5. mars, 2018

Fiesta campera, Pomarez, 4 mars

Fiesta Campera dimanche 4 mars, arènes de Pomarez

 

Hier, dans le ruedo pomarezien, les vignobles Monroux aidés par une peña locale avaient organisé une fiesta campera à fière allure. Cette belle initiative n’a pas été récompensée par le succès mérité. Entre deux et trois cents spectateurs ont fait le déplacement alors qu’alentour la concurrence permettait largement, sinon d’atteindre la capacité totale de l’arène ( environ deux milles places ), au moins plus de mille personnes. Serait-ce une défaillance de communication ? On peut se poser la question.

Le plateau, pour sa part ne peut être mis en cause. six érales de Jandilla de trapio et présentation ma foi conformes à une fiesta campera et devant :

Pepe Luis Vasquez ( deux oreilles )

Juan Mora ( idem )

Alberto Aguilar ( idem )

Pablo Aguado ( idem )

Roman ( idem )

Adrien Salenc ( idem )

Cuadra Bonijol

A noter la régularité de la Présidence dans l’attribution des trophées à la Jacques Martin.

Les anciens ont démontré une fraîcheur et une alegria dignes de respect et ont tenu largement le haut du pavé.

Pepe Luis Vasquez et son toreo d’élégance ont rappelé l’artiste qu’il était à son apogée.  Ses naturelles et son temple ont certainement provoqué des envies chez les jeunes qui alternaient avec lui.   

Juan Mora bien dans le coup, eu un peu de mal en se faisant toucher la muleta à plusieurs reprises par son adversaire mais le dominio installé, fit montre de temple et suavité.

Alberto Aguilar reçut du sort un novillo un peu compliqué et ne put exploiter pleinement le potentiel de son adversaire. Il nous servit une faena « à l’arraché », toute en nervosité, nous remémorant le gladiateur qu’il était.

Pablo Aguado démontra incontestablement un potentiel suffisant à intégrer le groupe « figuras » mais…. Nous lui souhaitons plus de chance que certains, du même niveau, galérant parmi les aurochs de la vallée de la peur !

Roman, le bien nommé, nous en fit un à la mort d’un bicho tardo après quatre pinchazos, un mete y saca, une épée et deux descabellos à l’issue d’une faena sans dominio durant laquelle il se reprit par trois fois sur une passe qu’il doit être en train d’essayer. La troisième fois lui fit sentir le vent du boulet à un centimètre de la fémorale.

Adrien Salenc ne fit montre d’aucune adaptation devant un adversaire fuyant, decasté ne lui présentant pas la muleta tout à fait devant le mufle en tentant une toreria encimiste. Il aura au moins la chance d'avoir visité, en suivant le novillo, tous les recoins du ruedo.

Cette fiesta campera de bonne facture, donc, permet à Pomarez de ne pas rompre avec notre culture et laissera de bons souvenirs étant entendu que tous les aficionados présents regrettent, pour l’organisation,  le peu de public pour couvrir les frais.

Pour conclure, l’harmonie pomarezienne, dirigée par Véronique Guilhorre a enchanté les oreilles des aficionados mélomanes.

Bernard ARSICAUD