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MECANIQUE ET TAUROMACHIE

 

 

Jusqu'en 1880, on conduisait les bêtes en troupeau pour changer le lieu de pâturage ou du mas jusqu'au lieu de course libre.

En Provence, c'était l'abrivado à l'aller, et le retour, la bandido.

Ce cheminement terrestre se révélait une véritable épopée, imaginez un lot de Miura (Andalousie) devant être lidié à Bilbao, Madrid...

Pas d'excédant de graisse, ni faiblesse de pattes.

Le progrès finit par gagner les campagnes.

Avec l'invention du char à taureaux « Lou Carri » (1), le véhicule était hippomobile, à roues indépendantes, c'était une caisse sans fond, les animaux marchaient dans une cage roulante.

 

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En 1863, fut conduit le premier Toro de Madrid à Barcelone (Plaza la Barceloneta) dans un cajon roulant, l'idée était de Don Pascual Mirete.

L'heureux voyageur de la ganaderia Doña Gala Ortiz, l'engin avait un fond.

La première version automobile fit son apparition dans la manade franco-russe , propriété de Joseph Durand (grand père de Rolland) avec un système de bât flanc (méjean).

Plus tard, cela deviendra des compartiments individuels .

En Espagne, le début du 20ième siècle voit l'arrivée des caisses (cajon), et l’acheminement par voie ferrée, sur des wagons habilités (2).

Les toreros profitent eux aussi du progrès mais dans des équipements voyageurs.

Ce type de transport permettait la sortie des animaux en piste, avant les mises au toril (chiqueros)

 

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Le desencajonamiento ou desencaronada.

L'arrastre, à la mort du toro se fait avec un attelage de mules, voire avec un char « benhurien » comme était celui d'Arles, il y a quelques années.

Il existe des variantes incongrues avec les engins motorisés.

 

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« Le paon fait la roue, le hasard fit le reste » ( Jacques Prévert)

 

Jacques Lanfranchi

« El Kalllista »

lundi 22 janvier 2018

 

  1. un des premiers chars avec fond se fit à Raphèle dans les ateliers Paul Frères pour Cyprien Saurel, « le gnoque » Arrière grand père de Magali Dunan

  2. Il y a une vingtaine d'années, les cages étaient acheminées des corrales de Nîmes (route de Beaucaire), aux arènes par camion plateau.

  3. Le 5 juin 1958, à Tolède, un toro dévolu à Julio Aparicio père fut renvoyé au toril , on utilisa un camion de pompiers.

Photos DR

Bibliographie :

  • La tauromachie française en 1900 album Toros 1 1982

  • gazette UBTF n°62 octobre 2017