15. mars, 2018

Suite judiciare à l'affaire des lettres piégées de début 2017, Par Bernard ARSICAUD

Un héraultais et une femme de Tarn-et-Garonne, qui ont reconnu être à l'origine de l'envoi début 2017 de lettres piégées avec des lames de cutter à des défenseurs de la tauromachie, seront jugés fin juin à Nîmes, a-t-on appris ce mercredi 14 mars auprès du parquet.

Rappel des faits :

http://www.sudouest.fr/2017/02/03/landes-des-cutters-dans-des-enveloppes-envoyes-a-des-aficionados-3165611-3452.php

 Midi libre :

 Une enquête a été ouverte ce mardi 7 février par le parquet de         Nîmes

Dans l'affaire des lettres piégées adressées à de nombreuses personnalités du monde de la tauromachie, une enquête a été ouverte a confirmé ce mardi le parquet de Nîmes. Plusieurs figures du monde taurin, comme Simon Casas, l'organisateur de corridas, le torero Jean-Baptiste Jalabert (alias Juan Bautista), le chroniqueur taurin Jacques Durand, chez son éditeur L'atelier Baie, ou encore le maire de Rodilhan Serge Reder, ont reçu des courriers piégés avec des lames de cutter ou des lames de rasoirs.

D'après les premiers éléments de l'enquête, tous les plis ont été postés dans le Gard. La multitude de destinataires impliquait que plusieurs tribunaux de la région pouvaient être compétents.

Techniciens en identification criminelle

Le parquet de Nîmes a décidé de centraliser l'ensemble des investigations et des poursuites, a indiqué ce mardi Éric Maurel, le procureur de la République de Nîmes. Le magistrat a précisé que les investigations portaient sur des faits de "violences avec arme avec préméditation et menaces contre personne dépositaire de l'autorité publique".

Le dossier a été confié aux enquêteurs de la section de recherches de Nîmes et au groupement de gendarmerie du Gard, a-t-on appris de source judiciaire.

Les équipes de police technique et scientifique de la gendarmerie préparent déjà le travail pour effectuer toute une série de prélèvements sur les courriers piégés et sur le contenu. À cet égard, les gendarmes du Gard disposent de techniciens en identification criminelle (TIC) reconnus pour leur méticulosité et leur perspicacité.

Ainsi, les éventuelles traces ADN et les empreintes digitales seront minutieusement examinées par les spécialistes de la gendarmerie. Sur ce dossier, Me Ludovic Para qui a déposé plainte pour Juan Bautista et Simon Casas production indiquait que de nouveaux courriers piégés auraient été reçus ce mardi. Toujours à l'adresse de figures du monde des toros.