5. déc., 2016

Ferrade du 4 décembre ganaderia Malabat

Hier, dimanche 4 décembre s'est déroulée la ferrade d'hiver de la ganaderia Malabat, à Brocas-Les-Forges avec un temps de saison très agréable.

 

Chaque passage, dans cette « bonne maison », laisse une impression bizarre d'inachevé car, au delà de l'aspect professionnel, au moment du départ, on a envie de rester ! de partager plus avec ces gens aimables dans ce lieu chaleureux. Pour avoir eu la chance d'aller au campo à de très nombreuses reprises, en France, en Espagne et ailleurs sur la planète toro, c'est quasiment le seul endroit qui me procure cette sensation. L'esprit de famille bon enfant nous gagne et l'on se sent « comme à la maison » ! Merci pour votre compétence et votre gentillesse Mme et Mr Fasolo, les filles et les amis qui participent activement au bon déroulement de la prestation.

 

La ferrade du matin, sous un beau ciel d'hiver, est impressionnante pour les novices et toujours pleine d'intérêts pour les habitués. En effet, six fers différents, plusieurs piqures sont nécessaires au marquage et à la prophylaxie car, bien évidemment dans son propre intérêt mais aussi pour rendre la tâche réalisable, la bête est immobilisée, (ici dans un cajon). Le spectacle, l'odeur du poil grillé peuvent, en effet, incommoder certains malgré le professionnalisme des intervenants.

 

Le repas roboratif lando-espagnol : garbure, toro à la broche, tourtière, est le bienvenu après les frimas du petit matin.

 

L'aprés-midi, dans la placita du lieu, quatre vaches furent tientées pas Juan Bautista Molas, le dacquois. Ma foi les descendants du Conde de la Corte par Atanasio sont toujours à la hauteur de leur réputation. Rappelons que par Bernabe Cobaleda, cette origine a du sang Carriquirri navarrais ( installé avant 1909 dans les Bardenas ). Je profite de l'occasion pour souligner la tristesse qui m'anime à l'évocation de ce grand nom dont la finca s'est convertie à la « vente d'épicerie fine » !!!! Campocerrado ( région de Salamanque ), en effet, malgrè l'immense travail accompli par la famille d'Atanasio Fernandez pour hisser ce fer à la hauteur d'un encaste, est contrainte, à la mort du patriarche, à faire passer sa camade entière à l'abattoir pour transformer les lieux en finca touristique en vue de la vente de.... «  jamon et de pâté de porc « ! Destin cruel pour un fleuron de la tauromachie !

 

Parenthèse refermée, le jeune dacquois qui a la planta torera nous a gratifié d'un toreo de douceur et d'élégance et a qui su installer le dominio devant ses adversaires de façon très naturelle ( sans jeu de mots ). Je disais pleine d'intérêts même pour les plus aguerris et bien pour la première fois, j'ai pu voir à Brocas, dans nos Landes, une « piquera » ou « picadora » en action. Marlène, la jolie blonde de la maison ( Fille de Mme et Mr Fasolo ) a officié la puya en mains pour la tienta de « sa troisième locataire ». Spectacle émouvant mettant en valeur deux bravoures celle de la belle et celle de la bête !

 

 

Merci à tous les acteurs pour cette belle journée.

Photo : Jean Marie Crampes 

Bernard Arsicaud