francis garcia

 

 

Notes de lecture 1

 

 

La récente fête des pères et un cadeau gage d'amitié, m'ont permis la mise en chiqueros de deux livres.

Ces ouvrages traitant de notre pêché , certains ne le qualifient pas de mignon ! Après leurslidias, voici les reseñas .

 

Bleu ciel et or- cravate noire- Francis Garcia- 340 pages, format in octavo- éditions Verdier, avril 2009.

Deuxième roman après « Jour de Marché » (2005) le docteur Françis Garcia fait partie de la longue liste des médecins écrivains : Rabelais, Tchekhov, Joseph Levi, Georges Duhamel... et Louis Ferdinand Céline, auquel le praticien a consacré sa thèse : la métaphore médicale chez Céline.

 

La famille de l'auteur est originaire de la province d'Aragon, elle se fixa au milieu du 20 ième siècle, dans le quartier Saint Michel à Bordeaux, haut lieu de l'immigration hispanique.

 

Si l'homéopathe est entré en littérature à 54 ans, son héros « Paco Lorca » « El Estudiante » partageant beaucoup de traits avec l'auteur, est tombé très tôt dans le chaudron taurin.

 

Après les ainés Bernard Dombs « Simon Casas » et Alain Montcouquiol « Nimeño I », fin des années 60, c'est en 1970 que Paco est propulsé dans le mundillo espagnol plus précisément madrilène.

 

Le port d'attache du roman est un triangle : Puerta del Sol, Plaza Santa Ana et Calle Victoria.

Le mirage à l'horizon, juste après Cibeles, las Ventas et les escales dominicales autour de Madrid se nomment : Alba, Alcor, Puente de la Reina, Arguendo Del Rey.

 

Destin parallèle avec le compagnon novillero puis torero Pedrin, la rencontre avec le maestro Antonio Jose Galàn (1) à l'habillage qui lui inspire cette phrase :

«  Dans ce recueillement, on le sentait gravir les degrés jusqu'à cet espace désert, privilégié, privé de mots où celui qui réside a appris à se mouvoir et côtoyer les fauves ».

 

Dans cette quête « être torero », toutes les dualités et leurs questions.

  • Être sobresaliente pour un hypothétique quite , ou ruminer devant une bière au comptoir du California.

  • Être torero et avoir une fiancée, qui plus est française et étudiante en faculté à Bordeaux, « faut savoir ce que tu veux », dit le banderillero.

  • Être étudiant en droit, et faire les paseos dans la Vallée de la Terreur, la Castille profonde.

Jusqu'à l'interrogation finale et la réponse, je ne serai pas torero.

L'exercice de sa propre liberté, et le choix .

 

Avec un bémol, quand « on s'est mis devant », la vie n'est plus jamais la même...

 

Garcia Françis Juan Raphaël dit « Rafaellilo (2) fut membre de l'école taurine bordelaise, « la media veronica », le créateur est le regretté Alain Briscadieu et le professeur Euleuterio Moya, Morenito Pinares, novillero valencien, les autres élèves (liste non exhaustive) : Vincent Bourg « Zocato », Jean Claude Biec, Cosme Saenz, Joel Queille.

 

Les entraînements se faisaient sous le regard émerveillé d'un enfant de 7 ans, natif de Bordeaux, Joseph Cubero Sanchez « El Yiyo ».

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Faena, bien sur les deux rives, deux oreilles (non istréennes du dimanche) après avis (340 pages) !

 

A faire lire et relire à nos jeunes becerristes gâtes.

 

Merci à Evelyne et Charles Figini pour le cadeau.

 

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

samedi 23 juin 2018

 

  1. Antonio Jose Galàn Cosero, matador de toros cordouan, alternative en 1971, premier de l'escalafon en 1974, il tuait sans muleta « El Loco Galan », il décéde dans un accident de voiture en 2001, il avait 43 ans.

  2. Début à Funes (Navarre) en traje corto, en octobre 1972, une oreille.

     

Bibliographie :

  • dictionnaire Biographique des toreros français UBTF 2005

  • Françis Garcia au chevet de son passé, Jean Claude Raspiengas (bordeaux 2016) .