25. févr., 2018

"du sacrifice au triomphe",

Pontonx sur Adour le 24 février 2018…

Le sable ocre de la piste ; les gradins garnis par des spectateurs fervents ; la présence dans le ruedo d’une bête puissante et combative face à des acteurs de proximité visant à tromper et à soumettre sa vigilance sauvage représentent le trait d’union entre toutes les formes de tauromachies.

André Viard l’a mis en avant dans « Tauromachies Universelles » et l’a répété dans les belles arènes rénovées de Pontonx sur l’Adour, la tauromachie puise ses sources dans la chasse, nécessité première à la survie de nos ancêtres. De tous temps, donc, les nécessités de survie ont poussé l’humain à tromper et braver les animaux et donc des techniques se sont développées dans ce sens. Au fil du temps, les objectifs se sont affinés, les sélections se sont opérées et les combats ont permis de détecter la ruse et la bravoure des différents opposants. L’homme étant autant la cible que l’animal dans la survie, aujourd’hui comme dans ces temps reculés. Il s’agit de  la nécessité innée de la conservation et de la sauvegarde des espèces.

L’intelligence de l’homme a engendré des différentiations utiles : la pérennité, le travail et les distractions.

En raccourci on débouche rapidement sur ce qui constitue notre passion, la confrontation bovin / humain pour braver puis soumettre pour se nourrir et se divertir. L’usage à permis là aussi des distinctions. Nous sont parvenues trois formes principales de tauromachie, par ordre alphabétique, la « Camarguaise », « l’Espagnole » et la « Landaise » ( et historique "l'Espagnole", la "Landaise" et la "Camarguaise").

Les prémices françaises de l’approche tauromachique espagnole par l’intermédiaire de Pierre Cazenabe ( apodo Felix Robert), né à Mielhan, près de Tartas, le 14 avril 1862 et premier matador d’alternative français de l’histoire, ainsi que la dynastie Arlésienne  Boudin ( apodo Pouly ) ont permis de faire connaître ces trois formes de tauromachie en Europe et des courses ou pratiques taurines se sont déroulées sur tout l’hexagone et également, en Belgique, en Allemagne, Italie et même Angleterre !

De Tartas à Pontonx, il y a si peu que le pittoresque Felix doit se réjouir de constater que des ponts sont remis entre ces entités devenues indépendantes. Hier donc à Pontonx s’étaient déplacées nombres d’autorités influentes afin d’aider à la présentation du très beau livre, « du sacrifice au triomphe » œuvre importante sur la course Landaise de Marie et Roland Costedoat. Nombre d’acteurs ont d’ailleurs contribué à la réalisation de cette belle initiative dont notre vice Président, Pierre Vidal. Ces contributeurs ont été remerciés par les auteurs et applaudis.

Les bonnes volontés de toutes natures, les énergies de tous ordres, les initiatives d’où qu’elles viennent sont à promulguer, canaliser et unir dans un seul et unique objectif : faire perdurer nos passions et notre culture. Nous sommes attaqués de tous côtés, sous toutes les formes, de façon massive, sournoises et organisées par les partisans de la pensée unique.

Notre unité est vitale. Ceux qui en sont conscients mais pas assez nombreux sont encore trop éparpillés et l’étroitesse d’esprit repliée sur les acquis doit impérativement disparaître au profit d’une volonté d’airain, donnant naissance à une puissante énergie utile à faire entendre le plus fort et le plus haut possible : « Maintenant ça suffit ! Nous ferons face, de toutes nos forces et dans l’intelligence, comme un seul homme, à l’adversité, simplement pour qu’on nous laisse tranquillement vivre avec nos valeurs et notre état d’esprit ! »

Merci aux Pontois pour cet évènement au sein de la Fragua 2018, merci vraiment aux auteurs de cette très belle œuvre balayant d’un faisceau de projecteur le passé récent et actuel de la course Landaise, merci aux acteurs, contributeurs, politiques et responsables et merci à André Viard Président de l’Observatoire National des Cultures Taurines pour son propos historique sur la naissance de la tauromachie qui pose un chapeau sur cette nécessité d'union ainsi pour l’ensemble de son œuvre à l'ONCT. Pour l’anecdote, j’ai noté sur le sable pontois une très forte présence amolloise qui n’est pas pour me déplaire et qui met à mal l’autoproclamation de « lieu saint » de la course landaise. Pour le moins, je demande à ce que le toujours chef lieu de canton s’autoproclame « divine source » ! (lol)    

Une permanence aux Arènes de Pontonx est encore aujourd’hui en mesure de permettre l’achat sur place du livre et ensuite, il est possible de se le procurer suivant les renseignements issus du lien suivant :

https://www.facebook.com/Dusacrificeautriomphe/

CF : Document au dessous

Bernard ARSICAUD