Que reste-t-il de ces beaux jours, une photo, vieille photo de ma jeunesse.

 

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José Valles Gascòn est né le 19 juillet 1915 à Torrecilla de Alcañiz (Province de Teruel). Avec son père Franscisco et sa sœur Pilar, ils vont déménager à Saragosse dans le quartier de Movera . Ils sont ouvriers agricoles . José a le nez camus (écrasé), il devient Chato de Movera.

 

Sa carrière de novillero le fera défiler au paseo à Saragosse, Huesca, Tudela, Calatayud, Logroño ( deux oreilles et une queue).

Il débutera avec picadors à Saragosse en 1937. En 1941, Balaña s’intéresse au « torero élégant de l'aragonais).

Pour Barcelone c'est impossible, le père de Chato est socialiste. Dans cette ville José n'y gagna que le nez chato lors d'un combat de boxe.

Il torée le 7 juillet à Paris au vélodrome d'hiver avec Luis Muñoz.

 

En avril 1946, il s'installe à Arles, il avait fermé la plaza le 17 mai 1940 avec Jaime Blanch.

Il va la rouvrir après la deuxième guerre mondiale le 12 mai 1946 avec Carnicerito de Mexico et El Colombiano. Course mixte novilllo et toro de Pouly. La raison, le 28 avril , Chato est devenu matador de Toros ,(alternative non reconnue à Céret en Roussillon), des mains de José Gonzales « Carnicerito de Mexico » et Manuel Pulido « El Colombiano », Toros de Pierre Pouly (Pardi!)

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Il est répété le 9 juin avec Paco Bernal, Eduardo Chiva devant des Tardieu, triomphe absolu, il coupe trois oreilles et une queue (fait rarissime à Céret).

 

Il va toréer à Fréjus, Arles, Béziers, Brive, Dax, Bordeaux où il va recevoir un coup de corne majeur le 28 juillet, Toros Bonnaud, Jalabert.

Il sera au cartel de nombreuses novilladas dites « économiques ». En 1953, il devient banderillero, il se coupe la coleta le 20 octobre 1974 à Mèjanes.

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Il animera de son sabir, et de sa voix tabagique « les tertulias de verdad » de la place du Forum.

Il prodiguera quelques conseils à des jeunes de l'époque : José Caparros, Curro Caro...

Le 15 avril 1990, en pleine Féria de Pâques à Arles, l'ensemble des clubs taurins lui rendra hommage dans la salle d'honneur de la Mairie.

Le 22 mai 1992 au Bar le Tambourin à l'heure du café con leche, sa chaise resta vide, à jamais...

 

«  Nous sommes libres de lutter contre le sommeil de la mémoire et du cœur, de vaincre en nous la puissance formidable de l'oubli » François Mauriac, 1939.

 

Dimanche 15 janvier 2017

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

 

Bibliographie :

Histoire de la Tauromachie à Bordeaux A Laffront UBTF 1982

Histoire de la Tauromachie en Arles Louis Gilbert Lacroix UBTF 1977

Histoire de la Tauromachie à Céret Claude Sabathé UBTF 1993

 

Crédits photos :

Photo 1 collection privée José Caparros

Photo 2 droits réservés collection personnelle

Photo 3 Jean Claude Biec

 

Titre : « Que reste'il de nos amours » Charles Trenet 1942