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COELACANTHE

 

 

Apparu sur terrre, il y a 365 millions d'années, annoncé disparu, il a été pêché le long de la côte-est africaine (archipel des Comores) en 1938.

Ce poisson préhistorique est équipé d'un poumon ancestral et d'ébauches de membres (pattes) dans ses nageoires.

Un début...

C'est l'impression ressentie à la vue de cette affiche "Gran Corrida Espanola" le 7 juin 1897, un lundi de Pentecôte à Arles.

Un véritable fossile taurin.

 

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Une infographie esthétique et fonctionnelle annonce le programme.

Les toros appartiennent au Duc de Veragua (encaste pur chez Tomas Prieto de la Cal, actuellement).

Ils sont annoncés de quatre herbes (trois ans et demi) (1).

Ils se relèvent « desecho de cercado ».

Le cartel est un mano a mano pour Antonio Moreno Fernandez « Lagartijillo », natif de Granada, c'est son deuxième paseo à Arles.

 

antonio moreno fernandez lagartijillo ph 3

 

Il a pris l'alternative des mains de Salvador Sanchez Povedano  « Frascuelo », devant le toro Romito (Duc de Veragua) à Madrid le 12 mai 1890- grand estoqueador.

En 1893, il a inauguré les arènes de Santa Cruz de Tenerife (Canaries) avec l'hétérodoxe Luis Mazzantini , bétail Benjumea. La plaza fermera au début des années 1980.

Le deuxième torero est Cayetano Leal Casado, le madrilène est né à Leganes.

 

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Lors de sa présentation dans la capitale espagnole, il a revêtu le costume du génial José Delgado Guerra « Pepe Hillo » et hérite de l'apodo du sévillan.

Un seul problème , il est novillero, il sera sacré trois mois plus tard, des mains de l'inévitable Mazzantini y Eguia à Madrid, toros Moreno Santamaria.

 

No pasada nada.

 

L’amphithéâtre arlésien est plein, le bétail ne sera pas à la hauteur, l'après midi fut houleux. Le centre du cartelito permet de noter les événements de la Lidia.

Soit : piques, chutes de chevaux, passes du  manteau  (capote), paires de banderilles ou banderilles seules (2), estocades ou demi-estocades.

La revente officielle dans la rue est faite pour des hommes portant une casquette grise avec galons rouges et l'insigne « Plaza de Toros » en lettres dorées !! Bon repérage.

Le banderillero Ramon Garcia a comme apodo « Francés » !

On vient de pousser le portail de « Jurassic Park ».

 

Le lundi de Pentecôte est de nos jours réservé à la Cité des Consuls.

Un siècle plus tard, Jose Tomas se présente à Nîmes, et huit jours après, c'est sa première « Puerta Grande » à Madrid.

A l'instar du Coelacanthe, les poissons sont sortis de l'eau, sur leurs pattes, et respirent à l'air libre.

Rien n'arrête l’Évolution...

 

« Ecrire, prier, toréer imposent des engagements comparables, il ne faut rien attendre, et tout donner » Simon Casas (3)

 

Brindis aux deux regards bleus à jamais éteints, Jean (d'Ormesson) et Jean Philippe (Smet).

 

Samedi 8 décembre 2017

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

8 MAS

 

  1. le toro nait pendant l'hiver, broutera après sevrage, l'herbe d'automne, ce n'est qu'après douze mois révolus qu'il s'attaque à sa deuxième herbe.

  2. Les banderilles pouvaient se mettre une par une car l'autre main tenant la cape. Au début du début ; la pose par paire se fera au milieu du XVIII ième siècle.

  3. In Simon Domb pseudo Casas, Fayard 2008

 

Bibliographie :

 

  • La Tauromachie, Claude Popelin seuil 1970

  • Dictionnaire Tauromachique, Paul Casanova, Pierre Dupuy Laffitte 1981