Arles_1922

 

CASSE TETE POUR L'EMPRESA

 

 

Le début d'année coïncide généralement avec la présentation des cartels pour la temporada.

Moment très attendu, bien que 4 ou 5 aficionados « entendus » par club taurin, plus les abonnés du Bar du commerce se soient déjà manifestés bien avant la date de parution et le feront, bien après (Arles inclus).

Il en est de même pour l’entraîneur national de Rugby ou Football, mais là ils sont plusieurs millions de sélectionneurs.

« Cela ne nous regarde pas », disait le regretté journaliste Thierry Rolland.

 

En juillet 1914, le codirecteur des arènes avec Pouly père, Monsieur Rullan tire sa révérence terrestre.

La « der des Der » commence.

En 1920, la plaza d’Arles sort de sa torpeur, les protectards aussi (SPA).

Ces derniers s'indignent du sort des toros sans défense et pas des 10 millions de victimes, et des huit millions d'invalides du conflit 14-18.

Il est dommage que le ridicule ne tue pas !

Le 17 novembre 1921, la levée des Tridents (1) à Nîmes, est une réponse forte aux animalistes de tout crin.

A l'orée de la saison 1922, Ambroise Brésillon reprend la direction des arènes rhodaniennes.

Grandes ambitions de l'empresa, cartels prestigieux à venir.

Manuel Varé Garcia « Varelito », Manuel Granero Valls, Rafael Gomez, « El Gallo » : el divino calvo.

Certaines affiches (2) pour la Pentecôte sont imprimées par l'entreprise  L'Homme de Bronze  (Arles).

Le Valencien Manuel Granero Valls, lors de la confirmation à Madrid de Martial Lalanda, voit sa carrière de météore (il a 20 ans) s'achevait sous la corne de « Pocapena » du Duc de Veragua. Les circonstances de sa mort, inspire à l'écrivain G Bataille, l'Histoire de l’œil.

Le sévillan Varelito est pris en estoquant « Bombito » de Guadalest à la Maestranza (3). Il rejoint Granero le 13 mai 1922.

Rafae, le torero de l'éphémère, bien vivant, ne voudra pas venir : cosas gitana !

Le cartel définitif sera Manuel Jimenez Moreno « Chicuelo » (parrain d’alternative et de confirmation de Martial Lalanda) , ce dernier est l'inventeur de la « Mariposa », et Pierre Pouly qui vient de confirmer son alternative.

Bilan laconique :

Vingt quatre piques, onze chutes de chevaux, un équin tué, Martial l'enfant roi pour sa présentation en France (4) sera bléssé.

Pour rendre l'atmosphère optimiste, je vous propose en apéritif la création de Louis Napoléon Mattéi (1897) le Cap Corse, qui était également sponsor (bien avant Ricard) de la Corrida du lundi de Pentecôte en 1922.

 

Abrazo Muy Fuerte à Robert Boymond.

 

Vendredi 1 décembre 2017

 

Traditionnellement de fin novembre au 24 décembre, c'est l'époque du calendrier de l'Avant, la période des fêtes ; puisqu'il se termine à Noël ; un joli truc avec des chocolats dans des petites encoches ; qui ravit les enfants.

C'est l'époque des cadeaux, comme celui fait à un des perturbateurs anti-corridas de la Goyesque de Septembre 2017 à Arles : 750 euros avec sursis.

Le prévenu ( la Provence du 29/11/2017) déclare « on s'en sort bien, il faut que nous soyons prêts à recommencer » !!

Un de mes amis dirait : « Viva la Pepa... »

 

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

8 MAS

  1. Levée des tridents : le 17 novembre 1921, une foule immense et cent cavaliers de la « Nacioun Gardiano », conduite par le Marquis Folco de Baroncelli Javon et l'avocat manadier Bernard de Montaut Manse, permettent de débouter la SPA de son action en justice, contre les corridas à Nîmes.

  2. Affiche originale propriété du photographe taurin Robert Boymond.

  3. Course de huit toros : au cartel Chicuelo, Lalanda, Granero.

  4. Il a toréé la première fois à 9 ans chez l’éleveur Don Luis Baena (Segovia).

     

Bibliographie :

  • Vingt passes, pas plus Charles Crépin mai 2013

  • Histoire de la Tauromachie en Arles Louis Gilbert Lacroix UBTF 1971