28. déc., 2018

L'emblématique éleveur Paul Deyris est mort hier, 27 décembre

Le fondateur de la célèbre ganaderia d’Amou est décédé hier 27 décembre, à l’âge de 93 ans

 

La Course Landaise a perdu l’une de ses figures mythiques, jeudi  27 après-midi, avec la mort de Paul Deyris. Celui que tout le monde connaissait sous le diminutif de « Popaul ».

Popaul est né le 12 août 1925 à Amou, sur ce petit coin de Chalosse ayant donné tant de noms célèbres à la tauromachie Landaise. A cette époque, le jeune homme travaillait sur la ferme familiale dont l’activité relevait de l’agriculture et de l’élevage et point de bétail brave sur les prés de Carrière. Son père, Louis, lui fit découvrir la tauromachie espagnole, à Dax.  Les toreros Antonio Bienvenida, Granero, Domingo Ortega, Marquez, Martial Lalanda remplirent ses jeunes années tauromachiques. Parallèlement, Popaul et son père, suivaient assidument les Courses Landaises et le jeune homme pratiquait, avec talent, la gymnastique à l’Etoile Amolloise. Il avait comme rêve de créer sa propre ganaderia.

Avec quelques camarades, ils montèrent un spectacle d’acrobates qu’ils présentaient, lors des entractes, avec Roger Bordes ( le père de Didier Bordes) et Joseph Lalaurette ( le trio se nommait « Les Stella », en référence au nom du patronage d’Amou « L’étoile Amolloise » ). En 1947, dans les arènes de Barcelonne du Gers, le trio présenta son premier spectacle. Popaul entama, par la suite, une carrière de sauteur jusqu’à la fin des années 1960, où il décida de basculer dans le monde de l’élevage et de constituer sa propre équipe.

Les contrats arrivèrent et le succès fut immédiat, plusieurs de ses coursières remportant notamment la prestigieuse Corne d’or dans les années 1970. A l’issue d’une vie bien remplie, Paul Deyris passa le relais en 1987 à son fils Jean-Louis, qui sut faire fructifier l’héritage familial. La ganaderia Deyris collectionne en effet toujours les récompenses.

Les obsèques de PoPaul seront célébrées samedi 29 à 15 heures, à Amou.

 

 

Photo : archives, au centre Paul Deyris, à sa droite Henri Tillet, à sa gauche Victor Mendez et Richard Millian

Bernard ARSICAUD