17. avr., 2017

25 ème corrida de Pâques à Aignan, dimanche 16 avril 2017

Aignan, dimanche 16 avril 2017-04-17

Corrida anniversaire des 25 ans de la petite arène gersoise

Arène quasi pleine, beau temps

Président : Guy Tanguy, Assesseurs Christian Boubenne, Jacques Rozis

Toros : trois de Gallon, trois de Camino de Santiago, allant à mas en trapio et tamaño, de bonne présentation, bien armés mais comme piqués par la mouche tsé tsé, faibles et manquant de caste exception faite des quatrième ( Vuelta al ruedo ) de Jean Louis Darre et cinquième de Michel Gallon. Le défi ganadero, manquant de "lustre", a été néanmoins remporté par les toros de Bars du fer de Camino de Santiago de Jean Louis Darré. Mais notons que douze "piquettes" seulement furent "réparties"avec "le souci de l'économie".

Toreros : Manuel Escribano, qui relève d’une grave blessure, n’a visiblement pas retrouvé tous ses repères. Pas très bon aux banderilles, son toreo ne démontre pas la détermination qu’on lui  connait habituellement et on peut le comprendre, il aurait d’ailleurs refusé de se produire à Vic ce qui ne lui ressemble pas. Notons que l’homme a été châtié plusieurs fois dont deux sévèrement. Sa seconde lidia fut tout de même plus intéressante et plut au public de la placita ainsi qu’au palco et fut récompensée par deux oreilles généreuses pour une belle épée et pour le toro la vuelta al ruedo pour un toro légèrement piqué.    

Ivan Fandino,  hors du sitio la plupart du temps, avec le toro comme patron pour son premier une bonne demie faena, n’avait pas l’entraga des grands jours et le sorteo ne lui a pas été favorable. Notons que ses adversaires se sont montrés faibles. Il coupe néanmoins une oreille « magnanime » pour une deuxième partie de faena plus liée à Colido de Camino de Santiago.

Emilio de Justo, devant Jabalino des frères Gallon, developpa un toreo intéressant mais mal terminé par deux pinchazos, un mete y saca et une lame plate mais concluante. Son second, de Darre, ne lui permit pas d’exprimer sa technique mais il fut recompensé pour l'acier d'une oreille. C’est d’autant plus dommageable que c’est lui qui a démontré le plus de fougue et ses qualités sont indéniablement intéressantes. Il confirme par là, même dans ce contexte, ses prestations d’Orthez  et  Mont de Marsan. Une très belle épée conclut la tarde et laissera de lui une bonne impression.

Il convient néanmoins de féliciter Paul Bergamo et Jacques Rozis, ainsi que leurs collaborateurs pour l'organisation parfaite et également pour se battre afin de maintenir l'aficion dans ce joli coin du Gers.     

Berard ARSICAUD