9. avr., 2017

Doux carteles de la Madeleine 2017 par CHF

 
Dans le temps, les affiches taurines qu’elles soient de simple papier, ou encore de soie pour les plus rares, étaient généralement fleuries et très travaillées.
On y trouvait pèle–mêle les noms des toreros, matadors et subalternes, parfois les picadors, et bien entendu les toros.
La corrida était barrée d’un “Extraordinaire corrida de toros“ sans savoir vraiment, si le mot : “extraordinaire“ s’adressait au fait que la corrida était unique ou rare donc extra ordinaire, ou si celle-ci allait être triomphale, les deux peut-être ?
Généralement aussi, l’élevage était annoncé, parfois avec des qualificatifs du genre : “les terribles“ XXX tous certifiés “limpios“…(sic)
Et leur image, cornes, muscles et autres était (et reste) bien loin des réalités de l’arène, car il y a loin de l’affiche au sable.
La “Com“ est partout, tout le temps, dans les années 80 Coluche en avait fait un sketch avec “le nouvel Omo“ qui lavait plus blanc que blanc.
Qu’on l’appelle réclame, pub ou communication, aujourd’hui, notre boite aux lettres, notre téléphone, notre ordinateur, notre télévision, notre entrée de ville, notre boutique préférée, notre stade tout est publicité.
Quelques essais de pub dans une arène avaient été réalisés, ainsi Tio Pépé “la boisson“, quelques marques de “Tacos“ ou autres “Puros“ peints sur les burladeros ne durèrent pas.
Mais, j‘en sais qui y pensent sérieusement. Je trouve parfois drôles, parfois ridicules les annonces faites à grand renfort de clips (Ceux de Morante sont parfois iconoclastes) le cirque médiatique que Casas impose à Madrid avec annonce des cartels en soirée de gala style bienfaisance, ou encore un mano a mano dans un ring en sont la preuve qu’il veut ringardiser les prédécesseurs et montrer tout le modernisme ambiant car la tauromachie doit être moderne, c’est sans doute pour cela que l’affiche de Mont de Marsan a été réalisée par Christian Lacroix …qui en son temps dessinait le sable Nîmois, (Et qui est très belle)  ne fait aucun rappel au toro : le torero, oui, la danseuse oui, mais pas l’ombre d’une corne…bref… les cartels annoncés, à l’exception du dernier jour ou les Adolfo Martin fouleront le sable Montois ne comportent plus qu’une seule corrida torista (et qui tombe en même temps que Orthez, tant qu’à faire que de se tirer des balles dans le pied…bref). Et pourtant on nous le répète, il faut sauver la tauromachie…oui mais laquelle, et comment quand des villes proches ne peuvent même pas s’entendre.
Les appels, les mails que je reçois, les messages venant de différentes arènes ne cessent de m’expliquer combien ça va être bien, et remplacent les affiches par les susdits médias de communication, mais si peu de toros.
Du “merveilleux“ (sic) “costar rida“ Istréen en passant par les turpitudes lyriques des uns et des autres, ou le toro n’est plus qu’un faire valoir on ne sait plus à quel saint se vouer…heureusement la gentillesse d’Alberto Lamelas rencontré au Moun, nous a rappelé qu’il existe encore des mecs courageux pour se mettre face à de véritables toros.
Mais ça n’est pas si grave, les mêmes toros qui pullulent partout, sont comme la Pub d’Antenne de 2  de l’époque…ah doux doux doux doux doux….
 
CHF