22. mai, 2018

La Feria vicoise 2018 dans le rétroviseur…

D’aucuns diront triste feria, d’autres, pour la énième fois qu’ils ne remettront plus les pieds et en l’occurrence les euros dans les tirelires de ce petit coin du Gers authentique et si particulier…

Comme dans un club sportif, lorsque la saison n’est pas brillante…, il est donc là question de changer l’entraîneur, de recruter à tout va, de tout renouveler et de raser gratis à compter de demain.

Nous sommes devant ce constat, devant ces réactions ainsi que celles que l’imagination du pékin basique ne peut prendre en compte faute de rationalité parce qu’évidemment devant le manque de logique, la réflexion est particulièrement compliquée.

Dans le retro, défilent tout de même des éléments difficilement explicables, même avec la meilleure volonté. Le cru 2017, de très bonne facture, a fait montre d’un choix équilibré, sérieux des toros et des hommes et le résultat a été, ma foi, très satisfaisant. Les marchands de rasages gratis satisfaits, de retour autour du ruedo.

Le cru 2018 promettant de voir ce que l’on n’allait pas voir et badaboum, les fantômes ressortent des placards…

La défense de l’esprit vicois en matière de choix devient difficile lorsqu’on constate que sur la course la plus prometteuse quatre toros sortent avec un handicap au niveau du train arrière et semblent souffrir des mêmes maux. Dans le défilement du retro, on revoit dans le désordre et comme cela me vient, des Los Manos et des Valdellans infumables, une corrida concours durant laquelle sort un toro de respect tout de même sur lequel d’ailleurs,  les avis sont partagés entre l’arrastre lent et la vuelta al ruedo, mais pour le reste assez fade tout de même puis des Raso del Portillo impressionnants et avec l’un d’entre eux, Verdillo,  manso con casta de la pointure légèrement inférieure à Cantinillio de Dolores Aguirre en 2014…. Au bilan, deux oreilles, l’une durant la novillada et l’autre tirée du fond de la poche du Président Amestoy ( dans laquelle il n’y a pas que des oursins, comme soufflent les médisants ) par une faena fuera de cacho et conclue par des passes superflues et tremendistes, oreille que qualifiait quelqu’un que je connais bien comme « l’oreille du mendiant ».

Pour nous, membres de Mexico Aztecas Y Toros, cette feria est au moins celle durant laquelle notre Président a reçu en brindis la mort du second toro que combattait Sergio Flores, un Valdellan en reconnaissance de son aficion et des excellentes relations tissées entre le milieu tauromachique mexicain et notre association depuis maintenant une dizaine d’années. Pour cela au moins soyons satisfaits et félicitons Sergio Flores et Jean François Nevière pour cette marque d’affection et de respect mutuels.

Bernard ARSICAUD