14. sept., 2017

Balade dans le campo charro Par Bernard Arsicaud

 

La région ouest, sud ouest de Salamanque est une région ou fourmille le bétail. Le sol s’y prête car les pierres et cailloux sont présents partout ce qui rend difficile la culture.

Il convient de bien différencier les animaux rencontrés car à l’exception des limousines ou charolaises, des vaches noires ou grises ( moruchas ) à viande sont légion.

La visite au campo est toujours une expérience gratifiante. Le campo charro représente un des deux hauts lieux de l’élevage brave en Espagne avec l’Andalousie.

Nous avons eu la chance de visiter deux élevages complétement avec deux ganaderos pour nous commenter les détails. Cette chance a été un peu forcée grâce à la gentillesse d’un ami en relation avec les deux ganaderos.

Nous avons donc été à Cabeza de Diego Gomez chez Miguel Zaballos, truculent et attachant personnage. Une infrastructure hôtelière est d’ailleurs en place pour les visiteurs désireux de profiter du calme de la nature au milieu des toros avec visites commentées. Le nom est « Faenas camperas » et le site se trouve sur internet à l’adresse suivante : http://www.faenascamperas.com/fr/

 

La période ne permettait pas de pouvoir y trouver le plein de toros puisque la temporada est quasiment terminée est que les toros ont presque tous été vendus. En outre, la climatologie locale n’était pas bonne cette année avec un déficit de pluie de cinq mois et, au printemps, moment durant lequel les pluies devaient tomber des températures négatives et du gel…

Le sachant au départ, cela ne posait aucun problème. Nous avons donc vus des érales, des bécerros, des novillos, des vaches et des sementales mais assez peu de toros.

Une douce et agréable balade au cœur de l’élevage de purs Saltillos ponctuée de récits et d’anecdotes de vie campera.

 

Puis ce fut le tour de Gustal de Campocerrado à proximité des terres d’Atanasio Fernandez. Le ganadero, Fernando Madrazo, neveux d’Atanasio, élève des toros d’origine Manuel Arranz donc, Conde de la Corte, Vicente Martinez et Graciliano. Fernando est un homme affable, distingué d'une grande gentillesse.

 

Les deux ganaderos, nous ont amené partout dans le campo et fait partager avec eux des moments d'aficion, de convivialité et de chaleur humaine.

Ce périple au cœur de la camade brave salamanquine nous a également permis de visiter d'autres ganaderias. Ainsi, nous nous sommes rendus à Vecinos pour voir les Hoyo de la Gitana à Galleguillos dont nous avons rencontré les ganaderos au restaurant. Par la suite, nous avons pu voir Sepulveda, Pedraza de Yeltes, Martinez Elisondo, Charro de Llen, Montalvo, Marques de Albayda. Juan Luis Fraile.

En résumé, un voyage très intéressant, plein d'enseignements au contact d'hommes d'aficion et de caractère au sein d'une nature sauvage en équilibre fragile mais qui a le don d'exister....une interrogation justement nous vient à l'esprit en évoquant ce sujet : que deviendraient ces gens, cette race de toros et ces immenses territoires si la course de taureaux disparaissait ?

Bernard ARSICAUD