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21. sept., 2017

MEXICO EPROUVEE.

 

La terre a tremblé sous les pieds des 28 millions d’habitants de la ville de Mexico, avec une intensité de 7 ,2 sur l’échelle de Richter, quinze jours après une première secousse qui avait ébranlé la zone du Chiapas tout au sud du pays, et exactement 32 ans jour pour jour après le séisme de 1985 qui avait fait au moins 10 000 victimes dans la ville.

Fort heureusement, de Puebla à Morelos, on ne compte pour le moment que deux cent cinquante victimes, des immeubles effondrés, et un nombre indéterminé encore de disparus.

Nous qui avons souvent voyagé dans ce formidable pays, et j’écris formidable dans son sens étymologique, de terrible, terrifiant, nous voulons dire à tous nos amis mexicains combien leur douleur nous peine, combien nous partageons leurs craintes.

On ne déplace pas une ville de 28 000 000 d’habitants, et on sait fort bien qu’un jour ou l’autre ce genre d’évènement pourra se reproduire. Mais les mexicains se relèvent fièrement et nous leur souhaitons tout le courage nécessaire.

Faut- il signaler que dans le quartier sud de l’avenue d’Insurgentes ( la plus grande avenue du monde, 42 kilomètres) se trouve aussi la plus grande arène du monde, la Monumental plaza de toros de Mexico, 55 000 places), et qu’aussitôt arrivée la catastrophe, la monumental a été ouverte pour héberger sans- abris, blessés, faire en son sein des réserves de nourriture de produits médicaux, d’eau etc…

Espérons encore que les nombreux édifices, religieux notamment, comme la cathédrale et l’église San Francisco n’aient pas plus durement souffert de ce tremblement de terre qu’ils ne l’avaient déjà fait en 1985. On ne sait rien du métro, ni des dégâts qui seront sans doute découvert ultérieurement.

 

Fuerza Mexico !

19. sept., 2017

Nous avons fêté samedi dernier très joyeusement et dignement les 10 ans de Mexico Aztecas y Toros.

Les matadors Marc Serrano et Manolo Vanegas nous ont honorés en venant de très loin toréer, à Bars, chez Jean Louis Darré. André Lagravère et son père Michel étaient arrivés de Séville la veille, accompagnés de Curro Duran. Alain Bonijol lui-même accompagnait une jument de pique nommée Daïda, le picador était Gabin Réhabi, que voulez –vous de mieux ?

Le jeune Yon Lamothe a lui aussi tienté une vache.

Pour les voir, 150 personnes étaient autour du ruedo gersois de Bars.

Le ganadero avait bien fait les choses, les deux novillos de l’Astarac ont fait parler leur origine Guardiola avec cette dureté propre à ce sang, et le toro presque quatreño du Camino de Santiago que le ganadero envisageait de garder comme possible semental n’a pas mérité ce sort enviable et a donc été estoqué par Manolo Vanegas.

Les deux vaches dévolues à Curro Duran et Yon Lamothe ont donné du jeu et la dernière est allée a mas.

Voilà donc pour l’anniversaire de M A Y T dans sa partie française.

Nous avons festoyé et arrosé très dignement l’évènement grâce à la finesse et l’abondance toute gasconne de la ferme du Cantaou !!

Mais ce n’est pas fini.

 Il nous reste à compléter la mission en terre mexicaine !

 Nous partirons début Février (le samedi 3) au Mexique, assisterons le 5 à la corrida de l’anniversaire dans la Monumental Mexico, partirons ensuite visiter le nord est vers San Luis Potosi, la Huasteca Potosina, vivrons de grands moments taurins chez trois ganaderos différents, retraverserons d’est en ouest ce formidable pays jusqu’à Autlan de La Grana pour la feria du Carnaval d’Autlan: 4 jours de Corridas, une petite descente sur le Pacifique à Barra de Navidad, un court séjour à Morelia à l’Hôtel Virrey de Mendoza, une nouvelle rencontre avec le grand et merveilleux docteur Marco Antonio Ramirez, son incroyable musée et une dernière visite ganadera avec tienta. Nous finirons sur une passe de « mariposa », en visitant le sanctuaire des papillons monarques ! Et....Et il faudra déjà rentrer à Mexico et reprendre l’avion pour la France (le 16 février, arrivée le 17) .Nous sommes 22 inscrits. Il reste deux places. Si le cœur vous en dit, contactez- nous à l’adresse mail ci-dessous, nous vous enverrons le programme détaillé. Et c’en sera fini des commémorations du dixième anniversaire.

Trois Ganaderias, Cinq Corridas, Mexico, Querétaro, San Luis Potosi, Zacatecas, Guadalajara, Barra de Navidad, Autlan, Morelia,Olé !Olé !y Olé !

 

Jean  François Nevière

Président de Mexico Aztecas Y Toros.

jeffneviere@msn.com

17. sept., 2017

Hier, 16 septembre 2017, à Bars, chez Jean Louis Darre, Mexico Aztecas Y Toros fêtait son dixième anniversaire. Merveilleuse et douce journée, sous le soleil, dans cette belle contrée du Gers où l’amour et le bonheur sont assurément bien dans le pré.

Les très sympathiques et avenants éleveur et son épouse avaient mis leurs installations à la disposition de l’association afin d’y réaliser une fiesta campera. Le déroulement huilé grâce à un personnel très affûté a permis aux 150 participants de vivre une journée de toros dans les meilleures conditions et laissera dans les esprits le très bon souvenir d’une délicieuse journée.

Le matin, un pot de bienvenue avec petits croissants et chocolatines a été servi, suivi d’une présentation, dans la placita, du déroulement de la journée et des acteurs en présence par Jean Louis Darré.

Les diestros Marc Serrano, français, Manolo Vanegas, vénézuelien, Michel Lagravère, les novilleros El Galo, franco mexicain, Damian Duran, espagnol et Yon Lamothe français le picador Gabin Rehabi et la cuadra Bonijol participaient à la partie taurine de la journée. Trois novillos et deux vaches des fers de l’Astarac et Camino de Santiango leur étaient dévolus. La motivation des garçons était grande, le bétail a été sérieux et réactif au toreo de verdad développé par les toreros.

Un solide apéritif, suivi d’un très bon repas roboratif dans cette belle grange réaménagée mettant en avant les produits frais locaux fut servi dans les meilleures conditions à l’issue afin de remotiver acteurs et spectateurs.

L’après midi, Jean Louis Darré, maître des pendules, procéda à deux rotations en remorque tractée pour faire visiter son élevage et prit le temps de donner toutes les explications nécessaires et répondre à toutes les questions des participants.

Décidément, une bien belle journée que les éléments laissèrent en paix alors que les prévisions météo étaient pessimistes, en mesure de renforcer encore les liens d’amitié et de camaraderie liant les membres de cette association déjà très forts. Les absents peuvent avoir du regret ! Et…Dire qu’il va falloir attendre encore dix ans pour revivre des instants aussi intenses !   

14. sept., 2017

 

La région ouest, sud ouest de Salamanque est une région ou fourmille le bétail. Le sol s’y prête car les pierres et cailloux sont présents partout ce qui rend difficile la culture.

Il convient de bien différencier les animaux rencontrés car à l’exception des limousines ou charolaises, des vaches noires ou grises ( moruchas ) à viande sont légion.

La visite au campo est toujours une expérience gratifiante. Le campo charro représente un des deux hauts lieux de l’élevage brave en Espagne avec l’Andalousie.

Nous avons eu la chance de visiter deux élevages complétement avec deux ganaderos pour nous commenter les détails. Cette chance a été un peu forcée grâce à la gentillesse d’un ami en relation avec les deux ganaderos.

Nous avons donc été à Cabeza de Diego Gomez chez Miguel Zaballos, truculent et attachant personnage. Une infrastructure hôtelière est d’ailleurs en place pour les visiteurs désireux de profiter du calme de la nature au milieu des toros avec visites commentées. Le nom est « Faenas camperas » et le site se trouve sur internet à l’adresse suivante : http://www.faenascamperas.com/fr/

 

La période ne permettait pas de pouvoir y trouver le plein de toros puisque la temporada est quasiment terminée est que les toros ont presque tous été vendus. En outre, la climatologie locale n’était pas bonne cette année avec un déficit de pluie de cinq mois et, au printemps, moment durant lequel les pluies devaient tomber des températures négatives et du gel…

Le sachant au départ, cela ne posait aucun problème. Nous avons donc vus des érales, des bécerros, des novillos, des vaches et des sementales mais assez peu de toros.

Une douce et agréable balade au cœur de l’élevage de purs Saltillos ponctuée de récits et d’anecdotes de vie campera.

 

Puis ce fut le tour de Gustal de Campocerrado à proximité des terres d’Atanasio Fernandez. Le ganadero, Fernando Madrazo, neveux d’Atanasio, élève des toros d’origine Manuel Arranz donc, Conde de la Corte, Vicente Martinez et Graciliano. Fernando est un homme affable, distingué d'une grande gentillesse.

 

Les deux ganaderos, nous ont amené partout dans le campo et fait partager avec eux des moments d'aficion, de convivialité et de chaleur humaine.

Ce périple au cœur de la camade brave salamanquine nous a également permis de visiter d'autres ganaderias. Ainsi, nous nous sommes rendus à Vecinos pour voir les Hoyo de la Gitana à Galleguillos dont nous avons rencontré les ganaderos au restaurant. Par la suite, nous avons pu voir Sepulveda, Pedraza de Yeltes, Martinez Elisondo, Charro de Llen, Montalvo, Marques de Albayda. Juan Luis Fraile.

En résumé, un voyage très intéressant, plein d'enseignements au contact d'hommes d'aficion et de caractère au sein d'une nature sauvage en équilibre fragile mais qui a le don d'exister....une interrogation justement nous vient à l'esprit en évoquant ce sujet : que deviendraient ces gens, cette race de toros et ces immenses territoires si la course de taureaux disparaissait ?

Bernard ARSICAUD