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9. déc., 2017

A l'hôtel Solenca, à Nogaro, ce jour à 19h00 s'est tenue une réunion regroupant les éleveurs de toros de combat français et quelques empresas et aficionados. Des matadors de toros et novillos étaient également présents : Richard Milian, Thomas Dufau et Baptiste Cissé. L'auditoire, relativement important, a découvert ce livre sur les élevages français qui ma foi est assez bien fait et semble très intéressant. Les éleveurs, qui fournissent un travail énorme et souvent tirent le diable par la queue, ont besoin de reconnaissance et les médias de communication ne se penchent pas assez sur leur labeur. Et pourtant sans toros pas de corridas.

Les exemples ne manquent pas pour prouver que ce type d'élevage fait la part belle aux animaux. Des vaches d'une vingtaine d'années continuent à procréer dans certaines ganaderias ainsi que des sémentals d'une quinzaine d'années. Ce type d'argument est irréfutable pour prouver la différence avec l'élevage industriel, quand on sait qu'en élevage pour la viande un taureau est tué à 18 / 20 mois et qu'une vache à lait l'est vers quatre à cinq ans ! Ensuite si la procréation peut se maintenir jusqu'à ces âges avancés, la qualité et les conditions d'élevages ne peuvent qu'être apropriés afin ques les animaux soient "choyés" et se sentent bien.

La soirée a donc comporté la présentation du livre par Patrick Laugier, Président de l'association des éleveurs de taureaux de combat français, puis un projet de film sur le même sujet a été évoqué. Ensuite Pierre Vidal a présenté son film "les quatre saisons d'un éleveur" qui présente l'élevage de Jean Louis Daré à Bars ( 32 ).

Une collation avec repas forts sympathiques ont ponctués la soirée.

Photo et article : Bernard ARSICAUD

 

6. déc., 2017

Vendredi 8 décembre, à 19 h 00, les éleveurs de toros de combat du Sud Ouest organisent une présentation du livre de l’association Toros de France dans lequel ils sont référencés. En quelques sortes une forme de reconnaissance pour nos ganaderos.

Cela récompense le travail de ces gens dont enfin on souligne la récente réussite pour certains.

Après des tentatives plus ou moins éphémères de quelques uns, la petite dizaine actuelle a pu faire état de qualités acquises et commencent à percer jusqu’en corrida. Les résultats intermédiaires sont encourageants pour les autres. Il est désormais nécessaire que les organes de communication leur accordent la place qui leur est due afin de les faire connaitre et compléter les différentes tientas proposées qui, si elles sont un coup de pouce à la trésorerie de l’éleveur, n’en sont pas moins la meilleure façon de faire connaitre les conditions dans lesquels sont « choyés » durant quatre années, ces combattants hors pairs. La possibilité est laissée à tous les antis de tout poil de constater la qualité du travail de ces gens et de faire la comparaison avec d’autres élevages.    

Bernard ARSICAUD

23. nov., 2017

Comment se peut il que l’on se moque de nous à ce point ?

Les prestations dernières, notamment à la Mexico, devant vingt trois mille personnes, lors de la corrida d’ouverture de la temporada 2017/2018, sont carrément lamentables selon les chroniqueurs. Comment est on arrivé à ce niveau d’adultération ? Car quoi qu’on en dise, il y avait vingt trois mille spectateurs. Beaucoup ont hurlé au scandale mais lors d’un futur spectacle de même nature, il y aura autant de monde…. Donc, pourquoi changer ?

Par phases successives, le grand guignol a commencé depuis que Camara, l’apoderado de Manolete,  à l’origine de bien des dévoiements, a réussi à imposer un calendrier sur l’année pour un torero. Avant cette planification, le torero se battait au cours de chaque corrida pour s’assurer des contrats car rien n’était acté à long terme. Donc, bien évidemment, impossible pour un torero comme Jesulin de Ubrique ( par exemple ) d’obtenir cent vingt et un contrats à l’année ( 1991)… impossible de faire l’impasse sur une course de moindre importance au niveau engagement, en disant on va s’économiser sur celle-ci de troisième catégorie au profit du contrat suivant qui lui correspond à une plaza de première catégorie.

Ensuite, il y a eu, de la part des toreros, une prise de conscience qu’un contrat était un acte commercial et que s’ils disaient non, l’empresa se privait de leurs noms donc pouvait avoir pas mal de manque à gagner en programmant des toreros de moindre renom. Puis encore, pourquoi combattre des aurochs alors qu’il est possible d’imposer ses propres choix au niveau des toros, et finalement, personnellement je ne veux pas alterner avec tel torero donc, j’impose mon cartel complet, des toreros aux toros. Pour le moment, la manipulation n’a pas porté sur le public, quoi que…d’une certaine manière, par relation de cause à effet, le public qui va voir ces mascarades n’est pas du tout le même que celui qui se déplace pour voir des toros sérieux car l’attente n’est pas la même.

Les empresas, complices de ces tromperies gigantesques, ont également « mouillé » les plumitifs qui, gavés de privilèges, ont requalifié l’indéfendable pour le vendre comme « consommable » !

Rajoutez une louche d’inculture tout court et d’inculture tauromachique là-dessus pour ce qui concerne les habitants des étagères et vous obtenez cette soupe que l’on nous vend à prix d’or à chaque feria !

Pourtant les seuls décideurs sont les payants. Les seuls à pouvoir agir sont les spectateurs. Imaginons une course idéale, avec les plus grands noms et des toros de premier plan avec personne sur les gradins. Le bouillon représenté serait assez cuisant pour faire réfléchir les organisateurs et manipulateurs divers et variés.

Donc, s’il faut passer par le boycott de certaines prestations pour arriver à reconsidérer le sérieux nécessaire pour faire perdurer la course de toros, n’hésitons pas une seconde ! Nous verrons qui seront les gagnants. Disons nous que chaque "spectacle de cirque" auquel on assiste pécuniairement représente une complicité, j'ai bien dit une complicité avec les manipulateurs !

En l’état, dans le cas contraire, soit les piques disparaitront et les banderilles seront placées au velcro ( cela a déja été tenté dans certains pays ), soit la corrida entière ne survivra pas aux multiples attaques dont elle est l’objet. Et ce n’est pas en mettant la poussière sous le tapis, en l’occurrence en se disant nous sommes l’objet d’attaques extérieures, ce n’est pas la peine d’en rajouter, que les choses évolueront vers un mieux! Prenons nos responsabilités pour sauver notre passion ainsi que cette race de toros braves dont ce bel animal en photo est un digne représentant.

Bernard ARSICAUD 

20. nov., 2017

Plaza de toros Raúl Dávalo, Riobamba (Equateur). Seconde de feria. Toros de Peñas Blancas, de présentation et jeux inégaux.
Hommage a été rendu à Ivan Fandiño en début de course
Luque, oreille et deux oreilles.
Román, deux oreilles et ovation.
Julio Recaurte, qui prenait l'alternative, applaudissements sur les deux toros.
Bernard ARSICAUD