25. mai, 2018

 

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POLISSE

 

Aucune référence au film de Maiwenn sur le quotidien de la Brigade de protection des mineurs, juste un titre humoristique pour ces quelques lignes qui essayent d'être lucides.

A l'issue de la feria de Bilbao 1976, devant l'indigence des spectacles présentés, dans le sanctuaire de la rigueur taurine, une poignée d'aficionados français décident de réagir.

Avec la bénédiction de Jean Pierre Darracq « El Tio Pepe », est lancée l'idée de l'ADA (association des aficionados) confondue à une époque avec celle de la défense des animaux !

Le concept est finalisé le 12 décembre 1976 à Arles, la section rhodanienne sera le premier maillon de l'ANDA, Association Nationale des Aficionados.

Un vœu pieux en bannière : la défense du taureau de combat et des principes de sa lidia ; « Vaste programme » , aurait dit le général De Gaulle.

Les moyens : un maillage Sud Est, Sud Ouest avec des sections à Arles, Bayonne, Beaucaire, Béziers, Bordeaux, Fréjus, Mont de Marsan, Montpellier, Palavas, Nîmes et Paris.

Présence dans les CTEM, conférences, films, flyers pédagogiques à l'entrée des arènes...

Les armes : une forme de Prix Citron et Orange spécifiques (1) : Egoïne d'or, Râpe d'argent, Lime de bronze attribuées aux élevages soupçonnés de manipulations de cornes frauduleuses.

Mais aussi des palmas, des pitos et la Plume d'Aigle (littérature, journalisme).

Pendant trente ans, elle fut le poil à gratter (et plus) de nombreux taurinos : organisateurs, toreros, éleveurs, journalistes.

Cette aficion militante créa au-dessus du Patio de Caballos à Vic Fezensac un tendido 7 à la française. L'équipe de l'horloge !

Inutile de vous relater les florilèges verbaux avec les membres du CTV depuis le callejon, les propos peu accorts et autres gestuelles crues avec les acteurs du ruedo(2).

Pour ma part, j'ai « kidnappé » l'horloge des arènes, un lundi de pentecôte, déçu par la prestation en piste (3) avec l'ami Jean Marc Colomar.

 

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Le 19 mai 2018, lors de la corrida , Valdellan- Los Manos, un aficionado au verbe haut exprime son mécontentement au torero Ritter pour sa prestation, qui remplaçait Manolo Vanegas blessé.

 

Il est vrai qu'il est inutile de connaître ou pas la profession de la mère du torero (hijo de …) ou la propension de ce dernier à préférer les gallinacées aux cornipèdes (torero de gallina).

 

Un escadron de quatre gendarmes me semble disproportionné pour ce trublion.

Le personnage me semblait ni un zadiste, ni un black bloks, les vigiles auraient suffi.

 

Après trois décades d'activisme, l'ANDA a été dissoute en 2008.

C'est heureux, car pas mal de membres, j'en fis partie avec Evelyne, seraient en quartier de haute sécurité avec des peines de détention incompressibles.

 

L'aficionado a los toros a, de nos jours, beaucoup de devoirs : se faire insulter en allant aux arènes par les anti corridas, supporter le bruit de ces mêmes énergumènes, être fouillé, payer son bracelet pour être dans l'espace férial et payer sa place aux arènes.

 

Oui, je sais Vigipirate !

 

En mai 1947, le public déçu brûla les arènes d'Arles , les années contestataires (70,80) virent fleurir calicots et autres banderoles dans les tendidos, affichant des messages.

J'ai eu la chance de connaître les populaires à une certaine époque, de nos jours les étagères, dont le peuple exprimait avec force et véracité, ses convictions taurines.

Quant aux droits, de l'amateur de toros : applaudir ou se taire, une véritable peau de chagrin.

Un scénario aussi important pour l'aficion que dans « Polisse » pour les mineurs.

 

Attention fragile.

 

 

Vendredi 25 mai 2018

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

 

Bibliographie

ANDA 1977-1987 10 ans d'aficion militante

 

 

notes

  1. prix citron, orange : événement mondain parisien pour caractériser le plus mauvais caractère, le plus sympa dans le show-business. Depuis 1981, attribué seulement sur le circuit pro de tennis

  2. un happy end : un des multiples présidents de l'ANDA, Monsieur Berlandier devint citoyen d'honneur de Vic, il y a quelques années.

  3. Je l'ai rendue sans rançon ; quelques mois après avec des piles DURACELL neuves et une nouvelle étanchéité du cadran !

 
24. mai, 2018

 

24 MAI 2018

 

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VIRTUOSE... Gabin Rehabi, picador, un statut complexe à porter!

 

Dimanche 20 mai, 11 heures à Vic Fezensac Corrida Concours de la feria 2018.

Nous attendons tous le toro Aviador de Los Maños et le picador Gabin Rehabi en sixième position. Après un très bon début avec "Olivito" de la ganaderia La Quinta, son maestro Lopez Chaves et son picador Oscar Bernal, nous avons déchanté avec les quatre autres toros présentés. Nous commencions à douter aussi de l'engagement  de Tomas Campos après sa lidia déplorable du Toro de remplacement de Charlotte Yonnet.

Bref, nous arrivions tous comme des morts de faim à la sortie du toro de la ganaderia Los Maños, en se disant tout bas, il va se passer quelque chose ! Enfin.

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 La Reseña de Toro Bravo, site de Patrick Colleoni résume bien le résultat de la lidia de sixième toro: "

"Aviador, n° 32, de Los Maños, né en avril 2014, cardeno.
Matador : Tomas Campos.
Picador : Gabin Rehabi monté sur Asq.

Après quelques véroniques et demie, le bicho fut piqué à trois reprises par Gabin, applaudi à son entrée et sifflé à sa sortie pour avoir piqué par trois fois sans grand brio, enfermant le bicho à la première rencontre, puis pompant sur le fer à la seconde placée en arrière. Au dernier tiers, Aviador manifesta le même comportement que ses frères de la veille, compliquant la tâche du garçon peut-être un peu vert pour ce genre d’exercice. Quelques muletazos arrachés sur les deux bords, puis des difficultés avec la rapière en quatre assauts pour une lame basse au final qui dut être complétée par deux descabellos. Silence."

 

Je pourrais ajouter celle de Corrida France écrite par Thierry Reboul :

"Tous les espoirs du public et des organisateurs reposent sur Aviador de Los Maños, élevage vainqueur des deux précédentes éditions. Le toro est bien présenté. Il est très mal lidié et piqué au premier tiers ce qui provoque la colère du public. Les nombreux capotazos au second tiers achèvent de décomposer un toro juste de caste. Tomas Campos, dépassé au premier tiers, manque de sens de la lidia au troisième. Il n’arrive pas à se colloquer avec le toro et à lui tirer les quelques muletazos que son fond de noblesse permettait. L’édition 2018 du concours vicois s’achève sur une mise à mort laborieuse reflet du faible niveau d’une course qui est à vite oublier."

Je voudrais bien vous faire lire la page de Zocato ou celle de Jean Michel Dussol dans Sud Ouest et la Dépêche, mais je n'ai pas pu garder les journaux et je voulais partager avec vous ces textes dans l'intégralité de la description de la lidia de ce toro.

Que s'est-il passé pour que nous soyons privés de dessert ! Comme des enfants, nous attendions le champion Gabin Rehabi, le virtuose, qui , à lui seul, peut récupérer et grandir bien des situations difficiles pour son matador, pour le public, pour la beauté de la Corrida.

Virtuose : définition du Larousse : Instrumentiste capable de résoudre, avec aisance, les plus grandes difficultés techniques. Personne extrêmement habile dans un art, une technique, une activité : Un virtuose du pinceau.

 

Depuis  treize ans, nous nous sommes pris au jeu tant ses talents de picador et de cavalier nous subjuguaient ! Pour nous, cela n'est pas grave, nous sommes spectateurs, mais pour lui, c'est un fardeau supplémentaire à porter dans un spectacle où il n'est pas la vedette , où son travail "piquer le toro" permet à un autre, le matador de triompher et avec lequel, il entretient un lien de subordination en étant son subalterne rémunéré.

 

Nous comprenons cette réalité délicate en corrida formelle et nous admettons parfois à l'encontre de nos convictions toristas (amoureux du toro et de son combat) que le toro soit très peu piqué compte tenu des forces qui doivent être conservées pour le troisième tiers, voir aussi pour le deuxième quand le maestro pose les bâtonnets. Et parfois diminuées gravement pour faciliter le troisième tiers.

 

Mais en corrida concours ( de plus en plus rares d'ailleurs), nous accordons une place particulière aux picadors en leur attribuant un prix, Vic donne même un prix supplémentaire à la meilleure brega qui implique les banderilleros. C'est mettre en exergue ce que nous oublions parfois LE TRAVAIL D'EQUIPE de la cuadrilla en faveur du Torero et surtout dans l'accomplissement de son contrat : lidier et tuer le Toro. Un univers de compagnons !

 

Personnellement, j'aimerai que toutes les corridas soient organisées comme les concours pour la mise en valeur des qualités du Toro. Et permettent de récompenser ainsi le travail de tous. 

 

Que s'est-il passé dimanche matin pour que notre virtuose Gabin réduise les difficultés par le bas ? Pique de côté au premier assaut, qu'il rectifie en place tout de suite, pompage à la deuxième, meilleure la troisième (photo ci-dessous), pour qu'il ferme la sortie en appuyant sur les rênes vers l'intérieur sur le toro...

 

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Plusieurs points que je voudrais partager avec vous :

Faire de Gabin Rehabi, le champion de Vic, le picador de Vic, c'est bien pour les organisateurs, pour les aficionados, pour le premier tiers, pour l'éducation du public néophyte, mais est-ce bien pour lui ? Et pour son art de piquer ? Et pour son avenir ?

Imposer Gabin à l'un des maestros qui sera au cartel, est-ce une bonne chose pour la lidia du toro qui suppose un travail d'équipe ? Équipe composée de personnes qui se connaissent et qui, par leur expérience professionnelle, font des suppositions sur le comportement des toros à lidier. L’ensemble de l'équipe du jour peut avoir mis au point une stratégie pour combattre qui ne sera pas forcément dans le sens de celle souhaitée par les organisateurs ou le piquero de la Plaza …et les aficionados.

Imposer Gabin, c'est bien pour nous, pour lui, pour la lidia à cheval du toro dans la mesure où il peut résoudre les difficultés par le haut, en faisant "briller" le toro, comme on dit en Camargue. En mettant aussi en lumière le dressage et les qualités des chevaux de la cuadra engagée. Et donc préparer le toro pour son maestro.

Imposer Gabin, c'est avoir la surprise de le voir réduire le toro avec la manière, si son maestro l'y autorise, mais aussi, il peut lui arriver de devoir obéir aux ordres que je ne commenterai pas , mais nous ne sommes pas naïfs.

Imposer Gabin, c'est faire augmenter le risque que nous le voyons de moins en moins, le risque de l'empêcher de rejoindre une cuadrilla, et d'avoir la chance de travailler pour un maestro. En espérant qu'il tombe sur un torero aussi aficionado "a los toros" que lui et nous, pour vivre ensemble de grands tiers de piques pour des toros braves.

Les cris «  Allez Gabin » à la sortie de chaque picador, m'exaspèrent au plus haut point, c'est galvauder une noble profession et créer une gêne dans la confraternité qui l'habite.

Non Gabin, ne pique pas pour lui. Vous n'avez jamais discuté de toros ou d'aficion avec lui. Il est très pédagogue et extrêmement professionnel dans ses jugements. Comme le disait, le regretté Jacques Monnier : "Il n'y a que le picador qui sait ce qu'il reçoit dans le bras" lors de la charge du toro et qui sait ce qu'il convient de faire en accord avec son maestro. Le public est libre d'apprécier ou de manifester !

Le maestro et chef de lidia Domingo Lopez Chaves, en le raccompagnant Dimanche matin à la porte du patio de caballos, lui a dit : «  Gabin, c'est pas grave, tu es un grand professionnel, un grand piquero, Moi j'ai failli avec les aciers, ce n'est que partie remise, on continue, on avance ".

Gabin a travaillé pour son maestro, mais comme nous l'avons constaté le maestro en question, n'a pas utilisé le travail fait par son piquero !

En voulant Gabin dans les ferias toristas, dans les corrida concours, en donnant des arguments maladroits pour le mettre en avant, nous sommes sans le savoir ceux qui font que sa profession ne le comprend pas et même responsables du fait qu'il n’intègre pas les courses ou les cuadrillas à qui il apporterait beaucoup. Cela l'aiderait sans doute à moins essayer de se justifier sans cesse, ce qui quelquefois lui nuit.

On sait tous que ce milieu est complexe : jalousie, dinero, chasses gardées, mais de grands piqueros , tout aussi virtuoses et complexes que Gabin (Efren Acosta, Anderson Murillo, Tito Sandoval, Juan Jose Esquivel, Aurelio Garcia, André Floutier "Fritero", Jacques Monnier et tant d'autres de toutes les générations) ont su jouer la partition souhaitée par leurs maestros et quand ils le pouvaient, nous faire plaisir en nous montrant les toros sans les détruire.

Je te souhaite Gabin d'être compris, que tu ne sois pas toujours obligé de te défendre, et de nous expliquer ce qui ne va pas. Le monde est ainsi fait. Ce n'est pas toujours grandiose, mais c'est humain.

 

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J'attends très fort et avec impatience le retour du novillero Maxime Solera qui a la même aficion que toi et avec qui, tu pourras trouver la bonne interprétation des partitions qui vous attendent.

Avec Aficion et Respect pour tous vos sacrifices pour atteindre ce niveau.

Gabin Rehabi est un virtuose, pas un soliste !

Evelyne Lanfranchi Monleau

 

 

 

24. mai, 2018

 

Merci au Club Taurin Vicois et à ses partenaires !

 

     Nos amis gersois auront été les premiers à diffuser très généreusement auprès du public de Toros en Vic 2018 notre flyer

 

   « la Présidence répond à vos questions »

 

              

Selon les retours obtenus sur les gradins et dans les allées, l'objet et son contenu ont été appréciés positivement.

Ce document explique en 17 questions les principales décisions que la présidence est amenée à prendre au cours de la corrida.

 

Destiné au public, il est mis à la disposition des organisateurs, des clubs taurins et des Commissions Techniques Extra Municipales qui décideront de le diffuser. Ils pourront en obtenir gratuitement le bon à tirer en consultant la page suivante qui en établit les conditions d'usage.

 

La culture du TORO et le souci de transmission de l'AFICION sont toujours aussi présents en Gascogne grâce aux acteurs locaux, en particulier l'Amicale des Clubs Taurins du Gers, et tout ceci dans l'Esprit du Sud 32; ils sont sur la bonne voie.

 

 

 

Á consommer sans modération !

22. mai, 2018

D’aucuns diront triste feria, d’autres, pour la énième fois qu’ils ne remettront plus les pieds et en l’occurrence les euros dans les tirelires de ce petit coin du Gers authentique et si particulier…

Comme dans un club sportif, lorsque la saison n’est pas brillante…, il est donc là question de changer l’entraîneur, de recruter à tout va, de tout renouveler et de raser gratis à compter de demain.

Nous sommes devant ce constat, devant ces réactions ainsi que celles que l’imagination du pékin basique ne peut prendre en compte faute de rationalité parce qu’évidemment devant le manque de logique, la réflexion est particulièrement compliquée.

Dans le retro, défilent tout de même des éléments difficilement explicables, même avec la meilleure volonté. Le cru 2017, de très bonne facture, a fait montre d’un choix équilibré, sérieux des toros et des hommes et le résultat a été, ma foi, très satisfaisant. Les marchands de rasages gratis satisfaits, de retour autour du ruedo.

Le cru 2018 promettant de voir ce que l’on n’allait pas voir et badaboum, les fantômes ressortent des placards…

La défense de l’esprit vicois en matière de choix devient difficile lorsqu’on constate que sur la course la plus prometteuse quatre toros sortent avec un handicap au niveau du train arrière et semblent souffrir des mêmes maux. Dans le défilement du retro, on revoit dans le désordre et comme cela me vient, des Los Manos et des Valdellans infumables, une corrida concours durant laquelle sort un toro de respect tout de même sur lequel d’ailleurs,  les avis sont partagés entre l’arrastre lent et la vuelta al ruedo, mais pour le reste assez fade tout de même puis des Raso del Portillo impressionnants et avec l’un d’entre eux, Verdillo,  manso con casta de la pointure légèrement inférieure à Cantinillio de Dolores Aguirre en 2014…. Au bilan, deux oreilles, l’une durant la novillada et l’autre tirée du fond de la poche du Président Amestoy ( dans laquelle il n’y a pas que des oursins, comme soufflent les médisants ) par une faena fuera de cacho et conclue par des passes superflues et tremendistes, oreille que qualifiait quelqu’un que je connais bien comme « l’oreille du mendiant ».

Pour nous, membres de Mexico Aztecas Y Toros, cette feria est au moins celle durant laquelle notre Président a reçu en brindis la mort du second toro que combattait Sergio Flores, un Valdellan en reconnaissance de son aficion et des excellentes relations tissées entre le milieu tauromachique mexicain et notre association depuis maintenant une dizaine d’années. Pour cela au moins soyons satisfaits et félicitons Sergio Flores et Jean François Nevière pour cette marque d’affection et de respect mutuels.

Bernard ARSICAUD     

16. mai, 2018

 

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IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION

 

Cela pourrait être pour le cinquantenaire de l'An 68 , Sean Mallory alias James Coburn et sa fameuse casquette ( couvre chef qu'arborait en tienta l'ami regretté et piquero Jacques Monnier, et dont il était fier!).

Mais aussi le phrasé musical « Chante, chante, chante, chante » de Enio Morricone qu'illustre le film, titre de l'article.

Voire les exploits de « Dany Le Rouge », apodo du Sieur Cohn-Bendit (1), dont la nationalité allemande (de l'époque) lui permettait de « se faire le quite » par le Pont de L'Europe, au-dessus du Rhin (frontière Strasbourg- Kehl), quand cela chauffait trop dans le mois de Mai parisien...

Non, dans le sud de la France, deux révolutionnaires défendaient « le fait d'être Torero, et Français à la fois » :Alain Montcouquiol « Nimeño I » et Bernard Dhombs « Simon Casas ».

Ce dernier, le 15 juillet 1967, pour sa présentation en piquée (sic) à Madrid a coupé l'oreille à un novillo de Charco-Blanco, premier français à couper à Las Ventas.

 

Il sera répété le 22 juillet, et le 5 août ; dans la « Catedral del Toreo »,

 

Le 7 avril 1968, il se présente (avec les chevaux) en France à Lunel avec Juan Galan Sanchez « Josele » et Sebastian Martin « Chanito », il coupera une oreille à un toro de Monsieur Hubert Yonnet.

Le 5 mai voit la novillada de la Cape d'Or (2) à Nîmes, le 6 voit les affrontements Police Manifestants à Paris, faisant 460 blessés.

La France s'embrase, la feria nîmoise est annulée.

 

Le 29 septembre, dans la Rome Française, c'est la corrida des Vendanges. Toros de Juan Pedro Domecq pour Antonio Ordoñez, Palomo Linares (présentation à Nîmes), Francisco Rivera « Paquirri ».

 

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Au quatrième toro, dévolu au maestro de Ronda, sous la ire du public scandant « des cornes, des cornes », le maestro se retire à la barrière.

Simon Casas saute en piste, le torero lui tend épée et muleta.Après quelques passes, le toro est estoqué, Abrazo de Antonio à Casas.

 

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Ce dernier implore à genoux, le pardon de la présidence. Il est amené par les autorités, sous les applaudissements du conclave.

 

En décembre de cette fameuse époque, « Simon Casas » et Nimeño reçoivent le prix « Fondation de la Vocation » dont le parrain est André Maurois pour cette promotion.

Une autre révolution, car c'est une reconnaissance du métier de l'arène : être Torero.

 

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Une année fondatrice qui « dynamitera » comme James Coburn, les A priori sur la Toreria française et favorisera l’avènement des toreros français y compris dans l'hexagone !

 

Le 27 septembre 2016, Las Ventas de Madrid a un nouveau patron.

«  Le séfarade parti de Tolède, il y a cinq siècles, est devenu le patron des plus grandes arènes du Monde » Simon Casas.

 

Ceci est une autre histoire!

 

Brindis aux toreros français d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

 

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

mardi 15 mai 2018

 

  1. éminent chef politique « des verts », il est bien sûr anti-taurin.

  2. Novillada de la Cape d'Or le 5 mai 1968, toros de Luisa Flamarique, épouse de Pablo Chopera pour Jose Luis Roman, Jose Falcon et Rafael Roca.

     

Crédits photos :

1 et 3 collection personnelle

2 Mouraret DR

4 Spitzer DR