30. oct., 2017

José Nelo dit Morenito de Maracay par Jean François Nevière

José Nelo, dit Morenito de Maracay.

 

Beaucoup parmi les spectateurs présents hier à Samadet n’avaient jamais vu le grand torero que fut Morenito de Maracay.

Je dois avouer que la perpective de le revoir en festival, plus de trente ans après me procurait une double sensation d’attente et d’incrédulité. Qui est assez vieux pour s’en souvenir ( et malheureusement ou heureusement j’en fais partie) lorsqu’il se produisait aux côtés de Paquirri, de Nimeño II, d’Espla, c’était la fête ! il était le roi du quiebro, il faisait ce que fit aussi le grand pana: des poses des batonnets dans des terrains impossibles le long des barrières…

 

Mais je vous parle d’un temps….plus que lointain.

 

Hier Le maestro, pourtant toujours mince et athlétique n’était plus que l’ombre de lui-même. Né en 1955 un 23 août, le grand torero paraissait pouvoir tenir le choc, mais la vieillesse est un naufrage disait Chateaubriand ( et non de Gaulle qui ne faisait que reprendre la formule du grand Alphonse !) et quand on est torero a fortiori.

José nelo faisait hier sa despedida en France. S’est réservé pour celle qu’il fera en Espagne ?

On aura au moins eu le plaisir de croiser son regard et son sourire. Le torero aux 500 corridas dans les cartels les plus fameux restera quoi qu’il en soit une sorte de légende, comme ses confrères vénézuéliens les frères Giron, et espérons le demain pour lui : Manolo Vanegas.

 

Et quand on regarde les choses d’un peu plus près, n’oublions pas l’apport extrêmement important des toreros d’Amérique latine… à la volée, Cesar Rincon pour la Colombie, Roca Rey pour le Pérou, Adame, Flores pour le Mexique…et d’autres encore dans une époque plus ancienne.

Que seraient les lances de capote sans Gaona et Chicuelo ?

Photo Philippe Latour

Jean François Nevière