18. févr., 2018

Communiqué de l’UVTF -

« Ainsi que le monde taurin français s’y était engagé lors des «Rencontres Animal et Société» organisées en 2008, et conformément à la Fiche d’Inventaire ayant abouti à l’inscription de la Tauromachie au Patrimoine Culturel Immatériel Français, le Guide éthique des Pratiques Eco-Responsables de l’élevage du taureau en France est aujourd’hui une réalité.

 

Grâce à l’implication du secteur dans son ensemble, des professionnels de l’élevage, des vétérinaires, et sous l’égide de l’Observatoire National des Cultures Taurines, de l’Union des Villes Taurines Françaises et du Parc régional de Camargue, ce guide a pour but de montrer les valeurs éthiques, écologiques, environnementales et économiques d’un élevage.

 

De nombreuses contrevérités ont été formulées en raison de sa spécificité et du mystère qui l’entoure, bien qu’il aille au-delà des critères du bien-être animal : dans les élevages de taureaux de combat ou de jeu, l’animal, admiré pour sa bravoure et sa puissance, est depuis toujours l’objet d’une véritable vénération ».

Ce guide peut être téléchargé à l’adresse suivante :

http://www.uvtf.fr/guide-ethique-pratiques-eco-responsables-de-lelevage-taureau-france-pdf/

Bernard ARSICAUD

9. févr., 2018

 

 COMMUNIQUÉ

L’UVTF et l’ONCT se sont réunis hier à Madrid avec l’Union des Toreros, l’Union de Criadores de Toros de Lidia et l’Union des Picadors et Banderilleros espagnols, pour leur présenter les résultats du travail effectué à ce jour et les objectifs poursuivis en 2018 pour la défense, le développement et la transmission de la culture taurine, conformément au plan dans lequel tous les organismes professionnels sont impliqués depuis 2015 au côté du monde taurin français, en cédant 1% des honoraires et contrats perçus dans notre pays.

Le président délégué de l’UVTF, Yves Ugalde, maire adjoint à la culture et à la tauromachie de Bayonne, a réaffirmé en préambule la volonté politique des maires des Villes Taurines de défendre la Tauromachie et de poursuivre les actions prévues par le Plan dont la mise en œuvre est assurée par André Viard, président de l’ONCT et commissaire de l’exposition Tauromachies Universelles. Olivier Baratchart, directeur des arènes de Bayonne et président de l’Association des Organisateurs de Corridas et Novilladas du Sud-Ouest, détailla ensuite le bilan des actions menées. Au niveau financier, l’apport conjoint des trois entités professionnelles espagnoles représente 35% des recettes annuelles, l’apport des Villes Taurines au travers de leurs cotisations et des aficionados, par le biais des 50 centimes d’euro prélevés sur chaque billet dans la plupart des arènes, représentant les 65% restants.

Parmi les réalisations liées au Plan durant ses trois premières années d’exercice, André Viard mentionna la production du documentaire Tauromachies Universelles en trois langues et la fabrication de deux jeux de l’exposition qui l’accompagne, deux outils pédagogiques qui servent de support au travail de transmission effectué au travers de nombreuses opérations menées dans les régions taurines depuis deux ans.

Le catalogue de l’exposition et le DVD du documentaire édité par l’UVTF et l’ONCT fut également présenté et offert aux entités professionnelles espagnoles, auxquelles il fut expliqué qu’ils servaient de supports aux relations entretenues avec les parlementaires, ministères, rectorats, régions et départements, pour leur exposer et faire prendre en compte la valeur culturelle de la Tauromachie.

 

Fut également présenté et offert aux organisations professionnelles espagnoles le livret didactique intitulé "La Course de Taureaux", dont un premier tirage fut édité en décembre à 150 000 exemplaires, lequel propose un récit fondateur de la culture taurine au travers des éléments présentés de manière plus extensive dans les Tauromachies Universelles. Ce livret sera distribué gratuitement tout au long de l’année 2018 dans les collèges, lycées, villes taurines, mairies, offices de tourisme, etc... pour diffuser de la manière la plus large possible les valeurs universelles dont est porteuse la Tauromachie et renouer ainsi le lien distendu avec les générations futures.

Les actions juridiques et institutionnelles menées par l’ONCT et l’UVTF auprès du gouvernement et du parlement pour renforcer le statut de la Tauromachie en France furent également évoquées. Au terme de ces rencontres, l’UVTF, l’ONCT, le UT, la UCTL et la UNPBE ont réaffirmé leur volonté de poursuivre ensemble les actions entreprises et se sont félicités de la convergence de vue et d’objectifs entre les acteurs institutionnels de la France et de l’Espagne taurin.

2. févr., 2018

MINOTAURE : LE TAUREAU DE MINOS

 

photo 1

 

 

MINOTAURE : Le taureau de Minos

 

 

 

Sous le pinceau du Maestro Luis Francisco Espla, l'affiche feriale du Riz 2016 , avait pour la première fois rencontrée la Mythologie avec l'enlèvement d'Europe (1).

Cette étreinte entre Zeus et la jeune femme donna naissance au Roi de Crête Minos.

Pour la feria pascale 2018, l'expérience est renouvelée avec un Minotaure « ramboïsé ».

Bref résumé du scénario :

Thésée, issu de la maison (casa) grecque, version Athènes, est le fils de Ethra, la co-paternité est assurée par le Roi Egée et le Dieu Poséidon.

Thésée, avant l'alternative crétoise, s'essayera avec succès sur le taureau de Marathon ( Pueblo historique de départ de la célèbre course de 42 km 195 m).

Le Minotaure est d'origine grecque, mais encaste Crétois. Il est le fils de Pasiphaé (reine de Crête) et de Poséidon ! Qui a pris la forme d'un taureau blanc (ensabanado) pour la séduire.

La réalisation de l'Acte étant facilitée par le Géotrouvetout de l'époque : Dédale, qui a construit une vache en bois recouverte d'une peau de génisse.

L'honneur du mari, le Roi Minos, est sauf.

Pour des raisons politico humanitaires :

Thésée va affronter et « estoquer » avec un glaive , le monstre, la plaza étant un labyrinthe, conçu par l'inévitable inventeur Dédale.

La sortie sera retrouvée par Thésée grâce à une bobine de fil confiée par Ariane (fille de Minos) amoureuse du torero , pardon du héros.

La suite de cette dramatique familiale et consanguine, est dans la version hellénique , « Plus belle la vie ».

La symbolique de l'affiche peut donner lieu à des multiples interprétations.

  • Le Minotaure se vêt de la chaquetilla, c'est le geste du vainqueur, le trophée, le scalp. Le torero a perdu, la Bête a gagné, il hurle son triomphe.

    Presque une pensée animaliste.

  • La veste est sur un seul bras, c'est une mutation, le toro et le torero ne font qu'un : ambivalence. Le torero doit avoir une forme d'intelligence animale, en piste ( terrain, querencia).

  • Le Minotaure symbolise ce Dieu vivant (2) ,représentant les pulsions les plus instinctives de notre subconscient.

    Son combat devient une épreuve initiatique, la victoire de la Vie, sur les forces du Mal, par la Mort du Taureau (Tauroctonie) (3), une forme d'absolution.

    Ce drame philosophique et religieux voire l'interprétation psychanalytique qui découle, va être un véritable « remate » pour les protectards.

 

photo 2

 

Notre toro de Minos a inspiré une kyrielle d’artistes : Rodin, Picasso, et la grande dame brune Barbara. Il a largement illustré les jeux vidéo type « Street fighter » d'où le look body buldé.

Le concepteur « INKS TAPPS » l'a même fait arlésien. La boucle de son ceinturon arbore un Lion.

Normal, c'est la Feria d'Arles 2018.

 

Brindis à la Torera Cristina Sanchez pour son implication majeure dans la défense de la Fiesta.

 

Vendredi 2 février 2018

Jacques Lanfranchi «  El Kallista ».

 

  1. Europe et le Taureau, Jacques Lanfranchi Corrida France Septembre 2014)

  2. Le Taureau , ce Dieu qui combat, Marie Mauron (1949) Albin Michel

  3. Tauroctonie : le Dieu Mithra égorge le toro dont le sang fertilise le Monde.

Crédits photos

photo 1 : arènes d'Arles

photo 2 Oeuvre Kawan Nawak

31. janv., 2018

                   Il faut que les lignes bougent !

 

     La France taurine a la chance d'avoir pour témoin l'Association Française des Vétérinaires Taurins dont les experts effectuent un travail essentiel et remarquable ; qu'ils en soient ici remerciés.

Une de leurs compétences intéresse particulièrement notre fédération en ce qu'elle contribue à préserver l'intégrité du taureau de combat. Ainsi depuis 20 ans les vétérinaires taurins effectuent des prélèvements de cornes dans les arènes de première catégorie selon le protocole défini par l'Union des Villes Taurines de France.

Initiative heureuse et appréciable : une étude statistique devrait être engagée sur cette longue période afin d'exploiter les données recensées et, espérons-le, de confirmer l'impression ressentie par les vétérinaires selon laquelle la situation s'est progressivement assainie avec le temps. Nous voudrions bien le constater aussi nous en attendrons la publication avec intérêt, gourmandise et prudence.

 

     Chaque année, donc, les cornes prélevées de manière aléatoire sont analysées et mesurées, l'expertise établissant les écarts avec la norme définie et communément admise. Ces résultats sont la propriété de l'UVTF qui, selon le règlement taurin municipal, les communique ensuite aux villes taurines, aux éleveurs et aux associations d'éleveurs concernés. L'initiative appartient ensuite au maire de formuler une éventuelle demande de sanction après consultation de la Commission Taurine Extra Municipale.

Demeurent cependant les situations particulières qui ne respectent pas le cadre. Á ce titre la présentation inadmissible des taureaux vendus en juillet 2017 par Miura à Céret nous fournit l'occasion d'évoquer le sujet en toute transparence. En effet l'ADAC, qui n'y est pas tenue, fait l'effort de faire expertiser le bétail combattu selon ledit protocole. Ainsi a-t-elle publié de sa propre initiative les résultats non équivoques établissant que 5 taureaux sur 6 étaient non conformes.

 

     Certes le règlement prévoit des sanctions mais la solution n'est pas que là. En effet de telles décisions ne peuvent être que velléitaires avec des effets trop incertains. Elles existent, c'est bien, mais c'est insuffisant ! Il faut aller plus loin. La force incontestable de ce travail doit être exploitée différemment et optimisée. Il faut que chaque année soit publiée l'expertise de l'ensemble des taureaux prélevés dans les arènes françaises. C'est à ce prix que les professionnels, toreros, apoderados, éleveurs et organisateurs sauront qu'en France la vigilance est bien réelle et permanente ; pour ce qui les concerne les aficionados sauront toujours agir en fonction de leurs intérêts et surtout de l'exigence qu'ils attachent à voir combattre des animaux à l'intégrité préservée...

Le traitement des cas punissables ne suffit pas, l'état général de tous les taureaux doit être garanti à celui qui paye, à savoir le public ! La solution passe donc par la transparence et la communication. La pression qui en résultera ne peut qu'amener les professionnels à tendre vers un plus grand respect de l'aficion qui... les fait vivre. Il est évident que l'UVTF tirerait bénéfice de la publication régulière des expertises, cela se pratiquait il y a encore quelques années. Elle tirerait aussi d'autres avantages en encourageant les arènes de deuxième et troisième catégorie qui le souhaiteraient à pratiquer elles aussi des prélèvements de cornes.

 

    La vigilance doit rester de mise, la valorisation de ce travail incontestable doit être amplifiée, c'est le sens de la demande que nous formulons auprès de l'UVTF pour qu'elle reprenne la publication des expertises.
23. janv., 2018
 

 

photo 1 (2)

 

 

MECANIQUE ET TAUROMACHIE

 

 

Jusqu'en 1880, on conduisait les bêtes en troupeau pour changer le lieu de pâturage ou du mas jusqu'au lieu de course libre.

En Provence, c'était l'abrivado à l'aller, et le retour, la bandido.

Ce cheminement terrestre se révélait une véritable épopée, imaginez un lot de Miura (Andalousie) devant être lidié à Bilbao, Madrid...

Pas d'excédant de graisse, ni faiblesse de pattes.

Le progrès finit par gagner les campagnes.

Avec l'invention du char à taureaux « Lou Carri » (1), le véhicule était hippomobile, à roues indépendantes, c'était une caisse sans fond, les animaux marchaient dans une cage roulante.

 

photo 2

 

 

En 1863, fut conduit le premier Toro de Madrid à Barcelone (Plaza la Barceloneta) dans un cajon roulant, l'idée était de Don Pascual Mirete.

L'heureux voyageur de la ganaderia Doña Gala Ortiz, l'engin avait un fond.

La première version automobile fit son apparition dans la manade franco-russe , propriété de Joseph Durand (grand père de Rolland) avec un système de bât flanc (méjean).

Plus tard, cela deviendra des compartiments individuels .

En Espagne, le début du 20ième siècle voit l'arrivée des caisses (cajon), et l’acheminement par voie ferrée, sur des wagons habilités (2).

Les toreros profitent eux aussi du progrès mais dans des équipements voyageurs.

Ce type de transport permettait la sortie des animaux en piste, avant les mises au toril (chiqueros)

 

photo 3

 

Le desencajonamiento ou desencaronada.

L'arrastre, à la mort du toro se fait avec un attelage de mules, voire avec un char « benhurien » comme était celui d'Arles, il y a quelques années.

Il existe des variantes incongrues avec les engins motorisés.

 

photo 4

 

 

photo 5

 

 

« Le paon fait la roue, le hasard fit le reste » ( Jacques Prévert)

 

Jacques Lanfranchi

« El Kalllista »

lundi 22 janvier 2018

 

  1. un des premiers chars avec fond se fit à Raphèle dans les ateliers Paul Frères pour Cyprien Saurel, « le gnoque » Arrière grand père de Magali Dunan

  2. Il y a une vingtaine d'années, les cages étaient acheminées des corrales de Nîmes (route de Beaucaire), aux arènes par camion plateau.

  3. Le 5 juin 1958, à Tolède, un toro dévolu à Julio Aparicio père fut renvoyé au toril , on utilisa un camion de pompiers.

Photos DR

Bibliographie :

  • La tauromachie française en 1900 album Toros 1 1982

  • gazette UBTF n°62 octobre 2017