Forcados

Statue matérialisant le culte du toro

Paysage de Terceira

Marché local

Notre Président et Charles Figini

Ile de Terceira

Paysage apaisant

Angra Do Heroismo

Flore locale

Le groupe MAYT devant l'Océan

Açores les fêtes de la Saint Jean Juin 2017 par Jean François Nevière

Les îles des Açores

 

Il est un lieu perdu au milieu de l’atlantique où le taureau de combat est vénéré, adulé, choyé par toute une population. 

Et cela toute l’année…Cela se passe aux Açores, et particulièrement dans l’île de Terceira et sa capitale Angra Do Heroismo. 

Le  grand moment de ces fêtes, c’est la Saint Jean d’été, un peu avant et un peu après le solstice, et bien entendu, le jour de la fête de l’aigle de Patmos, le 24 Juin.

Nous y sommes arrivés précisément ce jour-là. Première démarche, courir aux arènes chercher les billets mis de côté depuis déjà un mois, et qu’il faut payer en cash, ici pas de carte bleue, seuls sont bleus l’Océan et les Baleines. 

Pour être très bien placés dans les tendidos, il faut compter quarante euros, et à ce prix-là, vous serez au deuxième rang de tendido, derrière le burladero des toreros.

Ambiance folle, très paysanne, et dans le bar on rencontre des forcados, un matador californien ami de Michel Lagravère, ressemblant davantage à un acteur de western qu’à un torero, quelques vieilles dames « hors d’âge », souriantes et tout excitées devant tant de bravoure à venir dans l’après- midi.

Et à 18h, les arènes sont pleines à 9O%, le paseillo peut commencer. Corrida de rejon (prononcer régeon, à la portugaise). La lusophonie exige de vous des trésors de chuintements, fouchtri de fouchtra !

 

Sur Terceira, 56000 habitants, une vingtaine de bourgs, 12 ganaderias de toros, une vache laitière par habitant, des routes sublimes, bordées d’hortensias, des coulées de lave qui tombent dans une mer bleue, une cuisine rustique et du vin blanc, des touristes discrets et des hôtels pour les recevoir…

 

Quand on arrive du continent, on est tout de suite saisi par un sentiment de tranquillité profonde, de sérénité et de sécurité. 

L’air est doux, rien ne semble devoir troubler la vie qui s’écoule doucement…

Ainsi avons-nous passé 5 journées délicieuses au sein d’une mer profonde dont seuls émergent les volcans éteints qui culminent à 545 mètres d’un côté, à presque le double de l’autre côté, au-dessus du village de Santa Barbara.

Une île où vous ne mangez que des produits locaux, fruits, poissons, vin, lait, fromage, viande…une sorte de rêve éveillé pour nous qui ne connaissons plus guère que des pommes du Chili et des avocats du Pérou… 

Les Forcados prennent des coups terribles, se comportent en héros solidaires, défient la bête en avançant vers elle poings sur les hanches et reculant quand elle fonce, pour accorder la rencontre au meilleur moment possible de l’avancée de l’un et du recul de l’autre : Grande, vraiment grande et belle émotion, unité fraternelle des compagnons de neutralisation du toro !

Pendant la corrida portugaise, surprise pour nous qui sommes près du règlement espagnol, dès la troisième passe de muleta le président fait jouer la musique… et elle ne s’arrêtera pas, jusqu’à la fin, que le torero se fasse accrocher la muleta ou pas, que le toro fasse une vuelta de campana ou non… c’est comme ça… un peu agaçant, mais qu’y faire ? Tout le monde est si joyeux et prêt à applaudir.

Lors d’une tourada, nous avons débarqué dans un village tout entier mobilisé pour voir les hommes armés de parapluie défier les toros de corde dans la rue.

Nous étions trente, et sans aucun mal, deux maisons nous accueillirent qui, sur des terrasses et balcons, qui dans la maison elle-même, autour d’une table garnie de plats rustiques, bière, vin… et le deuxième toro remis dans son caisson, lorsque nous leur annonçâmes que nous rentrions, les maitres de maison nous reprochèrent de partir si vite.

Hospitalité, gentillesse, sourire…Il y a quelques temps déjà que nos portes ne s’ouvrent plus ainsi dans des fêtes populaires aux visiteurs étrangers.

Si vous aimez marcher, respirer un air d’une pureté enivrante, le vin blanc, le poisson grillé, les routes et les chemins bordés d’hortensias et la mer, « la mer toujours recommencée », allez aux Açores, autour de la Saint Jean ! 

Avant, les 21, 22, 23 juin nous avions fait escale à Lisbonne.

Reçus magnifiquement par Joao Folque, ganadero de la très respectable et célèbre ganaderia de Palha, puis par Antonio de Veiga Teixeira  le ganadero non moins  extraordinaire, nous avions poussé jusqu’à Evora.

Les tientas étaient menées de main de maitre par Marc Serrano, et sur l’île de Terceira chez Rego Botelho par Javier Cortes, accompagné par Manuel et Tomas Campuzano…ô temps suspends ton vol….

Comment ne pas trouver un lien subliminal entre Espagne et Portugal açorien dans l’apodo du novillero portugais qui avait organisé la magnifique journée  chez Rego Botelho ? Il s’appelle…..je ne sais plus son nom lusitanien… mais je me souviens de son nom taurin : Juanito de Triana !

La tauromachie relie bien plus qu’elle ne divise, et le culte du toro, là- bas,  n’est pas un vain mot !!!

 

Jean François Nevière

 

Voyage au Mexique ( 5 ) du 29/01 au 17/02/2016 par Bernard

Mexico Aztecas Mayas y Toros y « Aire »

Du 29 janvier au 17 février 2016 pour le premier groupe

 

Du 03 au 17 février 2016 pour le second






Mexico Aztecas Y Toros continue, au rythme des voyages, à enrichir ses membres. Les aventures se poursuivent, dans la modestie, la gentillesse et la fraternité. En effet, à chaque voyage, l'effectif varie et, à l'origine hétérogène, l'amalgame se fait et finit toujours par triompher des difficultés.

Pour sa cinquième incursion en terre mexicaine, l'association avait choisi le complément de visite de Mexico DF, et la « tierra Yucateca » riche en événements et lieux tauromachiques, ainsi qu'en sites archéologiques Mayas de première importance.

Pour des raisons événementielles, l'effectif a été divisé en deux. La première partie, ayant la possibilité d'assister au mano à mano du 31 janvier opposant Jose Tomas numéro un de la tauromachie mondiale et Joselito Adame, prodige récent de la tauromachie mexicaine, parrain de notre association.

Départs : le 29 janvier pour le premier groupe et le 3 février pour le second.
Pour une partie du second groupe ayant décollé de Bordeaux, une visite rapide à Amsterdam est possible au cours de l'escale.

Dix neufs heures quarante cinq, heure locale, nous nous posons à Benito Juarez, aéroport international de Mexico city. Les formalités assez longues ne nous ont permis d'arriver à l'hôtel qu'aux environs de vingt deux heures trente.

 

Murales de Diego Rivera au Palais National



04 février – Visite du zocalo, découverte de cet immense espace avec sa gigantesque cathédrale d'architecture baroque, la plus grande d'Amérique dont le nom local est « Catedral Metropolitana de la Asuncion de Maria », ( la rumeur court que d'aucunes auraient aperçu Daniel Craig sur le zocalo...) posée sur une des plus grandes places du monde ( 240 x 240 m ). Le palais national avec les « murales » de Diego Rivera et le Templo Mayor chargé d'histoire dont le musée attenant a été agrandi pour un résultat très intéressant. Notamment, une exposition momentanée sur les indiens Iroquois intitulée « Iroquois, vision archéologique d'une ancienne culture du Québec » est une exposition créée à l'initiative du Musée Ponte-à-Caillière de Montréal. Dans le cadre d'un échange interculturel, d'octobre 2015 à février 2016. Il convient de noter que le Mexique est un immense pays de paradoxe et de mystères, combien, en effet, savaient que les Iroquois, indiens du nord de l'Amérique, avaient séjourné au Mexique...

L'après midi est consacré à la visite du Musée d'Anthropologie, considéré comme le plus important musée mexicain et dont le nombre de visites reçues en 2013 est de deux millions, posé au cœur du parc de Chapultepec, le plus vaste parc de la ville. Agréable lieu de repos en plein air, composé d'un jardin botanique, d'un parc zoologique, de lacs et de fontaines, mais aussi des terrains de sport, des théâtres et près d’une douzaine de très bons musées. A son sommet, le "Château". L'empereur Maximilien du Mexique en fait sa résidence impériale en 1864, sous le nom de « château de Miravalle ». Le château devient la résidence officielle de Porfirio Diaz pendant son long mandat présidentiel, et le demeure sous ses successeurs jusqu'à Abelardo Rodríguez.  abrite le Musée d'histoire naturelle. La Galerie d'histoire connue sous le nom de Museo del Caracol est située au milieu de cette colline . Proche du lac, on y trouve la Casa del Lago Juan José Arreola, un important forum qui fait partie du programme de dissémination culturelle de l'Université nationale de Mexico. Cette section contient le zoo et le Musée d'art moderne, Rufino Tamayo. Tout proche, on y trouve la résidence officielle du Président du Mexique, connue sous le nom de Los Pinos. A proximité,deux lacs ont été aménagés pour y installer des jeux et des restaurants. Trois musées encore dans le coin : Museo Tecnológico de la Comisión Federal de Electricidad (sujets scientifiques), le Museo de Historia Natural et le Musée moderne "Papalote Museo del Niño". La troisième section, construite encore plus tard, est une réserve écologique avec de nombreux endroits de verdure qui permettent d'être en contact avec la nature. En résumé, le parc est un lieu privilégié de détente pour tout visiteur et également une des sources d'oxygène pour le centre historique. S'étendant sur une surface de 647.5 hectares, il attire chaque jour des milliers de visiteurs. Des allées ont été aménagées pour y faire du vélo et de la course à pied. Il permet également d'assister à un spectacle, les voladores de Papantla très physique et impressionnant car les participants évoluent, par circonvolutions, vers le bas et sur eux même, la tête en bas, attachés par la ceinture en déroulant une corde dont le point d'ancrage se trouve à cinquante deux mètres du sol.

Le soir, le groupe se rend au « Palacio de Bellas Artes » pour un concert de musique de chambre qui malgré la fatigue proche du voyage a tout de même capté l'attention des mélomanes du groupe et suscité la curiosité d'un maximum. C'est dire la qualité de la prestation.

 

Teotihuacan



 

Frida Kahlo "peinture analgésique", Diego en arrière plan



05 février – Pour une partie, Teotihuacan, pour l'autre, Coyoacan.
Incontournable, Teotihuacan, site majeur pré-Aztèque parmi les onze mille sites archéologiques mexicains se doit d'être visité en premier. Tellement vaste, il nécessite néanmoins plusieurs visites afin de bien s'imprégner de l'«envoûtement» du lieu et peut-être d'une perception métaphysique. Coyocacan, quartier de résidence de célèbres personnages comme Léon Trotsky, Diego Rivera et Frida Kahlo mêle le romantisme, la peinture, la politique, la souffrance humaine en une mosaïque très colorée eu égard aux coloris forts employés sur les lieux.



Un temps bienvenu de repos et de liberté s'imposait avant la corrida. Le soixante dixième anniversaire de la plaza « mas grande y comoda del mundo » comme disent les mexicains ( clin d’œil à notre ami Gaston Ramirez Cuevas ), remplie de quarante cinq mille personnes. Dieu que cet entonnoir est impressionnant lorsqu'il est plein jusqu'aux drapeaux ! Dieu que c'est émouvant un « chaudron » de cet acabit en ébullition, même si, comme dit Gaston, « parmi cette nuée de spectateurs, il y a beaucoup de gobe-mouches arrivistes qui se sont amèrement plaints avec sifflets et insultes, vous savez, ceux qui ont payé des entrées très chères à la revente et qui n'avaient jamais été dans une arène » ainsi peut-être que des antis.
Le ruedo recouvert de dessins en fleurs naturelles formant l'inscription du soixante dixième anniversaire. Le biterrois Sébastien Castella, cruellement blessé aux parties génitales a été opéré à l’infirmerie. Courageusement revenu pour tuer le sixième toro de regalo et lui couper les deux oreilles il sortit en triomphe. Il alternait avec les mexicains Ignacio Garibay et Diego Silveti.

 

Acqueduc d'Arcos del Sitio- Baldmero, El Pana, Jose Antonio Hernandez



06 février – Allant visiter le marché typique et la cathédrale San-Francisco Javier de Tepotzotlan, une surprise de taille attend le groupe : Rodolfo Rodriguez El Pana, le dernier torero romantique, le maestro en personne ainsi qu'un grand journaliste taurin de télévision José Antonio Hernandez nous servent de guides et vont passer la journée avec nous! La balade se poursuit, avec les mêmes accompagnateurs célèbres, sur le site de « Arcos del sitio » . Là encore, un étonnement nous attend et on découvre un site important en dimensions, avec des ravins, des passerelles pour un circuit sportif de randonnée et une tyrolienne. Inutile de préciser que notre moyenne d'âge, par ailleurs très bien portée, n'a permis à personne de tenter l'aventure sur cette dernière. En revanche le franchissement d'un aqueduc de trois étages façon Pont du Gard en réduit a été effectué par tous. En fond de tableau, la ganaderia de Rafael Herrerias, administrateur de la monumental.

 

Placita de la Guadalupana Ibarra Avec la famille Fuentes, El Pana, Jose Antonio Hernandez et MAYT



Puis départ pour la ganaderia Guadalupana Ibarra. Les ganaderos Fuentes, très sympathiques, nous attendent au pied du car, afin de nous diriger vers la finca pour un accueil chaleureux « con tequila y tapas ». A l'issue, tienta de trois vaches et un novillo avec donc comme toreros El Pana et José Antonio Hernandez ( et oui, le reporter de tauromachie accompagnateur ! ) et un troisième jeune torero. Le Pana se chargeant de l'accueil des vaches et de la lidia ( sin muerte ) du macho. A noter le surprenant toreo de poder de l'ex novillero José Antonio ( vous savez, notre guide accompagnateur reporter, encore lui ).
Durant la tienta, à la mexicaine, les ganaderos firent en sorte que personne ne meure de faim, ni de soif. Le tout ponctué d'un repas très authentique.

Le soir, dîner sur la place Garibaldi de Mexico au « Salon Tenanpa » tout aussi typique accompagné de plusieurs groupes de mariachis jouant, en même temps, des morceaux différents....et danse pour certains....la joyeuse cacophonie provoqua, même une fatigue auditive prématurée se rajoutant à celle d'un rythme soutenu d'activités. Retour au bercail dans la nuit avancée et endormissement rapide sans nécessité de compter les moutons !

 

Moctezuma se prosternant devant la Vierge de la Guadalupe



07 février – Temps fort religieux pour la visite de l'immense sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe, site majeur le plus visité des Amériques dont les dimensions de la place centrale, sont à peine inférieures à celle de la place Saint-Pierre à Rome. Le style baroque de la basilique, ses autels dorés exubérants, trois chapelles curieusement placées de côté, les peintures murales de Cabrera en font un lieu exceptionnel. L'ancienne basilique abrite Notre dame de Guadalupe qui est vénérée dans de nombreux foyers et 15 à 20 millions de pèlerins se rendent tous les ans sur le site, ce qui en fait le monument catholique le plus visité après la cité du Vatican.
La chance ou la malchance n'a pas permis d'apercevoir la papamobile, qui selon les oracles, aurait pu inspirer notre Josett ( prononcer à l'espagnole ) dans son rapatriement vers notre autobus après sa course effrénée à la poursuite du jade ou de l’attrape rêve. Josett, si tu nous lis, sauf notre Jacky unique et préféré, on t'aime encore quand même!

Très bon déjeuner et service stylé dans le restaurant Sak's en pierre de taille, au cachet très particulier. Puis direction la plaza « mas grande y comoda del mundo » pour une seconde course de huit toros. La corrida des dynasties voit alterner Francisco Rivera Ordonez, Diego Silveti, Fermin Espinosa Armilita IV, Juan Pablo Llaguno. La banda est magnifique. L'attention moins concentrée en raison de la pauvreté en bravoure et présentation du lot de toros dont certains ont été sifflés, d'autres fortement hués. "Manolo de los sombreros" a constitué l'attraction principale pour certains d'entre nous. Le torilero des arènes de Bayonne et son employée, se sont d'ailleurs fait prendre en photo, ainsi que certains membres de MAYT avec ce truculent personnage qui, selon la légende, aide les mauvais Présidents à prendre leurs décisions : Manolo envoie un sombrero dans le ruedo, on donne une oreille, deux sombreros deux oreilles, rien ne précise ce qu'envoie le fantasque personnage pour solliciter el rabo ! Précisons que Manolo connaît quelques bonnes manières en accueillant les dames par un baise-main. Une institution à lui tout seul, je vous dis!
Le comptage des avions survolant le chaudron a constitué pour certains un autre remède contre l'ennui. Cet encierro de Marron fait vraisemblablement marrons les mexicains depuis longtemps en raison de son maintien au cartel depuis de nombreuses années. Malgré la contestation réitérée de toros au trapio particulier, sans force et sosos.

A l'issue, le Président Dominique Valmary ( FSTF ), pour le récompenser du périple chaotique le menant jusqu'à nous, El Kallista pour le remercier de sa gentillesse et de son immense aficion, et Jean Claude Lassalle, trésorier des bibliophiles taurins français furent présentés à Gaston, notre reporter pour la Mexico, par ailleurs très sérieux revistero à l'aficion immense !

 

Péninsule du Yucatan



8 février – Dès potron minet, malgré la fatigue cumulée et un insidieux virus baptisé « Aire » découvert par le Dr Claverie, les chœurs bayonnais ont battu son plein à l'avant du bus.

Nous arrivons à Tulum, sur la Riviera Maya dans un hôtel dont les lodges disséminés dans un zoo. La végétation et la faune rappellent des contrées lointaines au climat tout aussi tropical. Qui dit tropiques dit faune abondante, végétation luxuriante, moustiques et insectes en tous genres. Ici, la péninsule rappelle la Camargue, les crocodiles, les jaguars, les iguanes, les ratons laveurs yucatèques et quelques insectes surdimensionnés en plus. J'oubliais des serpents autrement plus venimeux que l'aspic ou la vipère de Montpellier. J'oubliais encore une hygrométrie relative aux environs de soixante dix à quatre vingt pour cent en fonction des saisons. Alors, découverte pour certains !
La situation de la péninsule yucatèque bénéficie d'un avantage important : la proximité de la mer tout autour. Ce qui permet au climat d'être « respirable », au moins en cette saison, je pense que juillet à octobre les conditions de vie doivent être difficiles ( en raison du pic d'humidité qui doit approcher les 90 %).
Sur la plage de sable blanc, des coraux; une raie pastenague nous accueille et fait la nique à des pêcheurs, en passant entre eux et nous, certainement nord-américains aux méthodes « vacancières » de pêche ! Au loin des pélicans, selon des méthodes plus professionnelles, à coup de grands plongeons sur les bancs de poissons, se nourrissent.
Les petits bungalows disposent d'une terrasse avec hamac et les chambres très agréables avec jacousi et douches.
Le beau buffet et le « all inclusive » ne manquent pas de charme non plus. Nous découvrons nos Shirley et Dino de service lors d'un show mémorable et un désir de toréer, de votre serviteur, des ratons laveurs mais la promiscuité endémique avec les toros de Marron ne permit même pas de les faire rentrer dans le ruédo. La bonne et franche rigolade a même permis à des cousins canadiens de ne pas avoir besoin de télé pour passer la soirée. Les impétrants n'ont pas fait payer.

09 février- Tulum, site archéologique d’une ancienne cité Maya. dans le sud-est du Mexique ( État du Quintana Roo), dans une région appelée la Riviera Maya, le long de la mer des caraïbes. Le site fait partie depuis 1981 du parc national Tulum.

Le site de Coba, que les archéologues évaluent en population à environ 50 000 habitants (et peut-être plus) lors de son apogée, nous fait monter en gamme. Entre l'an 200 et 600 Coba devint l’une des plus grandes et puissantes cités des basses Terres du Nord. Elle semble avoir exercé un très fort contrôle territorial sur tout le nord de l’actuel État du Quintana Roo et sur l’est du Yucatan.
Notre guide maya, ajouta à notre plaisir grâce à son humour et sa pédagogie. Ainsi parlait-il le français, l'anglais, l'Allemand et un peu le Russe, grâce à la méthode Assimil et internet! Chapeau l'artiste !

 

Nadine notre précieuse toubib et Elodie à la descente d'Ek Balam



 

El Kallista en derechazo suave mais tremendiste toreant Ek Balam



 

El Présidente, notre Dominique unique, leste et prêt à aider son prochain dans l'effort



 

Luc soutenant à une main la masse de Ek Balam



10 février – Des norias de voiturettes de golf permirent de récupérer les bagages de lodge en lodge. Mais à 08h30 nous voici en route vers Ek Balam à trente kilomètres de la ville de Valladolid. En yucatèque, Ek Balam signifie le « jaguar noir » et le lieu n'est traité par les archéologues que depuis 1994. L'histoire de ce site n'est pas certaine mais il semble qu'elle commence en 300 et dure jusqu'à l'arrivée des conquistadors. Remarquable à bien des égards, ce lieu nous permet encore de monter d'un cran de plus relativement à l'archéologie de la méso-amérique. Cette cité devait être un grand centre religieux, politique et économique. C'est la première fois qu'un emblème royal est découvert dans la péninsule.
Déjeuner dans une hacienda ou un beau buffet nous attend. Les « Cénotes » ces gouffres et grottes généralement remplis d’eau douce d’un bleu presque lumineux qui font le bonheur des baigneurs et curieux car l'eau chaude ( environ vingt huit degrés ) permet les baignades quelle que soit la température extérieure. Certains d'entre nous n'ont pas loupé l'occasion de piquer une tête.

Le soir, magnifique spectacle sons et lumières sur la façade de l'église de Valladolid qui rappelle le style maure iranien. Bénédiction des cendres pour certains et cogitations pour d'autres afin de se réorganiser.

 

Chichen Iza Perle du Yucatan


11 février - Petit déjeuner rock'n roll à l'image de l'hôtel . L'ardeur culinaire et le désir de servir de notre Baldo préféré permet même à certains d'avoir de l'omelette. L'ambiance est bonne. Départ pour Chichen Iza, site Maya entre Valladolid et Merida. La perle du Yucatan! Mazette, quel site ! Et on monte encore sur l'échelle des monuments et sites archéologiques. Si nous parlions Tauromachie, nous dirions que nous allons à mas. Exactement la carte postale que l'on voit dans les livres. Certainement le principal centre religieux du Yucatan au Xème siècle. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1988, il a été élu, en juillet 2007, comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde après un vote controversé organisé par la New seven wonders foundation.
Nous pourrons, d'ores et déjà prétendre, pour certains, avoir connu l'une des sept nouvelles merveilles du monde. La renommée acquise en fait un endroit extrêmement fréquenté au plan touristique. Que de monde !

 

Couvent Saint Antoine de Padoue à Izamal


A midi quinze, nous sommes sur le départ pour la petite ville d'Izamal où nous arrivons à 13h30. C'est carnaval. Des calèches pittoresques avec un cheval portant chapeau ainsi que des chars immenses décorés nous accueillent. Cette cité est connue dans le Yucatán comme la « ville jaune » car la plupart des maisons de cette bourgade coloniale sont recouvertes d'une peinture de couleur ocre jaune, identique à celle qui recouvre les murs du couvent Saint Antoine de Padoue, édifié face au Zocalo. Elle est surnommée aussi « la ville aux collines », en référence à d'importantes ruines de pyramides.
Direction Merida à l'issue de la visite du couvent. La réorganisation a permis de se retrouver à l'hôtel Aluxes où les organismes pourront récupérer du rythme soutenu, des fatigues induites par le peu de temps d'adaptation à la zone tropicale, des exploits sportifs effectués par certains pour vérifier si la forêt possédait bien une canopée...et, devinez quoi, l'impact du virus « aire » ! insidieux et prospère en espace confiné comme l'autobus.

12 février – Départ pour Progreso. Nous nous arrêtons sur la plaza de la bandera. Cette halte nous rappelle que des pays sont encore fiers de leurs étandards malgrè de grandes difficultés historiques. Nous arrivons à Progreso plage. Le port de Progreso est situé à 34 km au nord de Mérida. C'est là que les Meridianos ( habitants de Merida ) élisent domicile pendant les mois caniculaires de juillet et août, face au Golfe du Mexique et ses eaux aussi turquoise que celles des Caraïbes. La chaleur estivale rend intolérable le « lit en ville ». On vient donc ici dormir bercés par la brise marine et la fraîcheur, dans des hamacs. Bien que les températures en hiver dépassent les 25 °C en journée, les belles maisons du front de mer demeurent vides jusqu'à la semaine sainte, date à laquelle on voit apparaître quelques propriétaires et leurs bateaux le temps d'un week-end. Une fois l'été fini, l'eau devient moins bleue et plus sablonneuse; on improvise alors des barrages pour empêcher l'érosion en empilant des sacs de sable. Ensuite la sargasse et autres algues aident à retenir le blanc et précieux silice sur la côte. En arrivant à Progreso, les panneaux annoncent le " muelle " et le " malecón ". En vous approchant de la mer, vous aurez une deuxième surprise de taille : le fameux " muelle " est en fait un jetée mesurant la bagatelle de 6,5 km de long ! Cette avancée reliant la plage au port en eau profonde serait la plus longue du monde. Il s'agit d'un ancien dock pour bateaux de marchandises qui a été rallongé de quelques kilomètres à cause de l'ensablement qui empêchait l'arrivée des navires, mais aussi pour pouvoir accueillir, chaque mercredi, un paquebot transportant des croisiéristes américains.
Baignade, repas et margaritas sont à l'ordre du jour. La Margarita est un cocktail à base de tequila, inventé par des Américains au Mexique. C'est un before lunch qui serait une version du cocktail daisy (qui signifie « marguerite » en français, « margarita » en espagnol) dans lequel on remplaça le brandy par du tequila (le mot "tequila", souvent présenté comme féminin en français, est du genre masculin en espagnol) durant la prohibition, période où les Américains ouvrirent des bars au Mexique et au Canada dans les zones frontalières.
Retour à l'hôtel et redépart un peu plus tard pour un son et lumière à deux heures de route. Ouaaaaaouh ! Quel magnifique spectacle nuitamment orchestré sur un site majeur authentique. Uxmal (à prononcer « Ouchmal ») vient d'un mot maya yucatèque qui signifierait «Trois-fois-construites». Son essor, son zenith et son déclin couvrent une période assez brève aux IXe et Xe siècles. Gouvernée par des dirigeants compétents et stimulée par une alliance de courte durée avec Chichen Iza, Uxmal a maintenu son apogée pendant quelque cent cinquante ans, d'environ 800 à 950 ap. J.-C.
L'architecture d'Uxmal est typique du style Puuc, caractérisé par des façades au niveau inférieur très dépouillé et au niveau supérieur plus travaillé. Le spectacle nocturne ajoute à la magie du lieu et des mots et phrases enregistrés en langue maya conférent un caractère particulier au lieu.

13 février – Départ 08h00 pour Campeche depuis quelques temps classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. A l'arrivée, il fait très chaud et il y a du vent. Nous cherchons, en vain le marché artisanal et nous rabattons, en désespoir de cause vers le marché aux légumes et fruits. Anecdote tauromachique, le grand torero Luis Freg Castro, « Don Valor » après une grande carrière aux cent cornadas, ayant reçu à six reprises l'extrême onction dont Ernest Hemigway disait, dans son ouvrage « mort dans l'après-midi » que «  ses jambes étaient déformées et noueuses à cause des cicatrices, comme les branches d'un vieux chêne» est mort dans une lagune de Campeche en tentant de sauver de la noyade des enfants et membres de sa famille. Triste fin pour un valeureux torero, les cornes n'ayant pas eu raison de lui !

 

Jambe gauche de Luis Freg Castro "Don Valor" que décrit Hemingway


Arrivés à l'hacienda Chirripa, bon repas, tentadero practico dans un lieu dédié au "charro". Grand mano à mano Présidentiel ! La vache s'obstinant à aller sur le Président ce dernier a roulé par terre entraînant la vache avec lui ! D'ailleurs, la mémoire et le manque de film ne permettent plus de savoir qui a attaqué l'autre ! Le Président de la FSTF a également riposté par une prestation équestre, à cru mais avec selle, c'est à dire sur selle sans les étriers quoi ! Le sobresaliente Baldo toujours à la pointe...des cornes. Les dissipés de l'avant du bus ont beaucoup rigolé mais on ne les a pas vus dans le ruedo !

 

A San Salvador, Pierre, Patrick, Jean-Claude et Françoise


14 février – Départ pour la ganaderia San Salvador avec Michel Lagravère. Après trois heures de route, une finca rustique. Très accueillante et tout à fait typique avec des cavaliers mayas dont la selle comportait la machette nécessaire à la progression dans la végétation luxuriante. Trois cent cinquante vaches de ventre, plusieurs sementals dont un tio très âgé conservé pour les beaux mais rares produits. Le matador Michelito et les familles du ganadero et M. Lagravère nous reçoivent chaleureusement. Le tour du propriétaire nous permet de constater que les étendues lacustres cernent la finca, peuplées de crocodiles et de jaguars qui attaquent et tuent les becerros entre les pattes de leur mères. Dans une pièce, trône sur une armoire un jaguar empaillé qui avait, parait-il, prélevé une quarantaine de veaux dont deux dans la même journée. Des iguanes de taille et genre différents sont partout. Le soleil brûle et le vent glace lorsqu'on est à l'ombre sur les gradins. Les fils de Michel, Michelito et André El Galo tientent quatre vaches dont trois excellentes. Bon repas, venté, sous les arbres puis au revoir et retour vers Merida.

15 février - Grasse matinée puis visite en City tour de la capitale yucateca, l'après midi libre permet à ces dames de faire leurs achats . Dîner dans les arènes de Merida. Arènes Silverio Perez, le « pharaon de Mexico » la dernière grande légende de l'époque de l'âge d'or de la tauromachie mexicaine. Il est entré en tauromachie par bravade et relativement à la mort de son frère le non moins légendaire Carmelo, mort le 19 décembre 1931 à Madrid des suites d' une gravissime cornada infligée par « Michin », toro de la ganaderia « San Diego de los Padres », le 17 novembre 1929 dans les arènes de « Condesa de la cuidad » de Mexico. De 1958 à 1971, il est élu maire trois fois Maire de Texcoco et a été non seulement un bon maire, mais un homme intègre et son rayonnement politique apprécié de ses concitoyens.
Dans les années 1960, un paso doble intitulé "Silverio" a été écrit en son honneur par le chanteur mexicain « Augustin Lara ». Chanté par « Javier Solis» ainsi que « Ana Gabriel » loue les mérites du torero étoile,"monarque du Trincherazo ".
16 février – Départ pour Playa del Carmen. Arrivée vers treize heures sous un orage tropical. Installation dans deux hôtels proches quasiment sur la plage. Dîner de clôture dans un restaurant à l'étage. Agréable moment.

17 février – Derniers achats, bains de mer préparation des valises et départ vers l'aéroport de Cancun en passant par une rapide visite des arènes. Départ pour la France
L'ensemble du groupe remercie Baldomero Cacéres Vegasnotre accompagnateur torero, pour son amabilité et sa courtoisie et Ricardo notre chauffeur pour ses compétences et sa gentillesse. Il n'a malheureusement pas été possible de remercier les organisateurs locaux, occupés, absents. Et à vint heures cinq précises le Boeing 777 d'Air France nous ramène vers la France. Ainsi prend fin l'ultime voyage de MAYT sur la terre mexicaine si chère à nos cœurs.

Photos suivront
rappel du lien pour l'accès au reportage video très intéressant ou vous pourrez vous voir, de Jose Antonio Hernandez lors de la tienta à la Guadalupana :
http://www.proyecto40.com/videoteca/cultura/mexico-bravo/2016-02-08-23-00/don-juan-flores-de-la-ganaderia-la-guadalupana/
B.A.

Jean Luc Marty nous ayant fait parvenir de très belles photos, les voici pèle mêle




Voyage en Colombie du 27/12 au 12/01/2015 par Dominique

COLOMBIE 2015

 

27/12/2014 au 12/01/2015



"Le beau c’est l’imprévu" assène Thomas Bernhard alors que Michel Tournierrelève habilement que" l'eau qui stagne immobile et sans vie devient saumâtre et boueuse. Au contraire, l'eau vive et chantante reste pure et limpide. Ainsi, l'âme de l'homme sédentaire est un vase où fermentent des griefs indéfiniment remâchés. De celle du voyageur jaillissent en flots purs des idées neuves et des actions imprévues". 

 

Rio Magdalena



Nos tribulations en terres colombiennes ne furent pas toujours un long fleuve tranquille, il y eut même des courants contraires. Dans ce pays encore authentique où « rien ne va mais tout s’arrange », contre mauvaise fortune nous avons fait bon cœur et nous avons eu raison. 

La Colombie, sortie récemment des affrontements meurtriers qui l’ont tant handicapée, affirme sa propre identité et présente peu de points communs avec les pays sud-américains déjà visités. 




 

Bogota



 

Bario San Antonio Cali



 

La candelaria



Les grandes villes tentaculaires de Bogota et Cali étalent un urbanisme fait de bidonvilles consolidés au fil du temps et aussitôt remplacés par les abris des nouveaux arrivants. Peu de traces de la période coloniale, peu de monuments si ce ne sont de minuscules quartiers historiques, il faut donc chercher les pépites encore peu valorisées par un tourisme qui semble diffus : le musée de l’or, la Candelaria, les belvédères, le quartier de San Antonio… 

 

Manizalès



L’authentique Manizalès parce qu’en période de féria, nous a entrouvert son âme sociale avec l’immense marché de rues animé par les nombreuses ethnies qui peuplent la région et avec le festival hautement protocolaire éclairé aux flambeaux offert dans la Monumental à la Macarena. Y trône aussi cette étonnante chapelle tout habillée de bois de cèdre. 

 

Cartagena de Indias



Bien évidemment l’oxymorique « Miami Coloniale », Cartagena de Indias, lovée au cœur des barrières d’immeubles de grande hauteur, protégée par elles (ou cernée ?), s’applique à préserver intra-muros son organisation désuète mais jusqu’à quand ? Le tourisme de luxe, la jeunesse friquée la guettent. C’est aussi la porte d’accès à la Caraïbe colombienne qui se gagne ; il faut en effet « se mouiller » pour atteindre les îles, les hameaux de pêcheurs et pénétrer la mangrove. 

Les Cordillères structurent les vallées mais rendent les déplacements difficiles ; leurs particularités, ici la canne à sucre, là le coton, là encore le café ou la banane et l’élevage y maintiennent un habitat rural et donc la vie. Ce pays accidenté, où nous n’avons pas connu la moindre goutte d’eau est uniformément vert et luxuriant, apaisant. 

 

Volcan Nevado del Ruiz



 

Volcan Nevado del Huila





Et puis il y eut les expéditions qui se méritent, le raid de 16 heures de bus et d’un bac improbable pour remonter le rio Magdalena et découvrir Monpox, la Macondo de Gabriel Garcia Marquez, les escapades en jeep pour atteindre Salento et la vallée du Cocora, et mériter le lunaire et fumant volcan Nevado del Huila et le Nevado del Ruiz, terre des dieux. Des écarts de 0 à 4540 mètres d'altitude, de 40°à 8°degrés Celsius sans conséquences sur le groupe. 

Et les taureaux dans tout ça ? 

Du bon et du moins bon. Pour le mauvais le fracaso du revenant Espartaco, la faillite des taureaux de César Rincon - le Saint Esprit n’était pas avec lui - et encore la triste et abandonnée finca mal dénommée « la vitrina » splendeur et décadence des narcos. Un peu de mieux avec des corridas devant du bétail gentillet et poids plume - en particulier le festival taurin esthétiquement réussi et ponctué d’un indulto bien sud-américain - et au final un bon Ferrera et un bon Castella, l’icône locale ! Certes, mais aussi les deux visites de ganaderias (Vistahermosa et Salento) où le cadre magique, les superbes installations et l’accueil méritent le détour, etc… 

 

Ganaderia Vistahermosa













Les équilibres instables et les rétablissements heureux ont été le lot de notre Président et de son équipe, il s’en est bien accommodé avec la distance et la gentillesse des populations locales, l’efficacité en plus. Aurait-il du sang colombien dans les veines ?

Dominique Valmary 

Voyage au Mexique ( 4 ) du 22/04 au 05/05/2014 par Bernard

 



Du 22 avril au 05 mai 2014




San Marcos 2014 à Aguascalientes




Christian à Teotihuacan



Le pays du serpent à plumes des anciens mayas vient de recevoir la visite d’un groupe d’une quarantaine de voyageurs de Mexico Aztecas Y Toros. Le cœur lourd de quitter ces attirantes contrées, ceux-ci y ont effectué un circuit de quatorze jours pour visiter l'ouest de Mexico city. Etonnantes et captivantes régions de ce vaste territoire alternant le sec et le luxuriant, le timide et l’exubérant, le doux et le violent, le sobre et le chatoyant, ses multiples visages se succèdent et jamais l’ennui ne prend le pas sur l’envie de connaître tant la variété est grande, tant l’alternance des opposés apporte aux curieux son lot de bonheur. Septième pays le plus visité de la planète, on échappe difficilement aux sortilèges de ce peuple chaleureux et souriant de 115 millions d’habitants dont le passé se conjugue au présent. A chacun son Mexique pourrait-on dire. Les centres d’intérêts sont multiples et variés et les records nombreux. La plus ancienne ganaderia de l’histoire de la tauromachie, ATENCO, fondée en 1524 par Juan Gutierez Altamirano, parent du conquistador Cortes, la Monumental, plus grande arène du monde, avec cinquante deux mille places assises, Insurgentes, la plus longue avenue avec ses quarante et un kilomètres, la mégalopole avec ses habitants si nombreux et mouvants qu’il est difficile d’en préciser le nombre compris entre vingt-huit et trente deux millions…..


Le groupe chez Topete



Une quarantaine de membres de MAYT décollent de Roissy le 22 avril à bord d’un 747 400 vers Mexico pour dix heures quarante de vol. Parmi eux des bayonnais, des biarrots, des nimois, des arlesiens, des rupificaldiens, des amollois, des marseillais, des toulousains, des limougeaux bref, le grand sud dans sa diversité forme un groupe que la dynamique des anciens contribue à unir. L’ambiance bienveillante et solidaire habituelle se fédère en une seule entité derrière son Président. 


L'amitié



Au programme un séjour de quatorze jours sur un circuit situé à l’ouest de la capitale. Mexico DF, avec son Zocalo, sa cathédrale, ses quartiers typiques Coyoacãn le quartier Bohème et provincial avec la Casa Azul maison musée de Frida Kahlo, la maison d’exil de Léon Trotsky, San Angel. 





Deux tientas très intéressantes, la première chez le Maestro Gabino Aguilar à qui j’ai eu le plaisir de transmettre, ainsi qu’à son épouse Gale, le bonjour de la part du grand revistero mexicain, par ailleurs membre de MAYT Gaston Ramirez Cuevas, empéché à la real maestranza de caballeria de Seville. Au rancho El Batan, la famille du maestro nous attendait au complet. Ses fils nous firent visiter l’élevage dans des pick-up. La réception fut très cordiale et des liens d’amitié ressurgirent tel ceux unissant Jean Lanau, ex-alguazil des arènes du soleil d’or de Toulouse et le maestro ayant torée dans ce ruedo rappelés par des photos que notre ami Jean avait aportées. Sur certaines figuraient Gabino, Jean et Marc Roumengou. 


La famille Aguilar et notre ami Jacques, practico ce jour là




Repas chez El Batan avec nos amies Evelyne et Sylvie




Jean Lanau et Dominique Valmary chez El Batan



La seconde, chez Fernando Topete et son épouse, Maria Luz, ainsi que leur fils Fernando Junior, tout aussi chaleureuse, avec une qualité de réception aussi forte et sincère que leurs homologues ibériques ont perdu de vue du fait de la « commercialisation » de ces prestations. Cerise sur le gâteau, Joselito Adame, le parrain de notre association participa a la tienta et son toreo de poder put être comparé à celui d autres grands toreros.


Con el maestro Joselito Adame en la ganaderia Topete



Jacky, les deux Nadine, Raymond et Annie



Quatre corridas de la San Marcos d’Aguascalientes, plus grande féria d’Amérique, au nombre de visiteurs aussi important que l’Oktoberfest de Munich puisque environ six millions de personnes sont présentes sur la durée des fêtes. Les belles villes, anciennes comme Morelia, ou modernes comme Queretaro, les sites archéologiques au nombre de dix mille dans le pays dont cette fois-ci nous n’avons visité que le templo mayor et Teotihuacãn, renforcent l’attachement à ce lieu.


Notre ami Jean Claude




La famille Topete en barrera à Aguascalientes



Les hôtels somptueux et cossus tels le Quinta Réal d’Aguascalientes et le Mision de Juriquilla, choisis par le bureau, guidé en cela par Ana, belle- fille du Président, dont le travail mérite très sincèrement un grand merci. Les repas alternant plus cette fois le local et l’international. Toujours les repas, hors des hôtels, pris au restaurant-plaza de toros Arroyo, Fiesta americana, l’hacienda Sepulveda, Campestre Aleman nous ont comblés par la beauté et la diversité des sites et la qualité de la nourriture. 


Hôtel Quinta Real Aguascalientes




Hôtel Mision Juriquilla



Le soir du 29avril à Guadalajara une fiesta fut organisée pour fêter l’anniversaire de notre estimé Président et Inca. L’émotion fut au rendez –vous et la joie d’être ensemble et de fêter un événement préparé de longue date nous firent passer une très bonne soirée.

Durant les déplacements, dans le bus, notre ami Jacques a permis de meubler les temps morts avec sa grande culture tauromachique, sa verve et sa faconde inimitables. Nous lui en sommes tous reconnaissants.


Jacques Lanfranchi, animateur tauromachique de bus



Enfin, nous remercions deux membres nouveaux résidant aux amériques, Michel et Jean Marc, qui ont facilité la visite du point d’orgue du séjour, la réception chez le Dr Marco Antonio Ramirez Villalon moment unique dans une vie d’aficionado. La réception par ce grand homme, médecin érudit, affable et éminemment sympathique a réuni la tauromachie, la littérature, la peinture, la musique et la danse ainsi que l’amitié. Son immense musée de quatre mille mètres carrés et sa bibliothèque tous deux privés nous étaient ouverts et un buffet magnifique nous a été servi sur fond de tablao flamenco par un personnel stylé. Notons que la bibliothèque de Marco Antonio Ramirez est la plus importante bibliothèque taurine du monde.


Jean Marc Lamadieu et Michel Naudy




Réception chez le Dr Marco Antonio Ramirez à Morelia





Baldomero notre guide



Soulignons enfin que ce périple de 2500 km environ en terre aztèque n’aurait pu se dérouler sans le travail efficace de l’avenant et sympathique Baldomero Caceres Vegas que nous remercions tous.

Bernard ARSICAUD 



 
 
 

Salamanque 2013 par Dominique

SALAMANQUE 2013 

Je ne sais pas comment se nomme la figure géométrique à cinq côtés* mais cinq est le nombre d’items que je retiens pour exposer mes sensations à l’issue de ce voyage taurin à Salamanque bien mené sous l’autorité discrète mais efficace de Jean Luc Duffau, valet d’épée de Juan del Alamo. 

 

Le groupe Mexico Aztecas y Toros dans les arènes de Toro




Côté groupe l’ambiance générale a été bonne et il a fallu, comme il se doit, bizuter les nouveaux venus qui n’en sont pas sortis traumatisés semble-t-il. Les castrais - mais toujours pas impuissants puisque le CO vient de battre à nouveau Toulon – constituaient le plus gros contingent, un tiers des appelés, emmené par un Jacky en verve qui a plus qu’assumé le bon déroulement des hostilités. Pour le reste le partage traditionnel entre Sud Est et Sud Ouest a permis les échanges attendus sur la manière de chacun de voir la corrida ; mais les échanges furent particulièrement vifs entre Sudouestistes pour ou contre la suppression du tiers de pique ou pour ou contre l’indulto ; tant qu’à débattre on n’a pas fait dans les faux sujets. 

Côté monuments et musées il faudrait être bien difficile de ne pas se satisfaire de résider dans une ville aussi riche et belle que Salamanque – impossible d’échapper à la vision de plusieurs clochers remarquables à chaque croisée de rue - et de pouvoir s’en extraire pour découvrir les pépites que sont les bourgs de Toro et Ciudad Rodrigo. Nombreux parmi nous évoquaient un retour pour le carnaval de Ciudad et ou la corrida du 28 août dans les arènes sublimes et merveilleusement conservées de Toro. Des monuments, certes, mais aussi une vie animée avec cette impression étonnante ressentie à la Poste de Ciudad, à l’Université de Salamanque ou encore dans les chiqueros de Toro. 

Côté bouffe les kilos en plus sont inévitables avec le pompon ex aequo à El Refugio pour son menu imposé à quatre entrées et trois viandes – de quoi tenir huit jours – et le restaurant troglodyte pour le cadre et la qualité. L’hôtel Monterrey est idéalement placé près de la Plaza Mayor, bruyant côté rue - mais c’était la féria - et fréquenté par les toreros, nous y avons rencontré David Mora, ou encore Tito Sandoval avant un aller et retour à Nîmes, entre autres. 

Côté ganaderia le Campo Charro parait plutôt abandonné - les dehesas sont peu fournies en taureaux - avec toutefois la satisfaction d’avoir assisté chez Tabernero à un acoso y deribo de deux vaches et la venue de Juan Del Alamo assisté de ses béquilles. Le professionnalisme se niche dans les détails chez les Victorino Martin avec découverte crescendo des cercados - ce qui permet d’étalonner l’œil et de se remémorer le bétail vu selon les arènes – le musée taurin personnel très hétéroclite et le merchandising bien organisé ; un bémol cependant avec un directeur de la com plutôt pesant (mais parait-il il quitte prochainement « l’entreprise »). Donc du taureau nous en avons vu avant de passer à l’ouverture de la féria. 

 

Drôles de mœurs chez les Martin



 

Acoso y deribo chez Tabernero



Côté corrida, bonne ambiance mais affluence limitée malgré la forte présence française ; je retiendrais la découverte d’Eduardo Gallo, la confirmation de Fandiño et deux gestes : un très bon Antonio Ferrera spectaculaire aux banderilles avec la cape en main pour la mise en suerte du taureau par lui-même – même pas besoin d’apoderado - et la mise à mort « a cuerpo limpio », c'est-à-dire sans muleta, d’un David Mora piqué au vif après deux pinchazos .

 

David Mora estocade a cuerpo limpio



 

Antonio Fererra aux banderilles




Dominique Valmary







*pentagone! 

Mexico Aztecas Y Toros sur le chemin de l'Inca par Bernard

 



Du 16 novembre au 05 décembre 2012






 

Machu Picchu - Pérou



Le voyage au Temple du soleil vient de prendre fin et voici revenus ses trente huit participants, dans les meilleures conditions, sur leurs bases de repli respectives. Quelle aventure !

L’alternative pour ces trente huit toreros, dans le ruedo d’Acho, une vingtaine de jours avec la cordillère des Andes en toile de fond et les volcans Misti (5822 m ), comme parrain, Ubinas ( 5672 m ) pour témoin. Le lot de bichos, d’encaste torista se revèle partiellement brave : un col à 5000, les villes de Puno, Chivay, le lac Titicaca et pour le reste noble : les villes de Cusco et Lima cette grande capitale. Ceci en tutoyant le Machu Pichu et la forêt amazonienne. Quelle corrida !

 

Plaza de toros de Lima - Acho



 

Volcan Misti 5822 m surplombant la ville d'Arequipa



 

Volcan Ubinas 5672 m



 

Lac Titicaca 3812 m



Le Pérou ne se livre pas mais se gagne. Diversité, disparité géographiques et acclimatation de nos vieux organismes forgent, lors de la découverte de ce pays dur, des souvenirs gravés dans la mémoire comme le fer sur la cuisse des jeunes bovins braves. Quelle tienta !


Le 16 novembre donc, vers 18 h 00, les vingt cinq sociaux de la région bordelaise embarquent en direction de Madrid. Vol agréable et sans histoire pour arriver à Badajas puis se diriger vers l’hôtel Raphael, à deux pas de « Las Ventas ». Les bagages déposés, un repas typique et authentique nous attendait au bien nommé restaurant « la puerta grande ». Nous ne pouvions pas démarrer mise en bouche plus taurina.

 

Restaurante Puerta Grande - Las Ventas - Madrid



Le lendemain, privés de ces tapas et avec raison, nous rejoignîmes à l’aéroport madrilène pour le saut de la grande flaque, nos amis toulousains et marseillais. Cette infrastructure est devenue gigantesque. Il nous fallu emprunter un métro interne durant un long moment pour rejoindre notre point d’envol.

Là, petit bémol pour un vol international d’environ douze longues heures, pas d’écran individuel mais écrans collectifs seulement, grands comme des
minitels et placés à une dizaine de mètres de certains. Dommage pour certains opticiens un peu fous, qui s’ils le savaient, auraient pu exploiter le filon. Il est vrai que l’aversion taurine les caractérisant doit leur interdire de côtoyer des aficionados.

Au bout de longues mais intéressantes heures passées à lire et à récupérer, sous la carlingue, se dessinent les méandres du géant Amazone. Ouf ! nous ne donnerons plus à manger aux requins blancs mais aux piranhas ! Pérou, prépare toi, les voyageurs de M.A.Y.T. viennent t’honorer !

 

La majestueuse cordillère des andes



Quelques quarante minutes plus tard, la majestueuse cordillère se profile. Là, nos pauvres yeux fatigués de scruter pour ne rien louper des paysages défilant sous nos pieds, nous rendent compte d’un spectacle grandiose.

Très vite après, à l’échelle d’un boeing, Lima se dévoile. De nuit, impossible à apprécier sinon par l’étendue. Neuf millions d’habitants sur une bande de terre entre Pacifique et cordillère de trente kilomètres de large sur environ cent de long.

Les formalités sont plus rapides que dans d’autres aéroports internationaux. Quarante cinq minutes, en bus, nous séparent de Miraflores notre quartier de résidence. Les trottoirs sont propres. Miraflores est presque une ville dans la ville, cossu, genre lieu de villégiature. Le San Augustin Exclusive, notre hôtel, est très bien situé et les chambres sont spacieuses.



 

Pisco sour



Un repas avec Pisco ( vin blanc nouveau fermenté, blanc d’œufs, citron vert et angustura ) de bienvenue nous est servi. Le repas typique est de bon niveau. Le Perou nous titille par sa gastronomie. Nuit assez mouvementée, pour beaucoup, en raison de la fatigue du voyage et du décalage horaire.





Face au Pacifique - Parc de l'amour Lima



Au matin du 18, la visite de la capitale se déroule en bus et nous découvrons le « parc de l’amour » avec sa statue du baiser constituant, pour nos plus vieux membres, un rappel mnémotechnique des tâches qui nous ont occupé, jadis, pour satisfaire notre libido naissante. Voilà pour la mémoire; pour les lettres, des poèmes amoureux ponctuent et scellent des affirmations et des pensées romantiques. Le style de la décoration rappelle un peu celui du catalan Gaudi sur Barcelone. Cette place surplombe des falaises donnant sur le Pacifique. La baie de Lima reléguerait au nanisme la baie d’Hendaye si le charme de celle-ci ne lui permettait de rivaliser en affectif.

 

Lima côté Pacifique



 

La ville de nuit



 

Lima côté "favellas"



Cette ville fut officiellement fondée par Francisco Pizarro le 18 Janvier 1535 - jour de l’Épiphanie, sous le vocable de Ciudad de los Reyes. Le site choisi pour devenir la future capitale de la vice-royauté du Pérou s'étendait entre la mer et le cours du Rio Rimac. Ce dernier nom fut rapidement déformé en "Limac" puis en "Lima", d'où le nom actuel. L'endroit n'était pas désert : la vallée du Rio Rimac avait été un lieu d'implantation de plusieurs cultures successives et était alors parsemée de temples et de pyramides dont une bonne partie disparut lors de la construction de la ville espagnole. Un peu plus au Sud se dressait le grand centre cérémoniel de Pachacamac que le frère de Francisco Pizarro, Hernando, était allé reconnaître - et mettre à sac - en 1532.
Dans le centre historique (le “casco viejo” ou encore le "cercado" parce qu’il était jadis entouré de murailles), l’urbanisme colonial présente un classique plan à damiers où tous les pâtés de maisons ont un plan carré aux dimensions à peu près identiques. Il aurait été dessiné par le conquistador Diego de Aguero, qui divisa la ville en 117 manzanas (ou lots à bâtir) chacun divisé en 4 solares (les futures demeures) organisés à partir de la Plazza de Armas, bordée par les bâtiments symboliques du pouvoir : le palais de Francisco Pizarro, la cathédrale, le cabildo.

 

Plaza des armas lors d'une procession Lima



Construite sur une zone sismique à forte activité, beaucoup de témoignages architecturaux n’ont pu nous parvenir. La « perle du pacifique » du 17ème connue pour ses gracieuses tapadas, femmes voilées à la mode mauresque, la ville des courtisanes, est rebâtie à plusieurs reprises.

A noter qu’a l’exposition universelle de 1872, le bâtiment principal construit par Eiffel peut être démonté intégralement.

Après avoir visité les couvents de San Francisco et la plaza de armas, nous allons à Acho dont nous visitons le musée taurin, plaza de toros datant de 1766 et première d’Amérique du Sud en capacité, enclavée dans un quartier très populaire.



Nous déjeunons au restaurant dans l’enceinte des arènes. Quel repas ! le meilleur de tous ceux pris dans ce fabuleux pays, qui, pourtant, ne manque pas de charme dans ce domaine.

 

Plaza de toros de Acho - Lima - Peru



La course, avec au cartel Juan Bautista, Yvan Fandino et Alfonso de Lima devant du bétail d’encaste Domecq de « la Humada » se solde par quatre pavillons et un indulto. Nos amis toristas, frustrés, se vengent sur le folklore et l’ambiance très particuliers. Au coloquio et dîner du soir, dans un très beau restaurant de la ville nous avons la chance de cotoyer Juan Bautista et Luc Jalabert. Le propriétaire du restaurant, par ailleurs ganadero, explique qu’il a fait venir du bétail d’Espagne, par voie maritime, en 1980; dont certains exemplaires pesaient 550 kg à l’embarquement et à l’arrivée 200 de moins. 

 

La route Panaméricaine traverse les Amériques du nord au sud et douze pays



Le 19, la Panaméricaine, mythique route reliant les deux continents nous permet d’aller à Paracas. Baldomero Caceres Vegas, par ailleurs acteur et critique taurin, cheville ouvrière du voyage et les guides attachés à Nuevo Mundo se nomment Beatriz, Alvaro et Abel, César, Walter et Ronnnie. Le trajet est assez long mais grémenté de leurs explications sur Le courant de Humboldt ou courant du Pérou qui est un courant marin de surface, parcourant l'océan Pacifique. Prenant naissance près de l'Antarctique, environ 7 à 8 degrés inférieur à la température moyenne de la mer à la même latitude. Il longe les côtes du Chili et du Pérou, riches en plancton, ses eaux sont très poissonneuses.

Ce choc de masses d’air a pour effet de laisser Lima presque toute l’année sans soleil sous une moiteur tropicale, le jour, dont l’hygrométrie est élevée. Les matinées et nuits sont fraiches.

 

Cajon remis au gout du jour par Paco de Lucia



A Chincha nous faisons halte pour le déjeuner. Il y a trente ans, Paco de Lucia, l’un des meilleurs guitaristes flamenco est venu dans la région de Chincha, a découvert le rythme des percussionnistes africains du « cajon » et a contribué à sa propagation.

 

Hôtel La Hacienda face au Pacifique - Paracas



Nous arrivons a Paracas à l’hôtel « La Hacienda de Paracas »…. digne de carte postale, avec une immense piscine disposant d’îles, de ponts les reliant et le Pacifique en fond de tableau. Pour ne rien gâcher, les belles chambres, complètent des prestations gastronomiques de haut niveau. Un grand moment. Après le repas, nous faisons route vers un parc naturel, aride, en bordure de l’océan, comprenant entre autres fossiles, falaises impressionnantes et une importante quantité d’oiseaux de mer, fous de bassan, cormorans, sternes, mouettes.

Le lendemain, 20 novembre, nous quittons un peu à regrets ce petit paradis et faisons route vers les îles Ballestas. Archipel d’îles, au large de Pisco, situé à 300 kilomètres au sud de la capitale. Cet archipel est accessible depuis le port de pêche de Paracas.

 

Iles Ballestas - Lions de mer



Durant des siècles, cette zone insulaire va accumuler tout naturellement de grandes quantités de guano sur son sol. Au XIXe siècle, l’économie du pays en tirera profit, avec des extractions jusqu’à 30 mètres de profondeur, en exportant le guano comme engrais vers l’Europe et l’Amérique du nord. Depuis le milieu du XXe siècle, l'extraction y est réglementée, procédant par campagnes de ramassages organisées. On estime, actuellement, une production de plus ou moins 1000 tonnes de guano annuels prélevés tous les 7 ans. En dehors de cette période, un gardien contrôle la réserve.
Aujourd’hui, grâce à la grande quantité de poissons présente dans ses eaux froides, les îles Ballestas constituent une véritable réserve ornithologique où cohabitent des nuées d’oiseaux marins et un grand nombre d'otaries, lions de mer, pingouins, manchots de Humboldt. Sur les falaises bordant les îles, on peut voir un grand candélabre dessiné à même la roche rappelant les géoglyphes ou lignes de Nazca. Sur la route, vers Asia, nous avons pu nous promener dans une ganaderia. Une quarantaine de kilomètres plus loin, la ganaderia Papa Leon XIII nous reçoit pour une tienta. Cette ganadéria est celle qui a combattu le dimanche 18 et dont un toro a été grâcié. Alfonso de Lima, le torero ayant lidié ce toro, nous y attend également. Après la tienta, nous avons droit, à l’entrée dans la placita, du toro en soins. Séquence émotions fortes pour le torero et les aficonados du groupe.

Le retour sur Lima s’accompagne d’embouteillages monstres. Trois heures de retard sur l’horaire de retour prévu. Le repas du soir est libre. Pour notre part, nous allons dîner dans un petit restaurant patagonien dont le patron argentin est une figure. Il nous offre les entrées : formage de chèvre, fine chiffonnade de jambon pain grillé aillé et huilé. Une salle du restaurant est dédiée au tango et les danseurs, jeunes pour la plupart, sont enlacés front contre front et se déplacent tels des lianes enchevêtrées au rythme du tango…..

Le lendemain, départ tôt le matin, en avion pour Arequipa. Arrivée douze heures trente, les prémices des effets de l’altitude ( 2300 m ) se font sentir, pour certains, sur le souffle. Nous visitons la plaza de armas et son église. Notre hôtel, San Agustin Posada del Monasterio, tout rouge, est en face du monasterio Santa Catalina. Le volcan Misti, cité plus haut, un des plus hauts et menaçants du monde, domine la ville blanche de sa majestueuse silhouette. Des neiges éternelles égaient quelque peu son sommet. Surprenante cité, au million d’habitants et vingt cinq mille taxis. Pour l’anecdote, pour des raisons de lutte légitime contre la pollution, la circulation en voitures particulières a été interdite, un temps. S’est alors crée ce nombre faramineux de taxis, pour compenser et ainsi permettre aux populations de montagnards migrantes démunies de gagner un peu d’argent.

Le 22 novembre, nous quittons très tôt la ville blanche pour nous diriger, par une longue route, vers Chivay. Un arrêt est nécessaire pour faire provision de boissons énergisantes ( gatorade ) et feuilles et bonbons au coca afin de préparer, un peu, l’organisme à l’altitude. Nous passons un col à plus de cinq mille mètres ou nous faisons une halte. Les effets de la raréfaction d’oxygène ne se font pas attendre. Les manifestations de roulis ou tangage, d’oppression au niveau des tempes ou de barre au niveau du front, appuyées par des nausées et vomissements, bout des doigts comme s’il y avait des fourmis se produisent, souffle court ou très court, de façons diverses et variées et s étalent dans le temps selon les individus. D’aucuns n’eurent droit qu’à la tourista simple, d’autres aucune manifestation particulière, d’autres encore la totale. Tout ceci, sans qu’il soit possible de déterminer vraiment les causes et les raisons hormis l’altitude. 

 

La route vers Chivay



Aucune logique ne peut prévaloir. Un individu jeune et en bonne santé peut être atteint alors qu’un papi plutôt en recherche de santé, ne rien avoir. Le degré d’atteinte est aussi variable que les raisons. Les gens semblant plus costauds et ceux semblant plus faibles s’étonnant personnellement de leur atteinte ou de leur résistance. Le pauvre bel hôtel Casa Andina de Chivay et ses danseurs firent les frais, pour certains, de ces dérangements. Une bouffée d’oxygène en bouteille fut bénéfique à nombre d’entre nous.



23 novembre, excursion à la croix du condor. Nombre d’indispositions obligent certains à se reposer et attendre le retour du bus à Chivay. Les autres arrivent au canyon de Colca longtemps compté comme le plus profond du monde ( 3400 m ) et détrôné par celui voisin de Cotahuasi ( 3535 m ) et au mirador naturel d’où certains ont aperçu le vol du condor, planant, profitant des courants ascendants. Le groupe reconstitué, au retour, l’échelle des hauteurs continue de grimper, direction Puno et ses 3830 m. Rien de remarquable à Puno sinon la proximité du lac navigable plus élevé de la planète, le lac Titicaca ( roc du puma en aymara ) avec comme île centrale l’îsla del sol, véritable centre de la mythologie inca. Imposante masse d’eau de 204 kilomètres de long pour 65 de large, à 3812 m d’altitude, la longueur totale de ses rives est de 1125 kilomètres. Les villes principales riveraines sont Puno ( Pérou ), Copacabana ( Bolivie ) parce que 10983 km² de son bassin se situent en Bolivie. Installation à l’hôtel « La hacienda Puno».

Le lendemain, 24, bon pied bon œil pour une partie des troupes, et à la va comme j’te pousse pour d’autres, dès potron-minet, journée d’excursion, en bateau pour les îles flottantes faites de totora ( roseau du lac ) de Uros et de Taquile, crées pour fuir les peuples qui cherchaient querelle aux Uros. Repas chez l’habitant après une grimpette mémorable. Les balsas, pirogues faites de totora, servaient de moyen de déplacement aux peuples indigènes et permettent, aujourd’hui de maintenir la tradition et promener les touristes. La nourriture des îliens reposait essentiellement sur le poisson ( l’ipsi et le carachi poisons endémiques leur servant également de monnaie d’échange pour compléter l’alimentation ). Le soir, dîner libre.

Dimanche 25, Départ tôt vers Juli et toutes ses églises baroques. En route, Nous faisons halte sur un marché vraiment typique, très coloré dont les villageois portent les tenues traditionnelles. La plupart des costumes sont très colorés, le costume traditionnel féminin, arborant des couleurs dans les teintes de rouge, de jaune, de vert et de blanc, le costume se compose de quatre parties: le chapeau rond, rouge et noir orné de figures géométriques de toutes les couleurs, la chemise blanche avec des bordures rouges sur le contour des manches et du col, la robe noire avec des motifs blancs et rouges et finalement le poncho au fond rouge et aux dessins multicolores représentant des fleurs, le soleil ou des étoiles.
Quant au costume masculin, il se compose généralement du bonnet uni ou avec des lignes de couleur. Parfois dans certaines régions, le bonnet est remplacé par une sorte de chapeau melon. Tout comme les femmes, l'homme porte le poncho, pour lui aussi très coloré. Le costume se complète souvent par un pantalon noir.


Sur ce marché nous apprenons que la diversité des pommes de terre ( 6000 variétés ) est impressionnante. La « papa », nom quechua, semble avoir pris naissance dans la région du lac Titicaca, car des poteries datant de 200 ans avant notre ère, comportent des « papas ». Fertilisées au guano, tout le bassin de l’empire inca ( Perou, Bolivie, Chili, nord de l’Argentine) bénéficie de ce généreux et savoureux légume. Des vieux pneus recyclés font office d’objet de substitution comme bassines, paniers, chaussures etc…Sur la plaza de armas de Juli, une cérémonie traditionnelle célèbre le 25 anniversaire de la loi sur la non violence faite aux femmes. Les officiels et impétrants sont costumés, la « banda » municipale officie et les discours lénifiants se succèdent. Durant ce long moment, nous avons la possibilité d’aller visiter l’église très intéressante. Retour à Puno et arrêt en route pour photographier des têtes quechuas sculptées dans les rochers bordant la route. La prise des repas se transforme au fur et à mesure. Après les différents ennuis digestifs ( gastroenterites dites « tourista ») une surveillance et une réflexion accrue est nécessaire sur les aliments. Il faut faire attention à tout. Le groupe ne compte plus, un moment que quatorze opérationnels. Ayant eux aussi, ou pas, subi des assauts de tourista. Peu de gens, en réalité sont passés au travers. De l’ordre d’une toute petite dizaine. Autrement dit, le quart des effectifs. Le soir, repas à notre hôtel, La Hacienda Puno.

 

Ville de Puno sur les bords du lac Titicaca 3812 m



Le 26 trajet Puno/Cusco nous oblige à partir très tôt le matin. Bronca justifiée au petit déj par la patrouille ( le patron et l’instit ) en direction des ignares (dont ma pomme ) au sujet de l’alimentation pour contrer l’ennemi « tourista ». Pas de fibres, de produits laitiers, de jus de fruits ( pourtant si sympa ) reste les bols, les couverts et le pain sec comme non agressifs…..on se venge en engloutissant trois ou quatre toasts avec de la confiture ! Na ! et la prochaine fois, on fait pipi partout ou on se roule dans la farine ! Après ce placage aux jambes dans les règles par ces vieux grognons, nous allons pouvoir envisager la levée d’écrou (celle de nos tempes et de tous les effets annexes précités ) car l’échelle d’altitude va baisser d’environ quatre cent mètres. Montjoie ! la guerre est gagnée, nous avons vaincu ce que les jaloux qui n’ont rien eu peuvent considérer comme bénéfice net…… j’ai omis de mentionner les dons particuliers sur ces lieux d’Abel, le guide intercesseur entre les forces de la nature et nos pauvres carcasses, aux agissements bénéfiques. L’homme qui rend l’urine utile ! En réalité, l’amoralie est connue, pratiquée à des fins thérapeutiques ou pour tout un mode de vie. Son utilisation comme désinfectant est relativement courante dans les milieux évoluant en survie, baroudeurs, adeptes du trek etc…en milieu extrême elle peut même être bue. 

Arrêt ½ heure pour marcher un peu et visiter un petit musée. Les longs kilomètres défilent mais avec des arrêts photos dont un à 4335 m puis, nous ne faisons que descendre et la partie du voyage qui reste à venir constitue le bouquet final. Arrêt buffet, vers 13 h dans un joli petit restaurant et nous restons encrés sur les fondamentaux ( rappelés par la patrouille…) pâtes, riz, papas, bref, il faut bétonner. Les paysages et les visites de site archéologiques de la culture des haut plateaux, ainsi que des temples ( celui de Wiracocha – le dieu créateur – ), Andahuaylillas et la petite église nommée la Sixtine américaine à couper le souffle, cette fois-ci, d’émerveillement agrémentent cette longue route en bus.
Arrivés à Cusco, nous dînons à l’hôtel San Agustin International.

Mardi 27 novembre, Cusco la belle et les ruines alentours nous accueillent. La cathédrale, le temple de Korikancha ou le temple du soleil, le sanctuaire de Sacsayhuaman dominent la ville de Cuzco. On estime que plus de 20 000 hommes travaillèrent pendant 50 ans à la construction de l'immense citadelle fortifiée. Elle est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zig-zag, et constitués de blocs monolithiques, (le plus grand mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d'épaisseur. On s’interroge toujours sur les moyens utilisés pour mettre en place des blocs ( dont le plus lourd serait de 128 tonnes ). Le bain de l’inca de Tambomachay, lieu de repos de l’inca et des nobles et les ruines de Kenko, nécropole rupestre, ou serait enterré Pachacutec. Au passage, à remarquer le syncrétisme entre l’inca et le catholique représenté par les taureaux surmontés d’une croix chrétienne, avec une échelle, la force des taureaux sensée protéger les maisons. Le restaurant Limo nous accueille et nous avons l’après midi et la soirée libres.

Le mercredi 28, la journée est dédiée à la vallée sacrée d’Urubamba. Dans cette vallée coule le fleuve sacré aux cinq noms. Affluent de l’Amazone. Visite également du marché de Pissac ou alentours, nous pouvons remarquer les cultures en terrasses et Chinchero, typique, dont les habitants de la région portent encore un chapeau différent.

L’après midi est consacré à la visite de la forteresse de Ollantaytambo, site où fut livrée la dernière bataille opposant conquistadors et derniers quechuas avant leur fuite vers le Machu Pichu. Souper à l’hôtel. 

Le 29, transfert en bus vers la gare et le petit train d’Ollantaytambo. Trajet en train vers le Machu Pichu, point d’orgue du voyage. Grandiose citadelle. Très grand moment de plaisir, d’observation, de reflection, de méditation. Quelle œuvre ! dans un site aussi découpé avec ces apics, ces sommets, ces dénivelées. Devant ce genre de réalisation, on mesure la puissance de l’intelligence et la sophistication de l’être humain. A un stade donné, il n’y a plus de mots. Déjeuner buffet au restaurant de l’hôtel du Machu Pichu. Ensuite, retour, en train, vers cusco. La montée et la descente peuvent se réaliser à pied. Arrivée à Poroy et transfert à l’hôtel. Puis dîner libre.

Vendredi 30, le vol LP 2022 nous arrache vers Lima. Arrivés vers 12h30 à Lima et transfert à l’hôtel. Déjeuner à l’hôtel San Agustin Exclusive vers 13 h 00. Après midi consacré aux emplettes et dîner au restaurant Sakra.

Samedi 01 décembre, Lima – Caral – Huaral – Lima. Le site archéologique de Caral, situé dans le désert près de la côte pacifique, à 180 km au nord de Lima, est le vestige de la plus ancienne cité précolombienne d'Amérique connue à ce jour. Elle fut construite par la civilisation dite de Caral, encore appelée Norte chico ou Caral Supe. Les analyses au carbone 14 de roseaux retrouvés en son sein datent sa construction entre 2000 et 2600 av. J.-C., ce qui fait d'elle la plus vieille ville américaine et l'une des plus anciennes au monde, contemporaine des grandes pyramides d'Egypte. La ville sacrée de Caral-Supe , plus vieille cité aux Amériques, a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco le 28 juin 2009. Après, à Huaral, tentadero pour l’élevage de toros de Camponuevo de Raphaêl Puga. Déjeuner sur place, dans une très belle hacienda, avec viandes cuites à l’estouffade un peu comme les néo-calédoniens dans un trou avec au fond la braise ou les pierres très chaudes puis la viande et des feuilles de palmier des tôles etc…. pour étouffer la cuisson. Assez original et bon. Le tentadero intéressant, la visite se poursuit vers les coqs de combat et l’élevage de cochons d’indes appelé « cuy ». Jean à l’occasion de remonter un trotteur et le roi n’est plus son cousin. Très bonne journée encore. Puis retour à Lima et soirée libre. 

Le lendemain, Visite du musée archéologique Larco et transfert au centre ville pour déjeuner à Acho, dans la casa Aliaga qui est la plus ancienne maison coloniale à Lima, peut-être même dans toute l'Amérique du Sud. La maison a été possédée et habitée par la famille et Aliaga leurs descendants depuis Franzisco Pizarro qui a accordé la terre à Jerónimo de Aliaga en 1535. A l'origine il y avait un autel pré-colombien sur cette parcelle de terrain appartenant à « Chusco Curaca Tauli »(le règne de la vallée du Rimac). Même si le temps, le climat et la pollution de l'air ont détruit lentement la façade, le balcon est toujours impressionnant et l’intérieur de grand style. Le repas excellent et le service grand siècle, en gants blancs.
Transfert à la plaza de Acho pour le second événement taurin. Six toros de Roberto Puga face à un cartelazo dont Enrique Ponce, El Juli et Manzanares excusez moi du peu ! Six toros…. Deux impotents changés, deux sobreros qui firent le boulot parce que le reste pourrait passer pour des vaches de course landaise. Bref, lot extrêmement décevant. Et corrida commerciale avec toros de fuego sur rails……Retour et repas libre.

Lundi 03 Visite du quartier de Barranco. Ce mot désigne le type de falaise ravinée caractéristique de Lima. Aujourd’hui, ce quartier romantique bohème et noctambule de Lima possède de nombreuses discothèques et « penas criollas » bar restaurant ou l’on joue de la musique criolla. La compositrice péruvienne Chabuca Granda a vécu à Barranco. Il est agréable de flâner dans les nombreux parcs en admirant les maisons du secteur. Nous nous laissons charmer par deux musicos avec un cajon et une guitare. 
Enfin, le dîner du soir, dans un cadre hors pair, avec un mastaba inca à proximité, en éclairage semi-direct, à l’intérieur d’une enceinte réservée à des fouilles archéologiques avec comme Président d’honneur Alfonso de Lima sera inoubliable. Une fois les valises faites, le lendemain, les derniers achats effectués, nous partons, pour une bonne partie, vers le front de mer ou nous déjeunons dans un restaurant argentin de viande de très bonne tenue.

Le retour sur Madrid et la mère patrie s’effectue sans tambours ni trompettes, dans la joie et la bonne humeur comme tout au long de ce fabuleux voyage qui devrait imprimer durablement les mémoires. Je profite de l’occasion pour féliciter au nom de tous l’Inca notre Président, le staff dirigeant en incluant Ana qui a fait un travail de l’ombre remarquable, encore une fois, Baldomero pour sa gentillesse et sa prévenance ainsi que les guides Beatriz, Alvaro, Abel, Cesar, Walter et Ronnie pour leur compétence ; les chauffeurs de mundo nuevo pour leur savoir faire car tout le monde a été impressionné par la circulation de Lima. 

Enfin, la toubib, l’avenante Nadine pour sa bonne humeur et sa compétence.
Bravo et merci à tous.

Bernard ARSICAUD 

Ce fut le Perou par Dominique

 Ce fut un voyage d’affection dans un pays a priori attachant, certes moins connu que certains autres pays latinos par son éloignement de notre vieux continent, mais riche de ses histoires qui ont conçu une culture propre; ce fut aussi un voyage d’aficion dans un pays de terres arides et de hauts plateaux peu adaptés à l’élevage du taureau brave.

Ce fut enfin un voyage à façon comme MAYT sait les concocter en s’assurant l’aide de la personne idoine qui saura créer le lien entre l’esprit et les attentes des gentils membres , le fondement culturel d’un voyage de découverte et le plaisir de faire partager son enracinement viscéral au pays. Là il faut saluer la vista de notre Inca qui a débusqué et spontanément fait confiance à Baldomero Caceres notre accompagnateur lequel tout en finesse a su transmettre… discret quand il le fallait, d’une autorité naturelle et doté d’une personnalité attachante ce comédien de cinéma et de théâtre par ailleurs revistero sans complaisance pour le quotidien PERU 21 et aficionado practico, ce qui ne gâte rien, a toujours eu le mot qu’il fallait dans la relation personnalisée qu’il tenait à entretenir avec chacun et chacune.

Passant outre les dégâts des guerres, des tremblements de terre et les stigmates de la violence des conquistadors les effets positifs de la colonisation, ce sujet si difficile à aborder chez nous, sont apparemment totalement assimilés. L’aficion en est un aspect qui va de pair avec une autre pratique plus populaire encore l’élevage des coqs de combats. Le taureau brave est très présent dans les arènes de pueblo et les faîtes des maisons sont ornés du taureau porte bonheur de Pucara associé à la croix chrétienne.

Ce mélange de cultures pré-inca, l’impérialisme inca puis la colonisation hispanique ont forgé une réalité péruvienne qui semble faire consensus « tras los montes » depuis le surprenant désert de la côte pacifique à la luxuriance de l’Amazonie en franchissant les cols andins et l’altiplano dont la vastitude et la douceur climatique relative ne manquent pas d’étonner : qui aurait pu penser observer des flamants roses à plus de 3000 mètres d’altitude ? La prédominance de la religion catholique n’a pas éradiqué les pratiques anciennes et a su s’adapter à un syncrétisme de bon aloi. Les innombrables cairns dressés au sommet des cols sont là pour concilier les divinités et il est émouvant de les parcourir.

L’atout touristique est bien compris invitant le petit peuple au banquet à chaque point de vue où l’on exhibe qui son alpaga ou son lama qui son aigle. Le respect appelle le respect : les espaces publics sont toujours très bien tenus pas un papier, pas un mégot, pas un affichage sauvage ne salissent les sites encore moins le mythique Machu Picchu visité par le contingent limité aux 3000 touristes quotidiens.

La tonalité tauromachique du périple toujours présente a tenu compte des expériences et appétences de chacun. Deux corridas dans les arènes d’Acho les plus anciennes d’Amérique du Sud avec un public averti qui manifeste son mécontentement au moyen de crécelles et, sous l’œil du prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa en barrera, des cartels intéressants malgré des taureaux limités Juan Bautista heureux de rencontrer des français, Ivan Fandiño puis le trio « G dixien » (ce qu’il en reste ?) Enrique Ponce, El Juli et Juan Mari Manzanares sans oublier la révélation péruvienne Alfonso de Lima.

Alfonso Simpson est un jeune chirurgien viscéral en cours de thèse à l’Escola de Salud ; matador de toros il torée environ vingt corridas par an et a actué par deux fois à Las Ventas comme novillero. Il nous a gratifié d’un indulto à son deuxième taureau colombien certes noble mais peu brave, un moment politiquement important pour le Pérou. Deux jours après il nous rejoignait lors d’un tentadero où nous avons eu le plaisir de revoir «Vencedor» salué dans le ruedo par son adversaire d’un jour. En fin de séjour quatre privilégiés ont été pris en charge par lui pour visiter son élevage de coqs de combat où il nous fera assister à quatre affrontements de tienta (les ergots étant protégés de mini gants de boxe) et à un combat à mort les coqs étant alors armés d’un ergot d’acier de 8 centimètres à la patte gauche. Le soir il participait avec un plaisir apparent et partagé au repas de gala dans les jardins de la pyramide «Huaca Pucllana » à Lima. Souhaitons-nous de le voir en Europe à l’occasion des contrats qu’il espère.

« Bien sûr nous eûmes des orages » (météorismiques s’entend !j’ose le néologisme) car résider quatorze jours à près de 4000 mètres d’altitude n’est pas anodin et malgré les feuilles et le maté de coca le mal des montagnes, la fatigue associée aux changements alimentaires ont frappé indifféremment la troupe qui ne s’est jamais rendue d’où des échanges fructueux d’oxyde de lopéramide et autres molécules miracles sous l’autorité bonhomme et rassurante de la toubib…

Un voyage de m…je vous dis, de merveilles bien entendu où temples, églises, couvents, musées se sont succédés après l’étonnante découverte des îles Ballestas ou encore les visites de ganaderias où il est de bon ton de varier les cheptels : taureaux, chevaux de paseo, coqs de combat et cochons d’inde. Ce sont aussi la réception dans la maison coloniale de la famille Aliaga au centre de Lima avec service en gants blancs ou encore cette ambiance toute cubaine dans le quartier de Barranco, survolé de vautours bien paisibles.

Sous l’égide de ses emblèmes le condor, le puma et le serpent, les animaux sacrés représentant les trois mondes Inca, le Pérou semble prêt à affronter la mondialisation riche qu’il est de ses minerais et de son patrimoine même si le reflux massif de populations vers la mégapole pose problème. Il reste à régler le différend territorial marin avec le Chili en cours d’examen à La Haye et…avec ce même voisin la question existentielle s’il en est de la paternité du Pisco.

Alors un grand merci au groupe qui ne s’est jamais désuni, à l’Inca cause de tous nos maux, au bureau où se distingue un Jacky toujours vigilant et à Ana et Benjamin nos pupilles ouvrières. Plein les yeux je vous dis.

Dominique Valmary « el toreador » 

Voage au Mexique ( 3 ) 22/10 au 03/11 2011 par Bernard

 


MAT en plaza de La Laguna con toreros de Txacala...


Adios Pana!


Charros en Txacala


Les Pierres Noires


Tortillas de la casa


El juez de plaza y su asesor...


Qué puyazo...


Mira la puya !


Ay! Ay! Ay! Paloma !


"Palentino" veille...


De frente...


Entorse mexicaine...


Le matador (Aguilar) et l'aguazil (J. Lanau) : le bon temps des arènes du Soleil d'or.



Du 22 octobre au 03 novembre 2011

Le cinquième voyage organisé par Mexico Aztécas y Toros vient de prendre fin laissant ses vingt six participants au regret de ne plus pouvoir découvrir journellement toutes les admirables choses qu’ils ont eu la chance de voir de ce pays fascinant. Passionné, violent, tendre, il est tout à la fois. Cette réalité, la douce et belle Ana, notre guide plein de charme et de gentillesse, nous l’a fait découvrir au fil de ces douze mémorables jours.

Territoire de contrastes et de paradoxes, les mille visages de la terre des Mayas s’offrent aux voyageurs. Treizième PIB de la planète, premier producteur d’argent et de cuivre, vingt pour cent de sa population vivrait avec moins de vingt trois pesos ( moins de deux euros ) par jour. Cinquième exportateur mondial de pétrole, le prix à la pompe est élevé au regard du bas niveau de vie. Son caractère violent et dangereux ( cf. les guides et la fiche du ministère des Affaires étrangères ) est en contradiction avec la gentillesse de son accueil chaleureux calme et souriant. Paysages désolés et végétation luxuriante alternent lorsqu’on y voyage un peu. A chacun son Mexique pourrait-on dire tant les centres d’intérêts sont divers et variés : archéologie précolombienne ( dix mille sites archéologiques ), architecture coloniale, ethnographie, artisanat, traditions, paysages uniques, tauromachie. Ce pays de 120 millions d’habitants exulte dans le baroque de ses églises comme dans les teintes bigarrées de ses marchés. 

Ce voyage, tant par le programme, l’hébergement, le choix de visites archéologiques, architecturales et tauromachiques que la haute tenue intellectuelle et humaine des participants, fut remarquable. Preuve du sérieux et de la rigueur du travail exécuté en amont par le bureau organisateur de l’association. Pour ne rien gâter ce groupe comptait en son sein des pointures nationales ( Présidents nationaux d’organismes intellectuels ou syndicaux ), un Président de nombreuses corridas, un journaliste taurin, trois Présidents de clubs ou associations taurins, le représentant en France d’un toréro d’avenir, un éleveur de bétail, un spécialiste de questions équines et de nombreux aficionados de verdad, et, pour l’anecdote, un médecin et une infirmière. Ces éléments réunis ont contribué à la dynamique nécessaire à créer les grands moments de plaisir. Inoubliable, le mot n’est pas trop fort et si, des contre temps ne s’étaient pas fait jour, l’intelligence d’adaptation d’Ana et du Président NEVIERE n’auraient pu être mise en évidence. La promptitude de réaction et la mise en œuvre des moyens nécessaires ont fait de leurs décisions à tout moment un choix judicieux.

Au plan taurin les visites d’élevages avec tientas de « Piedras Negras » et « La Laguna », tout d’eux d’encaste Saltillo, resteront des moments intenses grâce à la délicatesse, la générosité et la chaleur de leur accueil. Les deux ganaderos ont maintenant des amis en France. Notons également que le maestro d’Apizaco, dernier torero romantique l’extravaguant Rodolfo Rodriguez El PANA alternant avec les toreras Mari Paz VEGA et Lupita LOPEZ nous a brindé son second adversaire dans les arènes de TLAXCALA. Nous avons eu le plaisir également de conforter les liens avec la CONTOROMEX ( réunion des peñas taurines méxicaines ) au cours d’une très agréable soirée d’échanges dans le patio de l’hôtel CASA AZUL de CUERNAVACA avec son chaleureux Président Ricardo ZURITA et des représentants des penas de CUERNAVACA et de la région. Des rencontres sont programmées, en France, pour mai prochain. Pour finir, le Président de la peña taurine de TLAXCALA nous a convié à une soirée folklorique avec reseña et buffet. 

Il convient enfin de souligner que Manuel ZAPATA petit fils d’Emiliano ZAPATA le légendaire guérillero nous a fait l’honneur, deux soirs de suite, de dîner avec nous. 

Ana, Jean François, Christian, Jacky et Sylvie et les vingt six voyageurs pour leur bonne humeur , merci du fond du cœur pour ce grand moment qui s’inscrit, je n’ai pas peur de le dire, parmi les meilleurs que j’aie connus. 

Bernard ARSICAUD

Voyage au Mexique ( 1 ) du 19/04 au 03 mai 2010

Voyage en Equateur programme

 

9 Nov. : Départ de Paris pour Quito.
Transfert à l’hôtel QUITO (L’hôtel des toreros).


30 Nov. : Tour de ville. Puis transfert à la Plaza de Toros pour la première corrida. (Les corridas à Quito ont lieu à midi et le déjeuner se prend sous forme de mérienda juste après le troisième toro, sandwich, ou autres).
Retour à l’hôtel, quartier libre puis dîner au restaurant « PIM’S ».
Nuit à l’hôtel QUITO

1er Déc. : Visite de la Capilla del Hombre.
Transfert à la plaza de toros pour la deuxième corrida.
Dîner au restaurant « La RONDA ».
Nuit à l’hôtel QUITO

2 Déc : .Montée dans le téléphérique le plus haut du monde.
Plaza de Toros pour la troisième corrida.
Quartier libre puis dîner au restaurant « La BULERIA ».
Nuit à l’hôtel QUITO.

3 Déc. : Visite à la « MITAD DEL MUNDO »: chacun aura le loisir de poser un pied dans chaque hémisphère!et de se faire photographier.
Plaza de Toros pour la quatrième corrida.
Dîner au restaurant “COCHABAMBA”.

4 Déc.: Matinée libre puis transfert aux arènes pour la 5ème corrida de la feria de Quito.
Soirée taurine avec Joselito Adame et El Quitos. Les apoderados seront là aussi.
Brindis au torero qui après ses deux contrats de QUITO nous fera l’honneur de sa
présence.

5Déc : Départ de Quito vers la province d’IMBABURA et le séjour en Amazonie.
Première visite d’une ganaderia d’altitude, promenade dans le marché très célèbre d’
OTAVALO. Nous visiterons la ville et logerons à l’hôtel Puerto Lago à Imbabura.

6Déc. : Journée de navigation en pirogue sur le NAPO… expérience inoubliable !
Nous logerons dans le superbe hôtel « CASA DEL SUIZO ».

7Déc. : Notre dernière journée en Amazonie sur les rives du NAPO.
Dîner et nuit à l’hôtel « CASA DEL SUIZO ».


8Déc. :Départ de Napo vers BAÑOS, arrivée, visite de la ville, promenades.
Le soir dîner et nuit à l’hôtel SANGAY.

9Déc.:Nous quittons BAÑOS pour la province de CHIMBORAZO/RIOBAMBA.
Journée taurine où nous visiterons une nouvelle ganaderia sur les flancs du plus haut volcan du pays :6312 m.
Le soir nous dînerons et coucherons à RIOBAMBA à l’hôtel « ABRASPUNGO ».

10Déc. :Départ de Riobamba pour SAQUISILI et son marché fameux. Retour vers QUITO et dernière nuit à l’hôtel Quito.

11Déc . :Journée libre à QUITO pour les derniers achats, ultimes visites de la vieille ville coloniale classée patrimoine mondial de l’humanité.
Transfert à l’aéroport et envol pour la France. 

Sont compris dans ce voyage :1_ Le billet d’avion.

2_ Les hôtels et les repas sauf les déjeuners pris aux arènes de Quito

3_Les excursions et la journée de navigation sur le Napo

4_ La visite à la Capilla del Hombre, au Teleferico,à la Mitad del Mundo.

5_Les billets de corridas

6_Les visites de ganaderias et tientas.


Sont exclus de ce voyage: 1_Toutes les boissons alcoolisées.

2_ Toute autre visite à des musées ou lieux non prévus au programme.

3_Les extra ou suppléments non prévus aux menus.

Le prix s’entend pour une chambre double.
Pour une occupation simple prévoir un supplément de 300 euro.
Passeport valable 6 mois au-delà de la date de retour.
Prévoir des antipaludiques pour le séjour en Amazonie.

Les inscriptions seront closes le 15 Août 2009, compte tenu du nombre important de demandes, avant même que le programme de se voyage ne soit publié.
S’inscrire auprès de jf.neviere(at)aliceadsl.fr ou bien contact(at)mexicoaztecasytoros.com ou prendre contact par téléphone au 06 76 97 45 53.
Les hôtels ne sont pas contractuels et si nécessaire seront remplacés par des hôtels de classe luxe équivalente.
C’est l’aficion a los toros qui nous réunit et la joie de nous retrouver sur des thèmes qui nous sont chers : LA FIESTA BRAVA, ET LES PAYS D’AMERIQUE OU ELLE SE PRATIQUE. Les grincheux ou les ayatollah ne doivent qu’à eux-mêmes de ne pas partager ces instants magiques. Ni toristas, ni toreristas, simplement aficionados et voyageurs curieux

 
 
 

En-tête

Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte. Je suis un endroit ou vous pouvez raconter votre histoire et vos visiteurs peuvent savoir un peu plus sur vous.