28. déc., 2018

Hommage posthume d'Alain DUTOURNIER à Popaul DEYRIS

MES RESPECTS POUR LA SAGA DE MOUSSU PAUL DEYRIS 


En cette fin de triste année, éprouvante côté départs de personnalités gravées dans mon vécu, j’ai une pensée émue pour ce personnage que notre petit monde de la Chalosse considérait comme un héros légendaire surnommé affectueusement Popaul.

Au soir de son départ j’ai eu une conversation de plus avec l’ami Jean-Marie Bourret qui a, lui aussi, partagé des moments précieux, tant dans des arènes que devant des matchs de basket, avec ce bel esprit.

Dès sa jeunesse, notre homme avait le sens des valeurs. Gymnaste accompli, il avait courage et talent pour les histoires d’arènes, ainsi que le sens de l’entreprise, si difficile de la ganaderia Deyris à Amou.

Il a eu le bonheur de voir son fils Jean-Louis faire prospérer cette belle histoire et de savourer l’immense talent de ses petits fils Laurent et Jean-François. J'ai eu une enfance heureuse et ma famille, d’entre Tursan et Arrigans, m’a initié aux belles coursières dont les noms me font encore vibrer (Volontaria, Josélita, Locca, Zébra …) ainsi que mes premiers héros (Marcel Forsans, Maxime, Jérôme Atano, Michel Vis, Saint Martin…). Ma mémoire reste gravée de beaux écarts de légende et des ressources exceptionnelles des humains qui survivent à de pénibles "tumades".

L’histoire de la course landaise se perpétue et notre Chalosse veut garder pour toujours un destin glorieux à ses enfants. J’en veux pour preuve ce dernier concours de Dax plein de promesses. Si Popaul Deyris était la mémoire de cette tradition si pudique, véhiculant les joies, les douleurs, le courage et la gloire, je sais qu’il a su la transmettre aux jeunes générations.

De toute façon il a appris et compris la psychologie des hommes mais il a sûrement vécu de multiples interrogations concernant les vaches sauvages et leur génétique.

Dans ce moment d’intimité familiale, je partage avec les siens mes sentiments les plus chaleureux en écoutant marteler dans ma tête le son de la Cazérienne.

Crions tous ensemble une fois encore "en dehén !" et "adhare course de baques per touts !"

Alain DUTOURNIER