4. mai, 2017

SAMEDI A ST MARTIN Y comme Yonnet Par CHF

 
Si je tenais le bougre qui a éteint le radiateur des arènes, je lui collerais une baffe.
Le ciel bleu de St Martin et le soleil présent ne suffirent pas à réchauffer le site ou la température n’éxcédait  pas les 20 degrés au mieux de la journée.
La corrida Française fut dans l’ensemble intéressante sans jamais atteindre des sommets.
Octavio Chacon alterne entre attitudes de torero et de novillero, il possède des gestes de classe et soudain se perd les oies (ou les papiers c’est selon.) capable d’une réception de classe à la cape sur son premier, un Giraud très intéressant il laissa son picador pomper, vriller et “passer les vitesses, 1ère, 2ème et 3ème (quand on sait les dégâts que le balancier provoque) et se priva ainsi probablement d’une faena qui aurait sûrement été d’un niveau supérieur.
Une mini, demi, petite et “courtissime“ série sur la corne gauche, rétive et accrocheuse, aussitôt changée en séries droitière,  le priva en partie (avec la désastreuse épée de fin de faena) du trophée demandé par certains indulgents, dont les mouchoirs blancs étaient restés accrochés au fil à linge de la maison.
La présidence tint bon, grâce lui en soit rendue.
Son second : un “Jalabert“,  montra d’excellente disposition avant de se mettre à boiter (les piques dans les épaules pardonnent rarement..) la lidia fut comme la chaleur, espérée mais absente et tourna en eau de boudin. Silence.
Perez Motta connaît ses droits syndicaux : on ne travaille pas un premier Mai.
Il appliqua ce précepte et laissa filer un Pagès Mailhan applaudi aux piques et qui méritait un autre sort, quand à son premier le Granier s’étant éteint aussi vite que l’allumette de mon voisin dans les volutes du vent glacial, il laissa un souvenir aussi impérissable que “joyce et Dany“ écoutés dans Bide et chansons.
Javier Cortes réveilla ce que d’aucuns appellent : “le conclave“ (ne cherchez pas c’est nous.) peut-être que la troisième pique était de trop, et arrêta le Tardieu dans sa pelea.
Du coup il obligea le gamin toujours aussi courageux, à raccourcir les distances et assombrir la faena. Une mauvaise épée le priva d’un trophée.
Sortit le Yonnet,
Un beau toro, dans le type, violent et vite avisé.
Trois piques sous Gabin, dont la première poussée sur une dizaine de mètres. Une deuxième tombée et en arrière et une troisième mieux positionnée..
Peut être lui manqua-t-il une demi de plus, qui lui aurait fait baisser la tête, ce qu’il ne fit jamais jusqu’à la mort.
Batailleur mais réfléchi, le toro invita Cortes à un ballet au corps à corps que le gamin au courage connu ne refusa pas.
Il construisit sa faena passe après passe sans pouvoir lier, les cornes à hauteur de tête. L’épée “tendida“, ne fut pas concluante,  (descabello) et une vuelta méritée pour le gamin qui aurait pu espérer mieux si le Yonnet avait un peu baissé le mufle.
Le meilleur toro de la feria devrait se situer entre le “Giraud“ (le plus complet) et le
“Yonnet“  plus violent…mais plus “toro toro“.
 
 
CHF