10. avr., 2017

Cartelazo pour le 25 ème anniversaire de la corrida d'Aignan, dimanche de Pâques

De gauche à droite, Michel Gallon, Jérôme Bonnet, Patrick Laugier, Jean-Louis Darré et Paul Bergamo Président du Club Taurin d'Aignan

 

Thierry Cazaubon, l’aignanais chargé de l’organisation, aura attendu jusqu’au dernier moment pour être assuré de la présence d’Escribano, sollicité par Madrid. El Cid était pressenti. Mais finalement c’est Manuel Escribano qui, pour la première fois, reprendra l’épée en France, à Aignan, après sa cruelle blessure du 25 juin dernier à Alicante.

Il a été écarté des arènes tout le reste d’une saison qu’il avait commencé en graciant un toro de Victorino Martin à Séville. Séville où le garçon a éclaté en affrontant des Miura avec un succès qui lui a valu d’être déclaré triomphateur de la Feria d’Avril. Ivan Fandiño sera à ses côtés, après une grande saison 2016 et de nombreux succès, en particulier à Madrid. Enfin on trouvera la révélation de la dernière temporada française, Emilio de Justo, éclatant à Orthez, mais aussi avec des Victorino Martin, début octobre à Mont-de-Marsan.

Difficile de faire mieux pour une arène comme Aignan en réunissant un tel cartel. C’est tout simplement du niveau de Céret ou même d’Arles. Il est vrai que Paul Bergamo voulait faire les choses bien pour le 25e anniversaire de la corrida de Pâques.

C’est ainsi que côté toros, on trouvera trois Gallon. Ils étaient venus pour la première course en 1993. Ce jour-là l’éleveur camarguais Aimé Gallon avait présenté sa première corrida de toros. Les trois autres toros sont de Jean-Louis Darré, pour rappeler qu’au cours de cette même année l’éleveur gersois avait présenté une de ses premières novillada sans picadors.

Michel Gallon, Jean-Louis Darré et Jérôme Bonnet étaient accompagnés par Patrick Laugier, président des éleveurs de toros français. Il tenait à remercier l’effort d’Aignan de s’être exclusivement penché sur des élevages locaux. Manuel Escribano s’inscrit aussi au rang des bons souvenirs de l’arène. En effet, il y a une quinzaine d’années le torero de Gerena avait fait sur ce sable sa première novillada sans picadors.

La découverte sera évidemment du côté d’Emilio de Justo auquel on ne peut que souhaiter qu’il retrouve les réussites d’Orthez et de Mont-de-Marsan.

Jérôme Bonnet a présenté la novillada sans picadors qui sera combattu le dimanche matin… Très forte, elle sera toréée par deux jeunes espoirs espagnols, Juan Collado Diaz et Carlos Dominguez Cabrera. « Nous aurions souhaité avoir au moins un élève de Richard Milian. Mais comme personne, chez lui n’avait les capacités de se mettre devant un pareil bétail, il nous a dirigés vers ces deux garçons », explique Paul Bergamo.

Tout est en route pour d’excellentes Pâques taurines.

Jean-Michel Dussol