez Cuevas, a été décerné, comme l'année dernière, au fer de Vcitorino Martin. 

Bernard ARSICAUD